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tité de créatiue qu'il en a extraite était cinq fois plus considérable que la normale (1).
De même Schottin, dans le cas de dégénération graisseuse du rein, a constaté que le rapport de l'albumine aux matières extractives, dans le sérum du sang, était de 100 : liO, au lieu de la proportion normale de 100 : 5, La difîérence, comme on le voit, est considérable.
Oppler a étudié cette question avec grand soin, et ses expériences sont très intéressantes. Il choisit comme objet de ses recherches la créatine, matière extractive provenant des muscles. Puis il établit quelle quantité de celte substance contient un poids donné de substance musculaire à l'état normal. Cette quantité, soigneusement déterminée, est d'un tiers de gramme pourl kilogramme de muscle. Cela conim. il pratique la néphrotomie et recherche la quantité de créatine contenue dans le même poids de chair musculaire. Or, quarante ou cinquante heures après l'opération, cette quantité est de 2"', 2. Cette proportion est énorme par rapport à la moyenne établie précédemment.
Non-seulement, d'après Oppler, le trouble de la sécrétion urinaire a pour effet la rétention d'une certaine portion d'urée dans le sang, mais de plus, l'insuffisance rénale concentre dans ce liquide certaines matières extractives. Le sang se sature de ces matières ; il cesse alors d'en emprunter aux organes, et y laisse accumuler ces principes d'excrétion.
C'est sans doute, ce défaut de purification du fluide san-
{V Sur 1000 parties de sérum, Hoppe trouva 1,27 d'urée et 8,6 de substances extractives, c'est-à-dire trois fois plus que dans le sérum normal. Il trouva aussi pour les muscles, sur 1970 grammes de muscle, 0,408 de créatine, c'est-à-dire cinq fois plus que la moyenne normale, d'après Scholsberger.
guin qu'on a essayé de caractériser dans ces derniers temps sous le nom cYurinémie (Gubler).
En résumé, dans l'état actuel de la science, la question de l'urémie me semble pouvoir être comprise dans la série de propositions suivantes :
1° Lorsque, par des causes d'ailleurs variables, la fonction urinaire est entravée et devient insuffisante, il se produit un certain groupe d'accidents, consistant surtout en des phénomènes cérébraux.
2° L'examen nécroscopique est loin de rendre compte dans tous les cas de ces accidents; souvent, au contraire, l'autopsie révèle une intégrité absolue des centres nerveux.
3" En l'absence de lésions, il semble rationnel d'attribuer à une altération du sang les phénomènes observés pendant la vie.
k" Cette altération du sang n'est pas douteuse; elle ne consiste pas dans la rétention d'un principe unique ; les analyses les plus récentes ont démontré que des éléments multiples s'accumulent dans le sang, quand le rein nè fonctionne plus que d'une façon insuffisante.
5° Enfin, cette altération chimique du sang est encore mal définie, et la science attend sur ce point de nouvelles recherches.