‹ De l'urine et des sédiments urinaires [electronic resource] (volume 2)Chapitre 66 sur 158 · C. Par la mélhocle des volumes · texte numérisé non relu

C. Par la mélhocle des volumes

A. Principe. — Cette méthode indiquée par Bödeker repose sur ce fait, que l'albumine en solution acétique est complètement précipitée par le ferrocyanure de potassium. D'après ßo'cJefc^r 1 équivalent d'albumine (C'^^lIi'^AzisO^^S- ; 1 équiv. = 1G12) exige 1 équivalent de ferrocyanure de potassium (= 211,2).

B. Préparation de la solution de ferrocxjaniire de potassium .

On dissout dans leau 1,50& grammes de prussiate jaune de potasse chimi-

* La soliilion iiliénlquc peut servir de réactif de l'albumine : elle donne même un précipité dans l'ui-ine albumincnsc qunnd l'acide azotique n'en donne déjà plus. — Mais coMmc, en l'ajoulanl en quanlilé trop gronde à un liquide aqueux^ elle abandonne de l Boide phenique qm trouble la liqueur, il faut njoutcr de l'eau el voir si le trouble ue öisparaU pas; si, au contraire, il y avait lécUemenl de l'albumine, le trouble ne disnarailrait pas. [Mclm, loc. cit.) '

quenienl pur, desséché à l'air et non cfllcuri, puis on étend à 1 litre. 1 c. c. de cette dissolution précipite 0^',01 d'albumine en solution acétique. C. ApplicaLion.

On mélange avec son volume d'acide acétique (acetum concenlratum) l'urine en question préalal)lemenl filtrée et l'on remplit une i)urctte avec ce mélange. On fait ensuite six filtres avec du papier à filtrer de très-bonne qualité et choisi avec soin ; on les place sur des entoimoirs ; on les humecte d'abord avec de l'acide acétique, puis on les arrose deux ou trois fois avec de l'eau bouillante ; alors la filtration ultérieure se fait plus promptement et plus complètement.

Maintenant on mélange 5 c. c. de la solution d'albumine avec 5 c. c. de la solution de.prussiate de potasse et après avoir agité avec soin et longtemps on verse le liquide sur le premier filtre. Si le ferrocyanure de potassium est en excès, le mélange passe parfaitement clair à travers le filtre, il est jaune pâle et le liquide filtré n'est pas précipité par le ferrocyanure de potassium, mais^ il se trouble et donne naissance à des flocons, lorsqu'on y verse de la solution d'albumine. S'il y a un excès d'albumine, le mélange passe un peu trouble à travers le filtre, ou bien il filtre très-lentement et alors on remarque souvent que le liquidé filtré est troublé ou précipité, non-seulement par le prussiate de potasse, mais encore, phénomène curieux, par la solution acide albumine. Cependant il ne faut pas ajouter trop de solution d'albumine à l'échantillon du liquide filtré dans lequel on veut rechercher la présence d'un excès de ferrocyanure de potassium, parce que, dans ce cas, le précipité d'albumine et de ferrocyanure de potassium reste entièrement en dissolution dans l'excès d'albumine.

Suivant le résultat obtenu avec le premier échantillon, on en prépare un second dans lequel on ajoute une quantité double soit de la solution d'albumine, soit de la solution de prussiate de potasse. On continue ainsi jusqu'à ce que l'on trouve que la solution, qui jusqu'à présent était en trop petite quantité, soit maintenant en excès ; en faisant une deuxième expérience avec une quantité moyenne, on se rapproche déplus en plus des limites d'une exactitude suffisante. On aura rarement à faire plus de cinq ou six essais, et même si l'on désire connaître seulement la richesse approximative du liquide en albumine, trois ou tout au plus quatre essais sont suffisants.

50 c. c. d'urine albumineuse furent étendus de quatre fois leur volume avec 150 c. c. d'acide acétique dilué :

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