‹ De l'urine et des sédiments urinaires [electronic resource]Chapitre 178 sur 185 · CALCULS URINAIRES · texte numérisé non relu

CALCULS URINAIRES

blancs, mais sans entrer en fusion. Le résidu de la calcination offre les mêmes propriétés que les calculs d'oxalate de chaux : il est resté à l'état de carbonate de chaux ou bien il s'est transformé en chaux caustique, si l'on a chauffé fortement.

On reconnaît facilement ces calculs à la propriété trés-caractéristique qu'ils ont de se dissoudre dans l'acide chlorhydrique avec effervescence.

Le phosphate ammoniaco-magnésien et lephosphate de chaux (basique) se rencontrent ordinairement mélangés ensemble dans les mêmes concrétions. Ces calculs de phosphates terreux indiquent que depuis longtemps l'urine devient ammoniacale avant son émission par suite de la décomposition de l'urée dans les voies urinaires. Ils peuvent atteindre un volume considérable, ils ont généralement une couleur blanchâtre; si le phosphate ammoniaco-magnésien prédomine, ils sont plus mous, poreux; mais si c'est du phosphate de chaux qui est en excès, ils sont plus denses et plus durs.

Ils présentent les caractères chimiques suivants :

Ils ne brûlent pas lorsqu'on les calcine, mais fondent en une masse blanche semblable à de l'émail , c'est pour cette raison qu'on les a aussi nommés calculs fusibles. Après avoir été fortement calcinés, ils n'offrent pas une réaction alcaline, ce qui les distingue des calculs d'oxalate de chaux et de carbonate de chaux. Ils se dissolvent dans l'acide chlorhydrique sans effervescence, aussi bien avant qu'après la calcihation, et la solution chlorhydrique de la poudre calcinée est précipitée par l'ammoniaque.

Pour séparer l'un de l'autre les deux éléments, le phosphate de chaux et le phosphate ammoniaco-magnésien, on procède de la manière suivante : on dissout dans l'acide chlorhydrique étendu la poudre calcinée et l'on filtre. On ajoute de l'ammoniaque au liquide filtré, jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'une réaction très-faiblement acide, ou bien on neutralise complètement avec l'ammoniaque, jusqu'à ce qu'il se produise un trouble, et l'on fait disparaître celui-ci avec quelques gouttes d'acide acétique. Si maintenant on ajoute de l'oxalate d'ammoniaque, la chaux seule est précipitée à l'état d'oxalate, tandis que le phosphate ammoniaco-magnésien reste en dissolution, et après avoir séparé le précipité par filtration, on peut l'obtenir seul en sursaturant le liquide filtré par l'ammoniaque.

Dans des cas rares on rencontre des calculs de phosphate de chaux neutre. Ils ressemblent par leurs propriétés physiques et chimiques aux calculs composés de phosphates terreux ; mais ils ne contiennent pas de magnésie, de telle sorte que leur solution chlorhydrique, après la précipitation de la chaux par l'oxalate d'ammoniaque, ne

donne pas d'autre précipité lorsqu'on la sursature par l'ammoniaque caustique. Ces calculs ont été observés assez rarement. Mais d'après mes expériences, les graviers de phosphate de chaux se rencontrent beaucoup plus fréquemment qu'on ne l'admettait autrefois, et j'ai observé toute une série de cas semblables. Je dois d'autant plus appeler l'attention sur ce fait, que chez la plupart de ces malades les médecins traitants, au lieu d'examiner avec soin le gravier, le considéraient tout simplement comme de l'acide urique et ordonnaient en conséquence des alcalis, de l'eau de Vichy, etc. — traitement qui dans ces cas, au lieu d'être utile, ne faisait qu'aggraver la maladie.

