CONCLUSIONS
A cause de l'impuissance fréquente des procédés ordinaires, à cause des bons résultats signalés dans toutes les observations, à cause des succès immédiats et confirmés, dont nous avons été témoin, nous nous croyons autorisé à tirer les conclusions suivantes :
I. — A côté des trois procédés classiques : la dilatation, l’uréthrotomie interne, l'uréthrotomie externe, employés dans les rétrécissements de l’urèthre, un quatrième doit prendre une bonne place, c’est l'uréthrectomie.
II. — Celle-ci est indiquée : 1° dans les rétrécissements cicatriciels ; 2° dansles rétrécissements ealleux accompagnés, soit d’abcès urineux péri-uréthral chronique, soit de fistules périnéo-scrotales à parois épaisses et indurées ; 3° dans les rétrécissements indilatables (scléro-cicatriciels); 4° dans les ruptures de l’urèthre avec attrition de son tissu.
II. — Si le segment excisé ne dépasse pas 5 à 6 centimètres, il est préférable de faire la suture immédiate des deux bouts du canal; s'ils sont trop éloignés pour pouvoir être réunis, il sera indiqué de pratiquer la suture juxta-uréthrale; et, si les délabrements ou pertes de substance sont trop grands, il convient de recourir aux procédés de greffe muqueuse.
Le Président de Thèse,