‹ De l'usage et de l'abus de l'esprit philosophique durant le XVIIIe siècleChapitre 27 sur 87 · CHAPITRE XXVlï · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVlï

De l'hypothèse d'un état absolu de nature , antérieur et opposé à l'état de société. Page 228

Certains philosophes ont arbitrairement supposé un état absolu de nature. Celte supposition a été la cause de beaucoup d'erreurs , 228. — Quel est cet état de nature ? 228. — On ne peut en parler qu'hypothétiquement, 229. — Aucun peuple n'a quitté l'état de société pour retourner à l'état de nature, 229. — L'état de société est l'ouvrage direct de la nature elle-même,

229. —Il est conforme à la nature de l'homme, 23o. - — L'homme civil n'est que l'homme naturel avec son développement,

230. — L'état sauvage n'est que l'enfance du monde, 23 1. — Tous nos progrès, toutes nos découvertes, étaient dans la nature, comme tous les germes sont dans la terre, 232. — Les hommes, avant leur civihsation, ont plus de grossièreté que d'énergie, 252. — De l'homme errant dans les bois, 235. — L'homme civil n'est point un être dégénéré, 254. — Si l'esprit de société a produit le luxe, la soif des plaisirs et des richesses, il a mis un frein à toutes les pussions violentes de la nature humaine, 254* — Lu civilisation a été, pour les peuples, ce qu'une bonne éducation est pour les particuliers, 255. — Les hommes, loin desOi, corrompre en se civilisant , se sont perfectionnés, 255. — Les déclamations contre les institutions civiles ont leur source dans

Xxij TABLE ANALYTIQUE.

l'idée fausse que nous nous sommes faite d'un prétendu état d(

nature, 206.

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