APPAREILS
dans un vase quelconque. Il faut cependant faire attention à la manière dont la pipette est graduée; il faut savoir par conséquent si l'on doit prendre ou laisser la dernière goutte, qui au bout de quelque temps se rend dans l'orifice inférieur, et que l'on peut faire sortir en souillant. Les pipettes à récoulement sont les plus convenables et les plus exactes; eHes sont graduées de manière à ce que la quantité de liquide mesurée s'écoule tout entière sous forme d'un filet, de telle sorte qu'on n'a pas besoin de faire tomber en soufflant la goutte qui reste suspendue à la pointe. Dans tous les cas, il est convenable d'appuyer sur la paroi humide du vase la pointe de la pipette pendant que celle-
ci se vide. Cette manière de mesurer donne les résultats les plus uniformes; on comprend de soi-mèr^ qu'il faut que les pipettes soient graduées d'aprèb cette méthode. Pour les analyses d'urine, on emploie des pipettes de 50, 50, d5., 10, 5 et 2 c. c, afin i'étre muni pour tous les cas qui peuvent se présenter.
Pour mesurer les liqueurs titrées, nous nous servons des appareils suivants :
12. Pipette de Möhr. — Ces pipettes (fig. 48) sont graduées suivant leur longueur et elles contiennent 50 à 40 c. c, qui sont chacun divisés en 10 parties (par conséquent en dixièmes de c. c). Elles ne sont
ig. 4.S!. — PipeUe de Molir.
Fig. 49. — Ilobinel à pince de Mulir.
pas étirées en pointe à la partie supérieure, de telle sorte qu'on peut y verser commodément les liquides, et ensuite fermer l'ouverture avec un bouchon. Maintenant, afin de pouvoir faire couler goutte à goutte
NEUDAUER ET VUGEL. DE L UlilNE. 2*^ ÉDIT.
210 DÉTERMINATION DE ClIAOUE CORPS EN PARTICl LIEU. I5 65
les solutions titrées contenues dans ces pipettes, nous nous servons de la disposition suivante, extrêmement simple et répondant en même temps à toutes les exigences. On fixe un petit tube de verre étiré en une pointe fine (fig. 49) à l'extrémité d'un petit morceau de tube de caoutchouc vulcanisé a a, qui est pressé et fermé hermétiquement par une pince en fil métallique (66, fig. 49 et fig. 50), mais qui par une pression plus ou moins forte, exercée sur les plaques ce, peut être ouverte plus ou moins. On adapte ce tube de caoutchouc à l'extrémité retrécie h de la figure 48, puis on fixe la pipette à un support en bois de manière à ce qu'elle se trouve suspendue dans une position tout à fait verticale. La figure 51 représente l'appareil complet. Lorsqu'on veut se servir de la pipette, on la remplit avec la liqueur titrée jusqu'au zéro, on mesure l'urine à essayer, et en ouvrant la pince (le robinet à pince), on laisse couler la solution titrée jusqu'à ce que l'on ait exactement ajouté la quantité vou-
Fi'^ 50. — Pincé.
Fig, 51. — Support pour les pipettes de 31ûhr.
lue; toutefois, vers la fin de l'opération il faut que l'écoulement se fasse goutte à goutte. On peut, à l'aide de cette disposition ingénieuse, non-seulement vider plus rapidement la pipette, mais encore obtenir d'une manière tout à fait sûre l'écoulement du liquide en gouttes séparées. Pour une série de recherches de longue durée, il est convenable d'avoir sur un support deux ou plusieurs pipettes de ce genre, que l'on peut abandonner au repos entièrement ou à moitié pleines, en ayant soin de fermer avec un bouchon l'ouverture supérieure, afin de s'opposer à l'évaporation.
Un appareil disposé comme il vient d'être dit et qui serait trésconvenable pour les médecins est représenté par la figure 5'2 ; on peut facilement le comprendre sans description, a 6, sur lequel sont fixés les 8 bras, est un cylindre de laiton soutenu par une vis et que
g 63 APPAREILS. ^-^ll
Ton peut facilement faire tourner autour de son axe. A la partie supérieure, les pipettes sont maintenues par une pince à vis, tandis qu"inférieurement elles sont simplement reçues dans un anneau conique muni d'une charnière, afin que l'on puisse enlever facilement les pipettes, ccc sont des cartes qui sont fixées sur chaque bras du support au moyen d'une petite pince; elles servent à inscrire la na-
Fig. 52. — Support pour les pipettes de Möhr. Fig. 55. — Buretie de Gay-Lussac.
ture des liquides qui se trouvent dans les pipettes. Enfin d est une plate-forme reposant sur 4- vis, qui servent à placer perpendiculairement l'appareil tout entier. — 11 est facile de comprendre qu'en donnant à l'appareil des dimensions un peu plus grandes on peut y fixer 6 ou 8 pipettes.
Dans le même but, on se sert aussi des burettes yradiiées.
o. Burette graduée. — La forme la plus ordinaire de cet ingénieux instrument est celle qui a été imaginée par Gay-Lussac (fig. 55). Le tube étroit sert pour vider le liquide; il doit pour celte raison se
212 DÉTERMINATION DE CHAQUE CuIlPS EN PAUTICULIEIl. § 05
Iroiiver un peu plus bas que l'orifice du tube large, afin que l'on puisse verser le liquide commodément. Ces burettes contiennent soit 50 c. c, et alors elles sont, comme la pipette représentée par la figure 48, divisées en dixièmes de c. c, ou bien elles ont une capacité de 50 c. c, et dans ce cas elles sont partagées en 100 parties représentant chacune 1/2 c. c. Pour s'en servir, on les remplit avec la solution titrée jusqu'au-dessus du point zéro, et ensuite par le tube étroit on verse exactement C3 qui se trouve au-dessus de ce point. L'appa-
Fig. 54. — Éi rouv.Ue giadué.;. Fig. 5o. — Ballon jaugé.
reil de Möhr décrit précédemment rend superllus ces instruments qui se brident avec facilité. La pipette de Möhr, ainsi que les burettes, doit être graduée à Vécoulement.
4. Eprouvette graduée. — Elle sert pour préparer les solutions titrées et elle est représentée par la figure 54. Une éprouvette de ce gem-e doit contenir de 500 à 600 c. c. et être graduée par 5 c. c. Dans le mémo but, on se sert aussi de ballons jaugés (fig. 55), qui étant renq)lis jusqu'à une marque tracée sur le col contiennent exactement 1, 1/2 ou ij\ de titre. — Pour la préparation des liqueurs titrées, ces ballons doivent être préférés aux éprouvettes.