SPERMATOZOÏDES
appartiennent aux formes les plus communes {penîcillum, etc.), dont les germes répandus partout peuvent aussi tomber dans l'urine et dans des circonstances favorables y subir un développement ultérieur. Ils sont sans importance pour le médecin.
Après les corps dont il vient d'être question, on peut mentionner le produit désigné sous le nom de kyesiéme ; on croyait que celte substance se rencontrait exclusivement dans l'urine des femmes enceintes et que par conséquent elle pouvait servir pour diagnostiquer la grossesse. Cette dénomination était appliquée à une pellicule qui se forme à la surface de l'urine abandonnée au repos pendant plusieurs jours. Cependant elle consiste, comme le montre l'examen microscopique, en éléments très-différents : on y trouve généralement une grande quantité de vibrions et champignons, ainsi que des cristaux de phosphate ammoniaco-magnésien, des globules de graisse,, etc., ce n'est pas par conséquent une substance simple méritant un nom particulier. D'ailleurs cette pellicule ne se rencontre pas seulement dans l'urine des femmes enceintes; on la trouve aussi assez souvent dans celles de femmes qui ne sont pas dans cet état, et même chez des hommes ; elle n'a par conséquent aucune valeur pour la diagnose de la grossesse.
§ m. SPERMATOZOÏDES.
Les spermatozoïdes ne peuvent être découverts dans l'urine qu'à l'aide du microscope et en ayant soin d'employer de forts grossissements. On les reconnaît facilement à leur forme particulière, analogue à celle des larves de grenouille. Comme ils se trouvent rarement en grande quantité dans l'urine et comme souvent ils sont tà .l'état isolé, il est nécessaire, pour être certain de les découvrir, d'abandonner l'urine à un long repos dans un verre conique à parois élevée (verre à Champagne), et, après avoir décanté avec précaution la partie supérieure, on examine au microscope le dépôt qui contient les spermatozoïdes.
Jl est facile de comprendre la signification des spermatozoïdes. Leur présence dans l'urine de l'homme indique toujours qu'il s'est produit une éjaculation pendant un coït ou une pollution; ils permettent quelquefois de découvrir l'onanisme. Dans l'urine
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des femmes, en supposant que du sperme n'ait pas été ajouté avec intention dans l'urine , ils prouvent qu'un coït s'est accompli.
Les s^permatoioïdes incomplètement développés trouvés quelquefois dans l'urine par Clemem (Ilenleund Pfeufer's Zeitschrift, t. V, p. 155, et Deutsche Klinik, 1860) ont de l'importance pour le médecin, parce qu'ils indiquent que les organes génitaux sont le siège d'une irritation très-vive ou modérée, mais durant depuis longtemps, et ayant pour résultat une élimination de spermatozoïdes dont les uns sont entièrement développés et dont les autres ne sont pas encore parvenus à leur développement complet (onanisme, coït immodéré, etc.)
Dans des cas rares, on rencontre des entozoaires dans les sédiments de l'urine ; c'est ce qui arrive lorsque ces animaux sont passés des reins ou d'ailleurs dans les voies urinaires et ont été éliminés avec l'urine.
Les plus fréquents en Europe sont les échinocoqnes vésiculaires : ils sont généralement nombreux, de la grosseur d'un pois, d'une noisette, d'une noix et même plus gros ; ils sont constitués par une membrane amorphe et remplis d'un liquide séreux. Lorsque les vésicules ne sont pas stériles, on peut quelquefois y découvrir à l'aide du microscope la tète caractéristique et les crochets des échinocoques. La plupart des échinocoques évacués avec l'urine proviennent des reins; cependant des échinocoques ayant leur siège ailleurs que dans ces derniers organes, dans le bassin, etc., peuvent aussi se frayer un passage dans les voies urinaires et être éliminés avec l'urine.
Pour plus de détails à ce sujet, voy. J. Vojel, in Yirchow's Handbuch der Pathologie und Therapie, t. VI, p. 691.
En Egypte, on trouve assez fréquemment dans les sédiments urinaires les œufs du distomum hsematobium. Ils sont ovales, ils ont 0,12 — 0,15 millimètres de long et 0,04 — 0,05 millimètres de large, et ils portent une pointe fmc à une de leurs extrémités ou sur le côté.
Voy., pour des détails plus précis à ce sujet et sur les symptômes auxquels ces œufs donnent lieu, Billiarz, Zeitschrift für wissench. Zool., t. IV, p. 57, 73 et 454; — ibid. Wiener medic. Wochenschr. 185G, n" 4 et 5.
ENTOZOAIRES. 381 Ell ce qui. concerne quelques autres enlozoaires qui, dans des càs très-rares, sont éliminés avec l'urine, je renvoie à mon Traité des maladies des reins, qui se trouve dans le tome VI, de l'ouvrage de R. Virchoiv [Handbuch der speciellen PatJiologie und Therapie, Erlangen, 1856-1865).