Cependant les calculs urinaires n'offrent pas toujours une composition aussi simple que nous l'avons supposé jusqu'à présent. Ils renferment quelquefois plusieurs éléments différents. Ainsi il y a des calculs qui consistent en un mélange d'acide urique et d'urates avec des phosphates terreux ; il y en a d'autres qui se composent d'oxalate de chaux et de phosphates. On a môme trouvé des calculs qui contenaient en même temps de l'acide urique, de l'urate d'ammoniaque, de l'oxalate de chaux, du phosphate de chaux, du carbonate de chaux et du phosphate ammoniaco-magnésien, et par conséquent six éléments différents. Ces éléments divers sont mélangés intimement les uns avec les autres, ou bien au contraire ils sont déposés en couches séparées, qui évidemment se sont produites à des moments différents. Cette particularité vient de ce que chez le même malade il se dépose à des époques différentes dans les voies urinaires des sédiments dont la composition varie et qui, en s'ajoutant au calcul déjà existant, viennent en augmenter le volume. Ainsi, des couches alternatives d'acide urique et d'urates peuvent se former dans les conditions suivantes : lorsque chez une personne, sous l'influence d'une diathèse urique, l'urine demeure pendant un certain temps fortement acide, les urates sont décomposés et l'acide urique se dépose, mais quand l'urine devient moins acide ou neutre les urates non altérés se précipitent sur le calcul. Si la diathése urique alterne avec la diathèse oxalique, il se forme des couches alternatives d'acide urique et d'oxalate de chaux. On rencontre très-fréquemment des calculs composés de couches alternatives d'acide urique ou d'oxalate de chaux et de phosphates terreux; ils prennent naissance lorsque la diathése urique ou oxalique affecte une marche périodique et que dans les intervalles l'urine devient ammoniacale par suite de la décomposition de l'urée ; dans ce cas le dédoublement de l'urée est dû à la présence de grandes quantités de mucus, dont la sécrétion est augmentée par l'action irritante du calcul, ou bien encore à une obstruction des voies d'écoulement de l'urine. Des

§ 135 CALCULS URIISAIRES. 507

couches alternantes d'acide uriqne et de phosphate de chaux sont quelquefois produites artificiellement par des médicaments, lorsque, par exemple, le malade prend des alcalis pour combattre la diathèse urique. Ces substances en rendant l'urine alcaline, occasionnent un sédiment de phosphate de chaux qui s'ajoute au calcul.

La plupart des calculs ont un noyau, qui quelquefois est un corps étranger, autour duquel les sédiments urinaires se déposent. Tout corps étranger, qui de l'extérieur a pénétré par un moyen quelconque dans les voies urinaires, ou qui s'est formé à l'intérieur de celles-ci (coagula fibrineux et sanguins, masses de mucus), peut devenir le noyau d'un calcul. Mais un gravier retenu dans l'appareil urinaire peut aussi former le noyau d'un calcul. Dans ce dernier cas le noyau a quelquefois une composition chfmique qui diffère de celle des autres parties du calcul ; c'est précisément ce qui a lieu lorsque pendant la formation de ce dernier le sédiment urinaire se modifie. Il arrive parfois que le calcul présente une cavité à la place du noyau : dans ce cas le noyau était primitivement du mucus, qui a fmi par se détruire ; dans des cas rares on remarque que le noyau est mobile à l'intérieur du calcul, ce fait tient évidemment à la diminution de volume qu'a éprouvée le mucus en se desséchant. Quelquefois le calcul consiste en plusieurs graviers ou petits calculs unis ensemble par un ciment, qui a une composition chimique semblable à celle du calcul lui-même, ou qui au contraire en diffère. Toutes ces circonstances doivent être prises en considération, s'il s'agit de déterminer la constitution chimique d'une concrétion urinaire, pour tirer ensuite des conclusions sur la marche probable de sa formation.

