À NOTRE PRÉSIDENT DE THÈSE
M. ce Proresseur BERARD
Professeur de Clinique Chirurgicale Commandeur de la Légion d'Honneur
Il nous à fait le très grand honneur d'accepter la présidence de notre thèse.
Nous le prions d'accepter nos très respectueux hommages.
À NOTRE Jury DE THÈèsE
À M. Le Proresseur ADrien PIC Professeur de Clinique Médicale Chevalier de la Légion d'Honneur
Nous le remercions de toute sa bienveillance à notre égard. Qu'il trouve ici l’expression de notre bien vive reconnaissance.
À M. re Docreur Roserr DESJACQUES Chef de Clinique Chirurgicale
Il nous à inspiré le sujet de notre thèse et nous a guidé de ses conseils.
Nous lui adressons l’hommage de notre reconnaissance.
À M. ce Docreur Lours BOURRAT Ancien Chef de Clinique Médicale
En témoignage de notre vive affection.
À nos MAITRES DE LA FACULTÉ bE MÉDEGINE ET DES HOPITAUX DE Lyon
A nos Mairres des HopiTAUX DE ToULoN
https://archive.org/details/1A41553604 0011
Introduction
L'ouverture spontanée des collections purulentes du corps thyroïde, qu'il s'agisse de thyroïdite, de strumite ou d'hématocèle en voie de suppuration, est une complication survenant chez des malades venus tardivement au traitement médical. Elle est d’ailleurs plus fréquente dans les strumites que dans les thyroïdites, celles-ci susceptibles de se résorber spontanément.
Ces complications étaient relativement fréquentes dans les débuts de la chirurgie thyroïdienne, aussi ont-elles été bien étudiées par les anciens auteurs tels qu'Eulenburg et Schôninger, aux environs de 1850. Elles sont beaucoup plus rares actuellement, le traitement chirurgical étant plus précoce et ses indications mieux précisées.
L'ouverture à la peau est l’évolution de beaucoup la plus fréquente. Même lorsqu'elle s’est produite, elle donne lieu à un traitement chirurgical secondaire. Les travaux modernes abondent sur ce sujet ; qu'il nous suffise de signaler les articles de MM. Bérard et
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Delore, Viannay (de Saint-Etienne), comme ayant nus en lumière les indications de l'intervention curatrice secondaire.
Par contre, l'ouverture de ces collections dans l’œæsophage et les voies aériennes est une complication beaucoup plus grave et qui entraîne un pronostic immédiat plus réservé. Lebert, dans son excellente monographie restée classique et déjà ancienne (1862), en a cité et étudié de nombreux cas. Jeanselme a présenté, en 1895, dix cas de perforation dans la trachée et Ribéri, en 1850, avait apporté les observations remarquables de trois malades guéris à la suite de cette évacuation. Broca, dans le Dictionnaire des Sciences médicales, et tous les auteurs classiques ont donné des descriptions cliniques complètes de cette perforation des voies aériennes hautes. Notre maître, M. le Professeur Bérard, dans son livre sur les goîtres, a fait une étude spéciale de cette complication.
Mais, à l’instigation de MM. Bérard, Desjacques et F. Bérard, à l’occasion d’un de leurs cas personnels, nous avons recherché dans la littérature les cas de perforation de ces collections, non plus dans la trachée, mais encore plus haut, dans le pharynx. Cette complication doit être rare : nous ne pouvons rapporter que trois observations récentes et probantes. Mais, en parcourant l’ensemble des travaux sur les strumites, nous nous sommes souvent demandé si plusieurs de ces perforations n'avaient pas passé inaperçues, ou, plus exactement, n'avaient pas été dénommées à tort « perforations laryngées ou œsophagiennes ». L'insuffisance des précisions ne nous a pas
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permis de rectifier le diagnostic; nous n'avons tenu naturellement aucun compte de ces observations; mais il nous suffira de dire que nous avons l’impression que la perforation pharyngienne basse, sans être fréquente, est moins rarissime qu'on le dit. La connaissant un peu, il sera peut-être possible d'en faire, à l'avenir, le diagnostic plus fréquemment.
Dans ce travail nous exposerons d’abord les données anatomiques et anatomo-pathologiques qui permettent de fixer le siège exact de ces perforations. Puis nous décrirons l’évolution clinique de ces complications, en insistant sur l'examen laryngologique. Autrement dit, nous verrons s'il est possible d'en faire le diagnostic. Il s’agit là, d’ailleurs, toujours d'une complication tardive dans l’évolution d’une poche suppurée thyroïdienne abandonnée à elle-même. Une intervention précoce évitera souvent l'apparition d’une telle complication.
M. le Professeur Bérard nous fait le grand honneur de présider notre jury de thèse. Les conceptions que nous exposons sont en grande partie les siennes. Nous le prions donc doublement d'accepter nos remerciements très respectueux.
‘Le Docteur Desjacques, chef de Clinique chirurgicale, nous a très obligeamment communiqué l’observation qui sert de point de départ à notre travail. Malgré ce document, nous n’aurions pas abordé cette question si nous n'avions pas Su que nous pouvions compter sur sa science, qui est généreuse, et sur l’amabilité qu'il a mise à nous donner ses conseils. Qu'il veuille bien ici croire à notre reconnaissance,
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