PRONOSTIC
La difficulté du diagnostic de l'état exact des parties et de la nature de la tumeur dans certains cas, l'impossibilité de constater dans la plupart dos cas, soit, l'isolation de la tumeur, soit l'étendue et la nature des adhérences ne permettent pas de prévoir sûrement le degré de gravité de l'opération à pratiquer et ses conséquences. On ne peut avoir que des présomptions à cet égard. Dans l'extirpation des tumeurs ova-
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riques cl ulérines, il Tant toujours compter avec l'imprévu et l'iucor.nu, et s'atlendro à toutes les complications possibles.
L'extirpation des tumeurs ovariques, comme loule gaslrolomie (opération de hernie étranglée, extirpation de l'utérus, opératioii césarienne , etc.), doit toujours être considérée comme une opération trèsgrave, qui peut être très-séduisante par sa simplicité et par la rapidité de la guérison dans les cas favorables, mais qui peut aussi présenter les difficultés les plus sérieuses et les plus inattendues.
Le succès ne dépend pas seulement de la facilité, de l'habileté avec lesquelles l'ovariolomie peut être exécutée, de la manière dont elle a été exécutée, de la manière dont les indications et les contre-indications ontélé comprises; mais encore d'une série de conditions accessoires, dont quelques-unes ne peuvent cire connues qu'au moment de l'opération, et dont les autres nous seront peu à peu révélées, d'une manière plus complète, par l'expérience.
Les principales circonstances, qui doivent surtout être prises en considération, sont les suivantes :
I. — Age de la malade. — On compte un plus grand nombre de succès chez les opérées qui n'ont pas au delà de trente-cinq ans environ
A un âge plus avancé, ainsi que je l'ai fait remarquer plus haut, les malades affaiblies résistent moins aux conséquences immédiates et aux suites de l'ovariotomie, au traumatisme, à l'hémorrhagie, à l'affaissement nerveux, à la péritonite, à la suppuration, etc. ;
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mais, cepeiulant, ou a a opéré avec succès des malades âgées de près de soixanle-dix ans. Tel est lo cas où M. W. L. Allée, cédant aux irtstanles soHicilalions d'une malade ûfjée de soixante-liuil ans, se décida néanmoins à entreprendre l'opération, dans l'espoir de retarder la mort, que de cruelles souffrances et un affaissement rapide rendaient imminente. Le kyste était multiloculaire et présentait des adhérences; il put être extrait au moyen d'une incision de 0'",20. L'opérée vivait encore en bonne sanlé trois années après (1). IL — Étal général. — Toutes choses égales d'ailleurs, les malades d'une forte constitution, dont la santé est bonne et qui ne sont pas arrivées à un degré d'amaigrissement extrême, offrent plus de résis lance vitale et supportent mieux les suites d'opérations graves; mais, un commencement d'anémie et d'aiïaiblissement, la maigreur même très-prononcée ne sont pas incompatibles avec le succès, si, du reste, la santé a toujours été bonne antérieurement, et s'il n'existe aucune autre contre-indication. L'anémie avec infiltration séreuse des extrémités, l'état scorbutique du sang, le lymphatisme, la tendance à l'obésité sont des circonstances qui tendent à compromettre le résultat des opérations les mieux conduites. Chez les malades amaigries, l'opération présente, en général, moins de difiicultés d'exécution : la réunion est plus facile; le pédicule peut être attiré plus aisément au dehors, dans les cas oîi il n'olîro q luae longueur
(i) Americ. Jour, of med. sciences, avril, 1855.
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moyenne ; les parois abdominales, moins lourdes, exercent moins de tiraillement sur la cicatrice ; enfin les opérées sont plus faciles à manier.
Il importe d'examiner avec soin les organes de l'économie, afin de ne pas commettre d'erreur de diagnostic, de ne pas laisser des aftéctions méconnues, ou d'en omettre, ce que certaines malades, désireuses d'être opérées, ont quelquefois intérêt à obtenir.
IIÏ. — Nature et connexions de la tumeur. — Les kystes uniloculaires et les kystes multiloculaires, susceptibles d'être réduits à un petit volume, à la suite de l'évacuation du liquide qu'ils contiennent et qui ne présentent pas d'adhérences, donnent les résultats les plus favorables; leur extraction s'opère alors d'une manière très-simple et par une petite incision. Cependant les tumeurs multiloculaires sans adhérences, nécessitant pour leur extraction une longue incision donnent également des résultats favorables; il en est de même des tumeurs qui ont contracté des adhérences étendues, même générales, pourvu que ces adhérences ne contiennent pas des veines ou des artères volumineuses, qui exigent des ligatures profondes. Les adhérences à l'épiploon, même Irès-vasculaires, sont sans conséquence si les ligatures ou l'épiploon lié en masse peuvent être attirés jusqu'au voisinage ou entre les lèvres de l'incision. Les adhérences au foie, à la rate, sont très-graves lorsqu'elles ont donné lieu à des déchirures de ces organes lors de l'extraction des tumeurs. Les adhérences intimes à l'intestin, dans le cul-de-sac recto-vaginal et a lulérus sont également