On rencontre aussi de fausses concrétions urinaires, dont le diagnostic est important pour le médecin praticien, surtout lorsqu'il a affaire à un malade hypochondriaque tourmenté par l'idée qu'il a un calcul ou qu'il est atteint de gravelle. Ainsi, il arrive quelquefois que des petites pierres, ou du sable tombées par hasard dans le vase de nuit, sont prises pour des concrétions urinaires. Ce sont généralement des silicates, et leur aspect et leur grande dureté sont ordinairement suffisants pour les faire distinguer des concrétions urinaires ; mais, si c'est nécessaire, on peut en faire l'essai chimique, qui fera voir qu'elles ne possèdent pas les propriétés caractéristiques des éléments des calculs urinaires, et en outre une analyse (calcination avec le carbonate de soude et de potasse, etc., d'après § 50) montrera qu'elles renferment une quantité considérable d'acide silicique, qui ne se rencontre pas, ou seulement en quantité extrêmement petite, dans les concrétions urinaires proprement dites.

EXPLICATION DES PLANCHES

Les planches I, H et III, fig. 1 à 4, sont extraites de V Atlas de Chimie physiologique du D' 0. Funke.

PLitlVCHE I

Fig. 1. Acide hippurique extrait de l'urine normale de l'homme et cristallisé dans l'eau.

Outre les prismes ordinaires, on rencontre fréquemment des cristaux tout à fait semblables à ceux du triple phosphate ; ces cristaux se forment principalement lorsque la séparation de l'acide hippurique a lieu lentement; ils sont représentés dans le tiers inférieur de la figure.

Fig. 2. Acide urique sous différentes formes; il a été obtenu, soit en dissolvant et précipitant de l'acide urique chimiquement pur, soit en traitant des sédiments d'urates par un acide, soit en laissant un dépôt se former spontanément dans une urine.

On peut facilement reconnaître dans la figure les formes variées de l'acide urique, depuis les plus ordinaires, c'est-à-dire les tables rhomboidales simples avec leurs angles obtus arrondis, jusqu'aux modifications les plus rares. Les formes représentées dans la partie inférieure gauche de la figure, qui quelquefois se rencontrent dans les dépôts spontanés de l'urine, ont été préparées artificiellement. Funke les a obtenues toutes les fois qu'après avoir fait dissoudre de l'acide urique chimiquement pur dans une lessive concentrée de potasse il traita la solution sous le microscope avec de l'acide chlorhydrique concentré.

Fig. 3. Sédiment urinaire déposé par l'urine d'un convalescent de fièvre typhoïde et composé d'acide urique, d'urate de soude et d'oxalate de chaux.

Une forme cristalline de l'acide urique qui se rencontre assez souvent dans les sédiments consiste en faisceaux larges, épais et réunis deux à deux par la base ; ces faisceaux sont composés d'un nombre infini de cristaux allongés, minces, en forme de pierre à aiguiser et paraissent généralement incolores. Les beaux cristaux brillants en forme d'enveloppes de lettres sont constitués par de l'oxalate de chaux. Les granules foncés arrondis et anguleux, qui sont isolés, ou qui sont réunis en groupes irréguliers, consistent en urate de soude, qui apparaît toujours dans l'urine sous cette forme moléculaire (voy. pl. II, fig. 1 et 2).

EXPLICATION DES PLANCHES

Flg. 4. Sédiment iirinaire, avec cylindres épithéliaux et cellules épithéliales nombreuses, extrait à l'aide d'une sonde de la vessie d'un individu mort de fièvre typhoïde.

Les tubes cylindriques représentent le revêtement épithélial des tubes de Bellini, dont les cellules arrondies et munies d'un noyau sont rendues parfaitement visible par la présence dans leur intérieur d'une masse moléculaire finement granuleuse. Les cellules épithéliales libres, en forme de massue ou de fuseau, munies d'une queue et d'un noyau proviennent des uretères, des calices et des bassinets.

Fig. 5. Sédiment urinaire, avec corps tubuliformes hyalins, épithélium vésical et corpuscules muqueux, provenant d'un individu atteint de tuberculose miliaire aiguë.

