‹ De l'urine et des sédiments urinaires [electronic resource] (volume 2)Chapitre 22 sur 158 · HOMME DE 20 ANS. HOMME DE 36 ANS. DIFFERENCE · texte numérisé non relu

HOMME DE 20 ANS. HOMME DE 36 ANS. DIFFERENCE

AzIP AzII*Cl AzlP AzH"CI AzIP AzII*Cl

En 24 heures 0,6157. 1,9503. 0,8.^51. 2,65C1. 0,2214. 0,7065.

Dans 1000 CC d'urine. 0,5959. 1,2590. 0,5245. 1,6560. 0,1506. 0,4170.

La plus grande 'partie du chlorhydrate d'ammoniaque ingéré passe dans l'urine sans avoir été modifiée.

§ 18. ACIDE SILICIQUE

L'acide siliciqiie ne se trouve qu'en très-petite cjuantité dans l'urine. Pour le découvrir on procède comme il suit : dans une capsule de platine ou d'argent on évapore et on incinère une quantité d'urine pas trop petite ; on mélange la cendre obtenue avec un excès de carbonate de soude et de potasse chimiquement pur et l'on maintient en fusion pendant quelque temps dans un creuset de platine. On dissout la masse dans l'eau, on acidifie avec de l'acide chlorhydrique et l'on évapore à sec au bain-marie dans une capsule de platine. On épuise le résidu sec avec de l'acide ( hloihydrique et de l'eau, et il reste l'acide siliciquc pur.

L'acide siliciquc ainsi obtenu est blanc, pulvérulent, sans odeur

ni saveur et il craque entre les dents. Il ne se dissout ni dans l'eau, ni dans les acides; au contraire, lorsqu'on le fait bouillir avec une solution de carbonate de soude, il se dissout complètement sans résidu. (C'est un signe de sa pureté.)

§ 19. AZOTATES ET AZOTITES

D'après les recherches de Schönbein, toute urine normale renferme de faibles quantités d'azotates, qui, indubitablement, proviennent des aliments ingérés, parce que toutes les eaux de sources et de rivières, ainsi que plusieurs légumes, les choux, les épinards, la salade, etc., contiennent de petites quantités d'azotates. Lorsque l'urine est abandonnée à elle-même, la fermentation ne tarde pas à s'y manifester, et les azotates sont peu à peu transformés en azotites, qui, dans les phases ultérieures de la fermentation, paraissent éprouver une nouvelle décomposition. — Comme réactifs sensibles de l'acide azoteux, nous devons nommer les suivants :

1 . De l'empois d'amidon contenant de l'iodure de potassium et acidifié faiblement avec de l'acide sulfurique étendu est coloré en bleu foncé par la moindre quantité d'azotites.

2. Une solution acidifiée d'acide pyrogàllique est colorée en brun foncé par des azotites, et en même temps il se dégage du gaz protoxyde d'azote. Si l'on produit la réaction dans un ballon, le protoxyde d'azote se transforme au contact de l'air en acide hypoazotique qui bleuit une bande de papier enduit d'empois d'amidon ioduré et suspendue dans le ballon, et en outre décolore un papier d'indigo.

Tant que l'urine est complètement claire, elle ne donne jamais les réactions de l'acide azoteux que nous venons d'indiquer; si cependant un trouble apparaît avec le commencement de la fermentation, la formation des nitrites le suit immédiatement, et l'urine donne maintenant, à un degré marqué, la réaction avec l'acide sulfurique et l'empois d'amidon ioduré. De même une solution d'indigo acidifiée avec de l'acide chlorhydrique et ensuite complètement décolorée, en y ajoutant goutte à goutte une solution de polysulfure de potassium, est immédiatement ramenée au bleu par une urine de ce genre. (Voy., pour la préparation de ce réactif.

ÉLÉMENTS NORMAUX DE L'URINE. ï5 § 20-22.) Après un long repos (8 à 10 jours), clic donne lieu à cette réaction à un degré encore beaucoup plus élevé, mais pour jierdre de nouveau peu à peu complètement cette faculté. Si l'urine est dans la phase où elle bleuit le plus fortement l'empois d'amidon ioduré et acidifié, elle donne aussi, avec l'acide pyrogallique, la réaction indiquée plus haut,

■ D'après Schönbein, on peut facilement s'assurer de la présence des azotates dans l'urine fraîche en mélangeant ce liquide avec de la potasse et en l'évaporant. L'acide sulfurique dégage du résidu des vapeurs qui colorent en bleu foncé l'empois d'amidon ioduré et blanchissent le papier d'indigo. Ici l'acide sulfurique, en présence de chlorures métalliques alcalins, dégage des azotates du chlore libre et de l'acide hypoazotique qui donnent lieu aux réactions mentionnées.

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