OBSERVATION XIII
(Idem)
Ostéomyélilte de l'humérus.— Incision.— Guérison.
NÉE est amené le lundi 7 janvier 1901 à. l'hôpital Trousseau par son père qui déclare que l'enfant a com-
CA ce
mencé à souffrir de l'épaule il y a 8 jours. La maladie a débuté'sans cause apparente.
A l'examen on constate une tuméfaction considérable du moignon de l’épaule et de la face interne du bras.
La palpation fait sentir une fluctuation profonde très nette à la face interne du bras.
Le malade est endormiet M Kirmisson fait au devant du triceps une longue incision verticale. A peine les fibres du biceps sont elles entamées qu'un flot de pus épais, ressemblant à du pus staphylococcique, s'écoule. Le doigt
: pénètre alors dans une vaste cavité, qui remonte jusqu’au contact de la tête humérale et qui fait presque le tour du col anatomique. Cette cavité est touchée à l'acide phénique pur, puis à l'alcool, laissée ouverte et tamponnée à la gaze iodoformée.
L'éxamen bactériologique révèle la présence du sta-
. phylocoque doré. La suppuration disparut rapidement et le 28 janvier, le malade put quitter l'hôpital en bonne voie de guérison. |
Le 18 janvier 1905, quatre ans après par conséquent,
M. le professeur Kirmisson revoit le malade. À part la
cicatrice verticale répondant au bord interne du biceps, il n'existe plus de trace de l’affection ancienne L'’articula-
tion de l'épaule a récupéré la totalité de sès mouvements.
Pas de raccourcissement.