Ces cylindres urinaires, un peu plus rares que les précédents, sont lellcmcnt transparents et homogènes que ce n'est qu'avec peine qu'on parvient à les distinguer du liquide ambiant. Dans le cas représenté par cette gravure, ils paraissent çà et là d'une manière plus nette qu'à l'ordinaire, parce qu'ils sont couverts de petits granules d'urate de soude; leurs extrémités sont un peu renflées. On voit en outre des cellules arrondies, allongées ou polygonales, contenant la plupart un noyau parfaitement évident et provenant de l'épithélium pavimenteux de la vessie ; enfin on remarque aussi des corpuscules de pus contenant de nombreuses granulations.

Fig. 6. Sédiment urinaire composé de cylindres de fibrine, de corpuscules sanguins et purulents et de cellules épithéliales ; il a été fourni par l'urine d'un individu atteint d'une fièvre typhoïde terminée par la mort, et chez lequel on trouva à l'autopsie une infiltration inflammatoire de la substance corticale des reins.

Les corps cylindriques granulés formés d'une masse moléculaire sont des coagula fibrineux (exsudats croupeux) des tubes de Bellini, dont ils représentent le moule. Quelques-uns d'entre eux renferment des corpuscules purulents et sanguins ; on trouve aussi à l'état libre une assez grande quantité de ces petits corps; la plupart des globules sanguins sont vésiculeux, gonfles, mais une portion laisse encore voir avec netteté la dépression centrale. Les cellules épithéliales bipolaires ont déjà été décrites figure 4.

PLAÏKCHE II

Fig. 1. Sédiment d'urate de soude provenant de l'urine jumenteuse émise le matin par un tuberculeux.

Le dépôt blanchâtre, jaunâtre ou couleur brique qui se forme ordinairement dans une urine concentrée et à réaction acide (surtout dans les états fébriles) qu'on laisse refroidir au contact de l'air consiste toujours presque exclusivement en urate de soude, qui se dépose sous forme degianules moléculaires. Lorsque la séparation se fait rapidement, les granules sont très-fins et généralement disposés en groupes ayant l'apparence de la mousse. Si l'urine a été abandonnée pendant quelque temps (fig. 4) on aperçoit quelques champignons de la fermentation, et (au bord inférieur droit) quelquefois des cellules de l'épithélium vésical, qui le plus souvent paraissent granulées et rondes.

Fig. 2. Sédiment d'urate de soude, de phosphates et de mucus

EXPLICATION DES PLANCHES

coagulé, provenant d'une urine abandonnée pendant trois jours à elle-même.

L'urate de soude s'est déposé en granules beaucoup plus foncés et beaucoup plus gros que dans le cas précédent, et les amas formés par ces granules sont aussi plus volumineux. Les produits membraniformes régulièrement granulés représentés au centre de la figure sont des fragments de la pellicule de phosphates terreux amorphes, qui souvent recouvre l'urine en décomposition au contact de l'air. Les bandes plus ou moins larges, qui consistent en points et en granules extrêmement fins rangés par séries, sont des coagula rauqueux, tels qu'ils se trouvent souvent dans l'urine acide et qui peuvent être facilement confondus avec les cylindres urinaires examinés précédemment. On voit en outre dans cette figure des champignons de la fermentation, la plupart disposés en séries ou en plaques (comme sur le bord inférieur); on aperçoit aussi quelques corpuscules muqueux fortement granulés.

Fig, 3. Sédiment de triple phosphate et de corpuscules muqueux provenant d'inie urine trouble, à réaction alcaline et fraîchement éliminée par une personne atteinte de catarrhe vésical.

Les cristaux de phosphate ammoniaco-magnésien offrent des formes différentes, mais ils sont toujours faciles à reconnaître sans analyse cristallographique ou chimique. Les corpuscules muqueux sont assez petits, fortement contractés et granulés, et la plupart sont réunis par leurs bords de manière à former de larges groupes.

Fig. 4. Sédiment d'urate de soude, d'acide urique et de champignons de la fermentation provenant d'une urine entrée en fermentation acide.

