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enlevés, avant même qu'on ait pu découvrir de localisation osseuse dans ces formes hyperseptiques, où le processus inflammatoire n’a pas le temps d'aboutir à la suppuration, l'organisme se trouvant impuissant à réagir, lant est grande l'intoxication. Au début les ostéomyélites de cette palure simulent les formes graves de rhumatisme articulaire ou de pyohémie. Dans quelques-uns de ces cas, Ja trépanation très hàlive el large de los atteint constitue la seule ressource. Elle a donné à M. Lannelongue plusieurs succès.
La technique opératoire de la trépanation doit toujours avoir en vue la désinfection aussi parfaite que possible des foyers osseux purülents. On rejeltera done la méthode des petites incisions avec pelits trous de flûte que préconisait M. Lannelongue en 1879 Dans les quelques cas où le trépan ne ramène que du sang mélangé de gouttelelles graisseuses, il est inutile de pousser plus loin l'ouverture de l'os.
A-Lon découvert un foyer purulent dans le tissu spongieux juxta-épiphysaire, on peut se contenter de la gouge à main pour lévider et agrandir le débridement
osseux. On obtient ainsi le même résultat qu'avec le trépan
mais plus simplement et plus commodément. Oller recommande d'agir avec prudence pour éviter l'embolie graisseuse qui peut survenir chez les adultes à moelle essentiellement grasse, à la suite de Pintroduction profonde d'instruments dans le canal médullaire.
Quand les ouvertures pratiquées dans los de distance en distance donnent issue à du pus, ilest utile d'ouvrir une large issue à la suppuralion. On complèteral'opéralion par l'évidement longitudinal de l'os. I faut réunir avee la gouge elle maillet les trous de trépan, de facon à transformer los en une longue goultière, assez large pour
permettre l'écoulement facile du pus, assez étroite cependant pour ne pas compromettre [a solidité du levier osseux. Après avoir ainsi découvert tous les foyers purulents, on poursuivra avec des anliseptiques énergiques la destruction de la moelle infectée. M. Lucas-Championnière emploie une solution forte de chlorure de zinc. M. Félizet fait suivre cette désinfection par le chlorure de zinc de la cautérisation de la moelle au moyen du chalumeau, qui donne des températures de 1200 à 1500 degrés.
Nous ne pouvons pas terminer celte étude du traitement de l'ostéomyélite aiguë sans indiquer les cas qui échappent à l’action de la trépanalion osseuse, aussi bien qu'à l'incision simple ; dans ces formes où la trépanation est insuffisante, la réseclion osseuse permet encore d’enrayer la marche de la maladie. Nous nous sommes ins-
pité pour traiter cette partie de notre sujet de l'étude magistrale de Legucu sur « la Résection dans lostéomyélite des os longs » qui limite considérablement les indicalions de cette intervention au profit de latrépanation.
Plusieurs causes tendent à limiter les indications de la résection hâätive ou précoce. Il est d'abord très difficile le plus souvent de prévoir d'emblée l'étendue de la nécrose future ; les suppurations sous-périostiques où centrales étendues, les vastes décollements du périoste n’entrainent pas fatalement la:mort de la partie de los qu'elles ont atteint.
En second lieu, la résection, portant à la fois sur Loute la circonférence du cylindre diaphysaire, peut ne pas être suivie de régénération osseuse, Bien que Pon ait ménagé le périoste, il faut craindre les pseudarthroses.
Enfin à cause de l'ablation, du cartilage conjugal, on
11 DD risque d’avoir un raccourcissement notable, surtout gênant au membre inférieur.
Pour ces raisons, nous estimons, avec Ollier et Legueu, que la réseetion devra être évitée le plus possible. L’échec des moyens plus conservateurs, lobligalion de faire disparaitre au plus tôt une source d'accidents généraux légiliment seuls son emploi.
On peut être forcé d'y avoir recours dans l'ostéomyélite suraiguë avec phénomènes généraux {rès graves, quand le périoste est décollé surtoute la hauteur de la diaphyse, quand l'os imprégné de pus flotte dans une cavité purulente mal limitée par le périoste plus où moins détruit.
L'os a perdu sans retour ses connexions vasculaires ; la soudainelé de l'attaque a été telle que Fos est mort vivant; el c'esten vain qu'on chercherait à l'œilnu un de ces caractères d'ostéite qui précèdent ordinairement tout travail de nécrose ; cet os est à peine découvert, exposé à l'air et débarrassé de son lit purulent, qu'il se dessèche et devient presque instantanément aussi blanc que los qui a macéré depuis des mois dans un liquide propre à le blanchir. » (Gérard Marchand.)
Mais c'est dans lostéomyélite avec arthrite purulente que la résection hâtive à son indication habituelle. Cependant ici il faut distinguer deux cas.
Dans un premier ordre dé fait, l'extrémité de Lo est intacte ; mais la cavité articulaire a été infectée par communicalion avecunabcés sous-périosté ou par propagation à distance. Dans ces condilions, on peut borner lintervention à un lavage antiseptique de l'articulation si la suppuralion n'est pasfranchement établie, à Farthrotomie avec lavage el drainage si le diagnostic d’épanchement purulent est posé.
Le second groupe de faits est caractérisé par la pré-
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sence de lésions du cartilage articulaire et de l'extrémité épiphysare de los. L'envahissement secondaire de Ja -cavilé articulaire peut être dù à une disposition anatomique Spéciale. Si l'extrémité épiphysaire est partiellement ou totalement intrasynoviale, la suppuration peut alors se faire primilivement dans la cavité articulaire. Mais le plus souvent, le pus a détruit le cartilage de con- Jugaison, gagné l’épiphyse et perforé le eartilage arliculaire.
Dans les derniers faits où une lésion de l'extrémité osseuse coexiste avec Farthrite, la résection s'impose: |
À quels signes pourra t'on reconnaitre la présence des lésions osseuses ?
Le diagnostic clinique est à peu près impossible ;: toutefois un gonflement énorme de l'articulation, la nature . franchement purulente du Hhquide, la présence d’un décollement épiphysaire, traduite par une saillie anormale de la diaphyse à son extrémité, doivent faire penser de préférence à l'existence de lésions osseuses. ;
Au cours de lintervention, Fincision permeltra d'apprécier l'étendue des lésions. On constatera la destruction du cartilage d'accroissement, des surfaces articulaires, le décollement épiphysaire, qui indiqueront la nécessité de recourir à la résection.
En somme, la résection hàâtive est une opération d'exceplion qui convient aux formes exceptionnellement oraves de l’ostéomyélile. Elle portera sur la diaphyse, dans les panostéites, avec décollements périostiques très élendus ;. sur lépiphyse, dans les ostomyélites avec arthrite suppurée, lorsque celle-ci est secondaire à des lésions de l'épiphyse. ,
L'amputation, appliquée autrelois très souvent par -Chassaignac au traitement de lostéomyélite, est à peu
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près abandonnée grâce aux bienfaits de la trépanation précoce. Ses indications se limitent aux cas où un état général très mauvais s'allie à un élat local des plus graves où plusieurs os ou plusieurs articulations sont envabhis ; où les parties molles sont dissociées par des fusées purulentes, qui occupent {outun segment du membre. L'ampulalion est alors le sel moyen qui nous reste pour arrêter la cachexie due à ces suppurations multiples et étendues.