INTRODUCTION
Au mois de juillet 1907, M. Pierre Delbot, dans une communication à la Société de Chirurgie, attirait l'atten- Uon sur cerlains points particuliers du lraitement de l’ostéomyélite aiguë. S'appuyant sur plusieurs observations personnelles, 1l s’efforçait de montrer que la théorie de la trépanalion osseuse systématique est trop exclusive et que la trépanation peut être quelquefois non seulement inutile, mais dangereuse.
M. le professeur agrégé Soubeiran nous a signalé cette discussion et nous a engagé à en faire le sujet de notre thèse inaugurale, en nous apportant des observations inédites.
Dans notre étude de la question, nous tâcherons, après avoir exposé la théorie de Lannelongue, généralement adoptée jusqu’à présent, de préciser les indications respectives de la trépanation et des autres interventions chirurgicales applicables à l'ostéomyélite. Nous n'avons pas la prétention d’avoir fait un travail très original, car tout a été dit sur ce sujet si intéressant et si étudié ; mais nous aurons atteint notre but, si nous avons réussi à formuler une règle thérapeutique précise.
Notre étude comprendra plusieurs chapitres :
Dans une première partie, nous exposerons rapidement
VI | la théorie de Lannelongue et les indications opératoires qu’elle comporte. |
Il nous parait utile de dire ensuite quelques mots sur l'anatomie pathologique de l'ostéomyélite aiguë.
Enfin nous insisterons plus particulièrement sur la conduite à tenir dans les divers cas.
Mais avant d'entrer dans l'étude de notre sujet, qu'il nous soit permis de remercier tous nos maîtres de la Faculté de médecine pour l'excellent enseignement qu'il nous ont donné. | |
M. le professeur agrégé Soubeiran, qui nous a prodigué ses conseils, a droit à toute notre reconnaissance.
Nous remercions aussi MM. les professeurs agrégés Vedel et Galavielle, qui, durant le cours de nos études médicales, ont bien voulu s'intéresser à nous d'une façon spéciale.
Que M. le professeur Tédenat veuille bien agréer l'expression de notre reconnaissance pour le grand honneur qu'il nous a fait en acceptant la présidence de notre thèse.