Lïirine normale et presque toutes les urines pathologiques à réaction acide éprouvent lorsqu'elles sont abandonnées pendant longtemps à elles-mêmes la fermentation acide. A mesure que la réaction acide augmente, apparaissent dans le liiiuide les petits champignons de la fermentation qui s'accroissent par bourgeonnement et constituent ainsi des séries simples ou ramifiées, comme on peut le voir dans la figure. En même temps l'urate de soude aux formes ordinaires se décompose peu à peu et donne naissance à de l'acide urique qui se sépare en cristaux colorés en jaune et avec les formes simples représentées dans la figure. En outre, on voit souvent apparaître de petits octaèdres d'oxalate de chaux (comme ceux qui se trouvent vers le bord droit supérieur de la figure).

Fig. 5. Sédiment de cristaux de triple phosphate et d'urate d'ammoniaque provenant d'une urine entrée en fermentation alcaline et émise par un individu atteint d'une paraplégie liée à une affection de la moelle épinière.

Les cristaux de triple phosphate représentés dans la figure offrent les formes que l'on rencontre le plus ordinairement dans l'urine décomposée. L'urate d'ammoniatjue se sépare d'abord sous forme de fines molécules, aux dépens desquelles se dévelo]»pent peu à peu de petits corps globuleux, de couleur foncée, réfractant fortement la umière et qui plus tard se recouvrent de fines aiguilles de différentes longueurs de manière à ressembler à une pomme épineuse.

Fig, 6. Azotate d'urée précipité par l'acide azotique dans une urine humaine fortement concentrée.

EXPLICATION DES PLANCHES

PLJLNCHE III

Fig. i. Sédiment de cristaux d'acide urique provenant de l'urine d'une jeune fille (dans la période menstruelle) atteinte d'un rhumatisme aigu.

Des globules sanguins nombreux, colorés en jaune, vcsiculeux et de grosseurs différentes apparaissent à côté des cristaux d'acide urique (tables rhomboidales et autres formes), qui la plupart sont disposés en groupes et en amas, et qui représentent les formes que l'on rencontre le plus ordinairement dans les sédiments si fréquents composés d'un sable granuleux et de couleur jaune d'or.

Fig. 2. Globides sanguins de V homme traités par l'eau.

La transformation graduelle qu'éprouvent les globules sanguins au contact de l'eau est représentée dans la figure (à gauche elle est à son début, à droite elle est plus avancée). Les cellules se gonflent d'abord, elles deviennent plus lenticulaires et enfin sphériques ; la dépression centrale s'efface et est ensuite remplacée par une convexité, ce qui entraîne une diminution dans le diamètre du disque. Les cellules paraissent alors plus petites, l'ombre centrale pâlit et s'efface, tandis que sur le bord apparaît une ombre circulaire ; quelques cellules qui avoisinent le bord de la figure présentent d'une manière distincte la forme lenticulaire. L'action de l'eau continuant, les corpuscules deviennent de plus en plus pâles et difficiles à distinguer du liquide ambiant, parce que leur contenu étant remplacé par de l'eau, ils ont maintenant le même pouvoir réfringent que le liquide extérieur ; ils ont alors l'aspect de vésicules hyalines très-ténues et enfin ils deviennent tout à fait invisibles. Si on ajoute une solution concentrée d'un sel neutre, les globules paraissent plissés, anguleux et dentelés (comme on peut le voir dans la partie inférieure droite de la figure).

Fig. 3. Corpuscules du pus.

