‹ De L'Ozonothérapie: Application Dans Les Suppurations Mastoïdiennes Chroniques Après Intervention Chirurgicale À L'Hôpital Beaujon-ClichyChapitre 12 sur 23 · L'ACTION PHYSIOLOGIQUE DE L'OZONE · texte numérisé non relu

L'ACTION PHYSIOLOGIQUE DE L'OZONE

Depuis la découverte de l’ozone des nombreux expérimentateurs ont étudié son action sur l’organisme.

Action sur la respiration. — Autrefois on considérait qu’il suffisait de respirer deux milligrammes d'ozone pour provoquer des troubles graves dans l’organisme, surtout du côté de l'appareil respiratoire : bronches et poumons. Ainsi Schænbein constata la mort d’un chien ayant respiré deux

milligrammes d'ozone contenu dans l'air ozonisé. Il préparait l'ozone de ses expériences au moyen du phosphore ; mais l'ozone ainsi obtenu se trouvait mélangé à des vapeurs de phosphore, corps toxique et nuisible à l'organisme.

Desplat fit ses expériences avec de l'ozone préparé par l'électrolyse de l’eau et constata que l’action de l'ozone est moins grave et plus lente à $e produire.

Ireland, en 1863, constata une accélération de la respiration sous l'influence de l’ozone obtenu au moyen du permanganate de potasse.

Barlow concluait qu'à fortes doses, l’ozone déprimait le système nerveux, la respiration se ralentit et que l'oxygène absorbé et l'acide carbonique éliminé diminuent de plus en plus ; il y a ainsi intoxication par l'acide carbonique. Il estima que l'air renfermant 1 % d'ozone provoque une bronchite mortelle après une action d'une heure.

Donatien Labbé, se servant de l'ozone obtenu par effluves électriques, a pu constater que les animaux de ses expériences pouvaient respirer plus de 2 milligrammes d'ozone sans être incommodés. Il s’est soumis lui-même à des inhalations d'air ozoné, titré à un dixième de milligramme par litre, pendant une demi-heure sans ressentir aucune gêne.

D'Aréonval, dans ses expériences, constate qu'il se produit non une augmentation mais une diminution respiratoire sous l'influence de l’ozone.

Le D' Dugat, dans une auto-observation publiée en 1935, écrit : « L'inhalation accidentelle d’oxygène-ozonisé d'une concentration de 3 à 6 %,, donc non respirable, déclanche au bout de 30 à 40 minutes environ un premier symp-

tome tussigène caractérisé par une toux coqueluchoïde sans expectoration. Au bout d’une quinzaine de minutes, l'inspiration devient forcée, une crise asthmatiforme prend nais- Sance et va durer au moins quatre heures. En même temps prend naissance un symptôme d'asthénie généralisée avec tendance au sommeil, et une céphalée à allure migraineuse : l’ordre ne se rétablit qu'après le sommeil calme d’une nuit de repos. » (D' Dougat. À propos de l’ozonothérapie. Autoobservation. Journal des Praticiens. 30 août 1035).

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