‹ De l'urine et des sédiments urinaires [electronic resource] (volume 2)Chapitre 10 sur 158 · ACIDE PHÉNIQUE · texte numérisé non relu

ACIDE PHÉNIQUE

(acide CAllBOLIQUE, ALCOOL PHÉNIQUE.)

( Carbone 76,93

Formule : C^-ll^O- Hydrogène . . . 6.40 ( Oxygène 16,67

A. Etat naturel. — L'acide phéniquc a été découvert par Wähler dans le castoréum, plus tard, il a été trouvé par Stcideler à coté des acides tauriliquc, damolique et damaluriquc, comme faisant constamment partie de l'urine de la vache, de l'homme et du cheval. On ne peut extraire de l'urine humaine que des quantités extrêmement faibles de cet acidç, et l'on est encore généralement un peu incertain de savoir si l'acide phénique qui, môme en très-petites proportions, a une action si vénéneuse, existe bien

tout formé dans l'urine ou bien s'il ne se forme pas seulement lors de la préparation. Tous ces acides, ou bien les substances aux dépens desquelles ils peuvent être formés, semblent être la cause de l'odeur de l'urine; Städeler pense que, tous, ils se rencontrent tout formés dans l'urine, et il les considère comme des produits de la métamorphose de la matière animale.

B. Caractères c/wmfçî<es.— A l'état complètement anhydre, Tacide phcniquc cristallise en longues aiguilles incolores, qui fondent à 35° et entrent en ébullition à 188". lia une odeur de fumée et une action caustique et vénéneuse. Il se dissout difficilement dans l'eau et facilement dans l'alcool et dans l'éther. La solution coagule l'albumine et a une action fortement antiseptique.

1. Si l'on fait agir Tacide azotique sur l'acide phénique, il se forme d'abord de l'acide nitrophénique, puis de l'acide binitrophénique et enfin de l'acide trinitrophénique [C'^Il^ (SAzO*) O + HO], qui est connu sous le nom d'acide picrique, ou amer de Weiter, et qui peut aussi être produit en traitant l'indigo, la. salicine, etc., par l'acide azotique.

2. Les sels de peroxyde de fer donnent naissance dans une dissolution d'acide phénique à une coloration violette ayant des reflets bleus, qui, au bout de quelque temps, se transforme en un trouble d'un blanc sale.

5. L'azotate d'argent ainsi que l'azotate de mercure sont réduits par l'acide

phénique. j. -j

4. Si l'on humecte un copeau de sapin avec une solution aqueuse d'acide phénique, puis si on le plonge un instant dans de l'acide chlorhydrique étendu et si maintenant on l'expose aux rayons du soleil, il se colore au bout de très-peu de temps en bleu foncé. La coloration résiste opiniàtrément à l'action du chlore; elle devient, il est vrai, plus claire, mais elle reparaît aussitôt.

A côté de l'acide phénique, Städeler trouva encore une série d'autres acides très-analogues à l'acide phonique, ce sont : • n

1 . L'acide taurylique [G^H^O'- (?)], qui serait isomère de l'essence d ams. il se distingue de l'acide phénique par son point d'ébullition plus élevé et, en outre, parceVil tlo""^' ^^^^^^^ sulfurique concentré, une combinaison solide qui se sépare en dendrites blanches et ténues qui se réunissent peu à peu en masses globuleuses.

2. Acide damalurique. Cm^'O'^ -\-E0. C'est un liquide huileux ayant une odeur analogue îf celle de l'acide valérianiqnc, qui est plus lourd que l'eau, mais

' qui s'y dissout en petite quantité avec une réaction fortement acide.

Cet acide forme avec les bases des sels bien caractérisés. Le sel de baryte cristallise en prismes qui souvent sont réunis sous forme de pinceaux et qui se dissolvent dans l'eau en donnant un liquide brunissant le curcuma. Ce sel est intußible et, après avoir été chauffé au vouge, il laisse du carbonate de baryte ayant lu forme du sel primitif ; il renferme 59,18 p. 100 de baryte. ^

Le sel d'argent forme une poudre blanche inaltérable à la lumière ; U couticnl

/l'J, 56 p. 100 d'argent. , . . • , i i

L'acétate neutre de plomb donne aussi, dans une dissolution d acide aainalurique, un précipité blanc paraissant au microscope sous forme de prismes dclics soudés de manière à constituer de petites sphères.

3. Acide damolique. Col aciclo csL le moins connu ; il conslitue aussi un litjuiLlo liuiloux, plus lourd que l'eau, peu soluble dans ce liquide ; il forme un sel de baryte cristallisable, qui fond lorsqu'on le chauffe et qui renferme 27,50 p, 100 de baryte. Dans une dissolution de damalurate de baryte et de damolate de baryte, ce dernier sel cristallise le premier.

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