La moitié inférieure de la figure montre les corpuscules purulents normaux sons forme de vésicules rondes, pâles, à granulations peu distinctes et de grosseurs un peu différentes ; un assez grand nombre de ces vésicules possèdent un noyau simple, rond et excentrique (jue l'on peut voir à travers l'enveloppe, mais chez «luclqucs-unes le noyau est segmenté. Comme le montre la figure, quelques-uns des corpuscules cytoïdes sont très-nettement Umités par une ligne, tandis que chez d'autres il semble que les contours soient effacés. La moitié inférieure de la figure montre l'effet produit par l'acide acétique sur les corpuscules du pus. Ils se gonflent, leur surface devient lisse et si transparente que bientôt les contours ne peuvent plus être distingués ; les noyaux variables par la forme et par le nombre, deviennent visibles, sont tantôt simples, allongés, en forme de biscuit, de fer à cheval, tantôt doubles, triples, quadruples, et groupés de différentes manières suivant le mode de segmentation des noyaux simples, qui leur ont donné naissance.

Fig. 4. Cystine extraite d'un calcul vésical et cristallisée dans l'ammoniaque.

Fig. 5 et 6, Elles représentent les produits organisés les plus importants et les plus fréquents qui se trouvent dans les sédiments urinaires des personnes atteintes de cancer vésical.

En ce qui concerne l'explication détaillée de chacune de ces figures et leur signification, voyez § 115.

EXPLICATION DES PLANCHES

Tableau des couleurs de Vurine^ d après Vogel :

Fig. 4. Jaune-pâle. Fig. 6. Rouge.

» 2. Jaune-clair. » 7. Rouge-brun,

d 3. Jaune. » 8. Brun-rouge.

» 4. Jaune-rouge. » 9. Noir-brun.

» 5. Rouge-jaune.

Spectres de Vhématine et de l'hémoglobine.

Indépendamment des raies d'absorption situées entre G et D et indiquées dans la planche IV, l'hématine en solution alcoolique acide produit encore, lorsque la liqueur est convenablement étendue, une ou deux autres raies disparaissant plus rapidement que les premières lorsqu'on étend la solution et qui par conséquent ne sont pas caractéristiques.

La méthémoglobine en solution non alcaline produit la même raie d'absorption que l'hématine (page 165).

Le spectre de l'hémoglobine oxygénée montre les deux raies d'absorption trés-caractéristiques décrites page 165.

TABLE ALPHABÉTIQUE

Acétamide 188

Acétate de baryte 123

— de soude 125

Acétone 142

Acide abiétique 182

— acétique 122

— allantoïque 130

— allanturique 39

— amidobenzoïque 180

— anisique 180

— aspartique • 189

— benzoglycolique. 51

— benzoïque.. . . 125, 180, 390

— biliaires 113, 380

— — dosage 503

— butyrique 123

— camphorique 181

— carbonique, dosage 299

— chlorliydrique titré 289

— chlorobenzoïque 180

— cholalique 113, 580

— cinnamique 180

— citrique 180

— coumarique , 180

— cryptophanique 70

— cuminique 180, 184

— cyanique 17

— cyanurique 39

— damalurique 56

— damolique 57

— éthyldiacétique 1 42

— formique 122

— formobenzoylique 180

— glutamique 71

— glycocholique 144

— gras volatils. 122

— hippurique, propriétés, re-

cherche 47

— — préparation 49

— — signification 304

— hyduriiique 17

— hyposulfureux 129

— lactique 119, 489

— libre de l'urine. 8, 248, 356, 458

— malique 180

— méthylhydantoïque 187

— minéraux libres dans l'urine. 1 77

NEUBAUKU ET YOGEL. DE l'uRINE. 2' ÉDIT.

