CONCLUSIONS
10 L’ostéotomie ne nous a pas paru indiquée d’une façon bien nette dans plusieurs de ces faits. Il est proba-: ble que l’ostéoclasie actuelle perfectionnée aurait permis de redresser et d'éviter ainsi les chances de mort résultant de l’imperfection des pansements mis en usage.
2° En raison des résultats si dissemblables des anciennes ostéotomies et des opérations de Maunder et de Trendelenburg, il nous semble que l’on doit faire table rase des faits anciens et ne plus faire entrer en ligne de compte que ceux traités antiseptiquement.
3° Lorsque l'opération sanglante ne sera pas indiquée d'emblée par un des motifs suivants :
1° Difformité extrêmement anguleuse ou cal volumineux nécessitant l’excision d’une portion osseuse ;
2° Cal ancien avec chevauchement notable, cal en Z exigeant une ostéotomie oblique avec où sans rescision de l’extrémité des fragments ; 3° Siège de la lésion dans le voisinage du genou rendant impossible l'application d’un ostéoclaste ; l'opérateur devra tenter la rupture et le redressement avant de prendre le bistouri et le ciseau.
4° On devra s’entourer des plus grandes précautions antiseptiques, et s'assurer les bénéfices d’une opération sous-périostée en pratiquant la section ou l’excision après décollement préalable du périoste.
Il est de toute nécessité de surveiller de très près les suites de l'opération.
5° Nous avons signalé dans nos généralités les contreindications nombreuses qui peuvent résulter soit de l’état du sujet, soit du milieu.
OSTÉOTOMIE