‹ De l'urine et des sédiments urinaires [electronic resource]Chapitre 50 sur 185 · C. Sels alcalins · texte numérisé non relu

C. Sels alcalins

1. Les carbonates alcalins reparaissent toujours tels quels dans l'urine, bien que certainement une partie soit saturée par l'acide libre du suc gastrique. Ils rendent l'urine, soit neutre, soit alcaline. — L'acide carbonique libre, les vins mousseux, la bière, les bicarbonates alcalins occasionnent une séparation plus grande d'oxalate de chaux et en même temps aussi la richesse de l'urine en acide carbonique libre devient plus grande.

2. Les sels de lithine employés à l'intérieur passent trés-lacilcnient dans l'urine.

Pour leur recherche on évapore à siccité une quantité sufiisante d'urine, et l'on chauffe le résidu à une chaleur modérée jusqu'à carbonisation complète. Après le reiroidissenient on épuise le charbon avec de l'acide chlorhydrique étendu, on filtre, l'on évapore à sec le liquide filtré incolore, on traite par l'alcool concentré, on filtre, on évapore la solution alcoolique à sec et maintenant on soumet le résidu à l'analyse spectrale. En procédant ainsi, j'ai toujours réussi à découvrir la lithine avec une certitude absolue, à la suite de l'usage interne de cette substance.

5. Les sels ammoniacaux passent généralement dans l'urine sans avoir éprouvé d'altération.

A ce sujet, j'ai effectué des expériences avec un jeune homme de 20 ans qui, d'après la moyenne de 12 déterminations, éliminait par 24 heures 0s%6\ö1 d'ammoniaque correspondant à l«%9o05 de chlorure d'ammonium; 10 cent. cub. d'une solution de chlorure d'ammonium à 20 p. 100 furent pris chaque soir avec un verre d'eau, l'urine de 24 heures fut exactement recueillie et soumise à l'analyse. Les expériences furent continuées durant cinq jours, et pendant ce temps, si nous retranchons comme normale la quantité indiquée plus haut, il fut éliminé Os^Oo? de chlorure d'ammonium, au lieu des 10 grammes absorbés.

4. Le ferrocyanide de potassium se trouve réduit à l'étal de ferrocyanure.

5. Le sulfocyaimre de potassium passe rapidement dans l'urine, même après l'ingestion de petites quantités.

6. Les silicates, chlorates et borates alcalins, se retrouvent dans l'urine.

7. D'après Rabuteau, le Perchlorate de potasse passe facilement dans l'urine.

Pour le découvrir dans l'urine, on précipite complètement ce liquide par l'azotate d'argent, dans le liquide filtré on enlève l'argent en excès avec une lessive de soude, on filtre de nouveau, on évapore à siccité et l'on chauffe le résidu au rouge. Le Perchlorate de potasse est ainsi transformé en chlorure de potassiumj que l'on peut doser facilement par les procédés ordinaires*.

8. L'iodure de potassium passe également dans l'urine et généralement il peut être facilement découvert au moyen de sa réaction bien connue avec l'amidon.

' Gazette hel>doniad. rie méd. et de cliir., 1868.

Pierre Scivoletto humecte des bandes de papier à filtrer avec de l'empois d'amidon, après les avoir desséchées il les arrose avec l'urine à essayer, et ensuite il les sus pend librement dans la partie supérieure d'un petit ballon au fond duquel se trouve un peu d'acide azotique fumant. S'il y a de l'iode, les parties mouillées se colorent en bleu. S'il s'agit de très-petites quantités, la méthode suivante, indiquée par Castain, pourrait être employée avec certitude. On mélange environ 1 litre d'urine avec ■2 grammes de potasse caustique, on évapore à sec et l'on brûle toutes les matières organiques. On dissout le résidu dans l'eau et l'on recherche l'iode, avec l'amidon et l'eau de chlore ou l'acide azotique fumant. — On peut employer avec avantage, pour mettre l'iode en hberté, une solution concentrée d'acide hypoazotique dans l'acide sulfurique hydraté. Ou bien on met l'iode en liberté en ajoutant de l'eau de brome avec précaution, et en agitant avec du sulfure de carbone on le dissout dans ce liquide. Je préfète cette dernière réaction à toutes les autres.

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