Acide nitrobenzoïque 180

— oxalique 151, 180

— — dosage 307

— — solution titrée. . 248, 275

— oxalurique 45

— oxybenzoïque 180

— oxytbrmobenzoyliquc. 158, 489

— oxyphénique 140

— parabanique. . 45

— paranitrohippurique. ... 184

— paroxybenzoïque 180

— phénique. . 55, 182, 552. 588

— phosphorique, dosage. 242, 247

— — quantité, signification.. 477

— — solution titrée 244

— phtalique. 180

— picrique 56

— propionique 123

— pyrogallique 181

— quinique 180

— salicylique 180, 181

— silicique 82, 178

— succinique. ... 52, 181, 395

— sulfophénique 1 85

— sulfurique, dosage 249

— — quantité, signification.. 471 — titré 295, 301

— tannique 181

— ta r tri que dans l'urine. . . . 180

— taurocholique 115

— taurylique 50

— toluique 180

— tolurique 180

— urique, propriétés, recher-

che. . . 36, 37, 58, 41, 181

— — dosage 276

— — préparation 37

— — quantité, signification. . 455

— — sédiment 147, 390

— urochloralique 183

— valérianique. 124

— xanthoprotéique 85

Acroléine 127

Albumine , propriétés , recherche . 83, 362

— dosage 282

— signification 305

TABLE ALPHABÉTIQUE

Albuminose

Alcaptone

Alcool dans l'urine. . . 142,182,

— crésylique

Allantoïne. 59, 129, 182, 186, 448,

Alloxane. 40,

AUoxantine 40,

Ammoniaque, dosage. . . . 294,

— recherche

— signification

Amygdaline

Amylaniine

Analyse quantitative de l'urine 190,

— règles générales. . . 215,

Aniline

Antimoine dans l'urine. . . 175,

Appareils pour l'analyse

Apparition d'éléments étrangers

dans l'urine 174,

Aréomètre 192,

Argent dans l'urine

— solution titrée

Arsenic dans l'urine 175,

Asparagine

Atrophie du foie.. 134, 158, 485,

Azobenzoïle

Azotates

Azotate d'urée

Azote, dosage

Azotites

Azoturie

Bain d'air

Bain-marie

Balance de Mohr-Westphal

Ballons jaugés. . . . '.

Baryte (sels de) dans l'urine. . . .

— solution titrée

Benzine

Benzino-sulfate de soude

Bilifuscine

Biliprasinc 109,

Bilirubine 107,

Biliverdine 109,

Bismuth dans l'urine. . .....

Bleu d'indigo

Bodo urinarius 172,

Borates alcalins dans l'urine. . . .

Bromure de potassium. . . 179,

Burettes

Butyrate de baryte

Cadmium dans l'urine

Calculs, essai

Carbonates alcalins dans l'urine. .

Carnine

Caséine

Cendres de l'urine, dosage. . . , Champignons de la l'ermenta-

tion 11, 140, 172,

Chaux, dosage 289, 295

Chloral 182

Clilorates alcalins dans l'urine. . . 178

Chlore, dosage 258

— quantité, signification. . . 465

Chloroforme 182, 388

Chlorures alcalins, propriétés et

recherche 71, 74.

— dosage 258

— signification 465

Chlorure de baryum, solution titrée. 250

— de potassium 74

— de sodium. ... 71, 258, 465

— de zinc, solution 281

— de zinc et de créatine. . . . 29

— de zinc et de créatinine. . . 25

Cholépyrrhine 107

Cliolestérine 118

Cholétéline 108, 112

Chylurie 126, 578

Cobalt dans l'urine 588

Coloration de l'urine, anormale. . 550

— accidentelle 350

— normale 548

Colorimètre de l'urine 200

Concrétions urinaires . . ..... 499

Conferves 172. 416

Corpuscules muqueux 160

Couleur de l'urine 205, 347

Créatine 27

Créatinine , propriétés , recherche 20, 25, 33

— dosage 281

Cristaux d hémine 166

Cuivre dans l'urine 588

— solution titrée 253

Cyanure de mercure, solution titrée. 257

Cylindres urinifères 169, 412

Cymène du camphre 184

Cystine 156

— signification 402

Détermination du degré d'acidité.

