‹ De l'urine et des sédiments urinaires [electronic resource] (volume 2)Chapitre 48 sur 158 · DOSAGE DE L'URÉE · texte numérisé non relu

DOSAGE DE L'URÉE

A. Principe Je la ??ie7/iorfß.— Si à une dissolution étcndued'urée on ajoute un solution également étendue d'azotate de bioxyde de mercure, et si de temps en temps on neutralise l'acide libre du mélange avec du carbonate de soude, on obtient un précipité blanc floconneux, qui est insoluble dans l'eau. Si l'on continue h ajouter alternativement de la solution de mercure et du carbonate de soude tant que ce précipité se forme, il arrive un moment où le mélange prend, lorsqu'on ajoute le carbonate de soude, une coloration jaune due à la formation d'hydrate de bioxyde de mercure ou de sel basique Si maintenant on filtre, le liquide ne contient plus d'urée en quantité appréciable ; toute l'urée a été précipitée en combmaison avec le bioxyde. Le précipité formé contient pour 1 équivalent d'urée 4 équivalents de bioxyde de mercure. La coloration jaune, qui est produite par le carbonate de soude, ne se manifeste pas par conséquent avant que l'on ait ajouté dans la solution d'urée, pour

DETKItMLNATIüN DE CHAQUE CORPS.

\0 parties de cette dornière, une volume de solution de mercure dans lequel se trouvent 77 parties d'oxyde. ^ ^

Si à la solution d'urée, on n'ajoute pas pluscle mercure qu il n en faut pour la précipitation complète, le mélange essayé avec du carbonate de soude reste encore blanc; mais si l'on abandonne le mélange pendant quelques heures, le caractère du précipite chan-e ; celui-ci devient cristallin et le liquide qui surnage donne maintenant avec les alcalis un précipité jaune. La combinaison renfermant 4 atomes de bioxyde de mercure se transforme, lorsquclle est abandonnée pendant longtemps en contact avec une solution acide, en une combinaison qui contient moins d'oxyde, c'est-à-dire qu'une partie de l'oxyde de mercure entre de nouveau en dissolution. ^ . .

Maintenant, pour saisir le moment où toute l'urée est précipitée, pour savoir par conséquent si l'on a ajouté la quantité de solution de mercure exactement nécessaire pour produire la combinaison avec 4 atomes de bioxyde de mercure, il est indispensable de neutraliser avec du carbonate de soude. Si une goutte du mélange traitée dans un verre de montre par une goutte de carbonate de soude conserve sa couleur blanche, le liquide renferme encore de l'urée libre ; c'est seulement lorsqu'il se forme une pellicule jaune à la surface des deux gouttes au moment où elles se réunissent que la limite est atteinte, ou plus exactement qu'elle est un peu dépassée. Pour produire cette réaction finale il ne faut qu'une très-petite quantité de bioxyde de mercure en excès.

Par conséquent, si nous connaissons la richesse de notre solution de mercure en oxyde, et si, en outre, nous déterminons quel volume de cette liqueur nous sommes obligé d'ajouter à un solution d'urée jusqu'à ce que celle-ci soit com[)létement précipitée (par conséquent jusqu'à ce qu'on voie apparaître une couleur jaune en neutralisant une goutte du mélange avec du carbonate de soude), il nous est possible de calculer la richesse de la solution en urée. Ou réciproquement, si l'on a besoin d'un certain volume de solution de mercure pour précipiter une quantité connue d'urée, \ Q0 milbgrammes par exemple, le môme volume de solution de mercure indiquera dans des solutions d'urée de richesse inconnue la même quantité d'urée, par conséquent 100 milligrammes. B. Préparation des solutions nécessaires.

DES UlUiMiS.

'I . Solution titrée d'urée. On dissout dans l'eau h grammes d'urée pure dcsséclicc îi 100" cl l'on étend de manière à ce que le volume du liquide s'élève exactement à -200 G. c. Par conséqueul, 10 c. c. de cette dissolution conliennentjuste 200 milligrammes d'urée.

2. Solution d'azotate de bioàyde de vrerciire. La solution de mercure, destinée au dosage de l'urée dans l'urine, doit être concentrée de telle sorte que 20 c. c. soient exactement suffisants pour précipiter entièrement 10 c. c. de la solution n* 1 (dans lesquels par conséquent il y a 200 milligrammes d'urée).

i c. c. de la solution de mercure doit donc correspondre à 10 milligrammes d'urée, et pour cela il faut qu'il contienne une quantité d oxyde qui soit suffisante pour former avec 200 milligrammes d"urée la combinaison à A équivalents d'oxyde de mercure, mais qu'en outre il renferme un petit excès de cet oxyde qui sert à indiquer la précipitation complète de l'urée, de telle sorte que si, après l'addition de la dernière goutte des 20 c. c. aux 10 c. c. de la solution d'urée, on mêle sur un verre de montre quelques gouttes du mélange avec du carbonate de soude, on aperçoit U7ie coloration jaune bien éûidente.