— de l'eau 196

— des sels fixes 202

— des substances dissoutes . . 190

— quantitative 190

— de la quantité d'urine . . . 191 Diabète 428

— insipide 452

— phosphatique 486

— sucré 584, 452

Diatlièsc oxalique 400

Dioxin dol 189

Documents analytiques 555

Dyslisine 115

Éiéments de la bile. . . lUO, 579 580

— solides de f urine, détenu. . 196

TABLE ALPHABÉTIQUE

Éléments de l'urine. lô

— — accidentels 174

— — anormaux 85

— — inorganiques 71

— — normaux 15

Entozoaires dans l'urine 418

Épithélium 1(30, 169, 404

Éprouvettes graduées '212

Essence d'amandes amères .... 180

Éther benzoïque 180

ÉthylglycocoUe 180

Exsiccateur 198

Fer, recherche 78

— dosage 274

Fermentation de l'urnie .... 9, 145

Ferrocyanure de potassium. ... 178

— sol. titrée 275

Fibrine 89, 128

— signification 370

Fluorescope 185

Galacturie 126, 578

Globuline 90, 567

Graisse, propriétés, recherche. . . 126

— dosage 504

— signification 576

Glycocolle 59, 50, 114, 187

Glycosurie 384

Guanine 187

Hémaphéine 349

Hématine 164

Hématurie 371, 495

Hématocristalline 163

Hémoglobine 163, 373

Hippurie 385

Hydrobilirubine 61

Hydrogène sulfuré 128

Hypoxanthine 34, 159, 403

Incinération 202

Indican 64, 350

— dosage 505, 351

Indiglucine 65

Indigo 65

Indol 65, 189

Infusoires 171, 415

Inosite 103, 386

Iode, dosage 269, 272, 273

lodoforme 101

lodure de potassium dans l'urine, 178

— sol. titrée 270, 275

Isatine 66, 189

Kyestéine 417

Lactate de chaux 120

— de zinc. 120

Lactide 120

Lécithine 127

Leucine. ... 65, 132,158,187, 488

Liquide de Farrant 520

Lithine dans î'urine 178

iTiaiiclU lyUiUi allie tH-^ l uiiiic,

pro-

détermination •

niTinfitp c i rrni fîpat înn

L|UcIllLlLC, olj^llllIl^atlVJll

Mercure dans l'urine

Métasull'ophéiiate de soude .

Méthylhydantoïne .... 28, 28,

IVfpt hvl n r*Q TTI 1 tlP

MptVi vliifpp

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luu.

IVÎnpn c

tv»

1 lO

Oxalate de chaux

Palladium, solution titrée .

on

Parasulfophénate de soude . .

Peptones

Permanganate de potasse, solution

S"^ oO

— ammoniaco-magnésien

— terreux. . . 77, 155,

51() TABLE ALPHABÉTIQUE. I

Sucre de diabète, signification

Poids spécifique de l'urine. . 192,

Sulfocyanure de potassium . .

Sulfovinate de soude

Potasse, dosage 296,

Sulfure de potassium . . . .

Thallium dans l'urine . . . .

Théine

Quantité de l'urine, déterm. . . .

Toi ulacées .... , 11, 146, 172,

Trouble de l'urine

Tubes urinifères

Réaction chimique de l'urine. 6, 7,

Tyrosine 154, 158, 158,

Uranium, sol. titrée. . . .

/ on

Urale acide d'ammoniaque .

— de potasse .... 94, 100,

Urée, propriétés, recherche.

— préparation .....

Sang dans l'urine, recherche . . .

— quantité, signification

Urine alcaline .... 9, 144, 556,

Santonine dans l'urine. . . . 188,

— laiteuse

— noires 70

Urine, caractères physiques.

Sédiments urinaires, production .

— cristallins 147,

Sels ammoniacaux. ... 80, 178,

— de chaux dans l'urine . . .

— de magné.^ie dans l'urine. .

— marin, propriétés, recher-

et f,Â

— fixes, détermination ....

1 t'A.* ara Cïctn an^

— sol. titrée. . 248, 289, 295,

Sucre de diabète, propriétés, re-

Xanthine 29, 52, 159,

Zinc (sels de) dans l'urine . .

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