Liebig a trouvé que pour 100 milligrammes d'urée, qui, d'après le calcul, exigent 720 milligrammes de bioxyde de mercure, 10 ce. de la solution de mercure doivent contenir 772 milligrammes d'oxyde, pour que la réaction de l'oxyde de mercure avec le carbonate de soude puisse se produire d'une manière évidente môme dans des liqueurs étendues. Chaque centimètre cube de la solution doit donc contenir 5,2 milligrammes d'oxyde de mercure en excès, un litre doit, par conséquent, renfermer une proportion totale de 77,2 grammes d'oxyde de mercure ou 71, 4 > grammes de mercure pur.

a. Préparation avec du mercure pur.

Si l'on a du mercure pur, on en pèse 71,48 grammes, on verse cette quantité dans un gobelet de verre et on la dissout dans de l'acide azotique pur. Lorsque la dissolution est terminée, on chauffe, en ajoutant de temps en temps de l'acide azotique, jusqu'à ce qu'il ne se dégage plus du tout de vapeurs nitreuses, jusqu'à ce que par conséquent le protoxyde soit transformé en bioxyde, et dans le même vase on évapore jusqu'à consistance de sirop. L'azotate de bioxyde de mercure ainsi obtenu, est ensuite étendu avec de l'eau, de manière à occuper exactement le volume d'un litre; si, pendant cette opération, du sel basique s'est séparé, on le laisse déposer; on décante le liquide clair avec précaution, et l'on redissout le précipité avec quelques gouttes d'acide azotique. Il faut maintenant essayer, comme il sera dit plus loin, l'exactitude de la solution ainsi obtenue. . b. Préparation avec de Voxyde de mercure.

La manière la plus convenable, de préparer la solution de mercure, consiste à employer du bioxyde de mercure pur, qui peut être facilement obtenu en chauffant dans une capsule de porcelaine de l'azotate de protoxyde de mercure que l'on a fait cristalliser plusieurs fois. Mais, on rencontre dans le commerce, du bioxyde de mercure suffisamment pur pour cet usage, parce que, pour le dosage de l'urée, le mercure n'a pas besoin d'avoir ce degré de pureté qui est absolument nécessaire lorsqu'il s'agit de la détermination du chlore. Un bioxyde de mercure qui, chauffé sur un lame de platine , ne laisse pas de résidu appréciable, est tout à fait convenable pour cet usage. — On pèse exactement 77,2 granuncs de bioxyde de mercure desséché à 100°, dans une capsule de porcelaine, on le dissout à une douce chaleur dans une quantité d'acide azotique aussi petite que

UÉTEIIMINATION DR CllAQl-E CORPS. 109 nossible • on évapore à consistance sirupeuse et ensuite on étend à 1 litre. Si .lu sel basique s'est séparé, on ajoute goutte à goutte de Tacide azot.qne jusqu'à ce que le précipité se soit redissous. , , , • • -, i

D'.près Draaendorff, avec une lessive de soude étendue on prec.p.le du l3ioxvde jaune de mercure dans une solution contenant 9tl,8.55 de sublune pur, on lave le précipité, d'abord par décantation et ensuite sur le fdlre; on le dissou dans une quantité d'acide azotique suffisante et l'on étend de manière a bure a peu près 1 litre. La détermination exacte du titre se fait avec la solution normale d'urée, comme il est indiqué en d.

c. Préparution avec l'azotate de protoxyde de mercure.

Si l'on n'a pas à sa disposition du mercure chimiquement pur, on prépare des cristaux d'azotale de protoxyde de mercure comme il a été dit pour le sel marin (§ Gl, 13, 5, a), et avec de l'acide azotique on les transforme en cristaux d'azotate de bioxyde de mercure.

d. Détermination du litre de la solution de mercure.

Avec une pipette, on mesure exactement 10 c. c. de la solution d'urée (1), on les fait couler dans un petit gobelet de verre, et maintenant on ajoute goutte à goutle la solution de mercure approximativement étendue, jusqu'à ce que quelques gouttes du mélange neutralisées sur un verre de montre avec du carbonate de soude donnent une couleur jaune bien évidente.

Si, pour obtenir ce résultat, on a employé, par exemple, 19,25 c. c. de solution de mercure, on ajoute pour chaque 192,5 c. c. de celle-ci 7,5 c. c. d'eau et l'on obtient ainsi 200 c. c. d'une solution, dont 20 c. c. précipitent exactement l'urée contenue dans 10 c. c. d'une solution de cette substance. Par une deuxième expérience on s'assure de l'exactitude du résultat ; si, après avoir employé 20 c. c. l'apparition de la couleur jaune a lieu d'une manière nette, la solution peut servir pour le dosage de l'urée dans l'urine.

5. Solution de baryte. C'est la même que celle dont nous nous sommes servi pour le dosage du sel marin. On l'obtient en mélangeant 1 volume de solution d azotate de baryte et 2 volumes d'eau de baryte, les deux liqueurs étant saturées à froid.

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