CHAPITRE XXVIII
De la doctrine de quelques philosophes sur le pacte social et sur la souveraineté. Page 258
Du pacte social , 258. — Existe-il un seul exemple d'une convention par laquelle an peuple soit devenu un peuple? 258. — Il est absurde d'assimiler les réunions d'hommes qui forment les corps de nations aux contrats ordinaires, 239. — Partout où nous trouvons nos semblables, nous avons des droits à exercer et des devoirs à remplir, aSg. — Il y a de la folie à soutenir qu'un peuple peut rompre le pacte social, 240. — Jusqu'à ce siècle on n'avait point encore imaginé d'ériger en liberté nationale le funeste pouvoir de se replonger dans la barbarie, 240. — Comment les hommes se réunissent et comment les peuples se forment, 241. — De la souveraineté du peuple , i!\\. — Dieu n'est la source de toute-puissance que comme créateur et conservateur de Tordre social, 242. — - Ne confondons point la religion avec l'état, 244- — La souveraineté est de droit divin comme la société, 244- — De la puissance pnternelle, comme source de tout droit politique. 244- — Du droit du plus fort , 246. — De l'intérêt social , 247. — Définition de la souverainté , 247- — Doctrine anarchique de ceux qui séparent la souveraineté du gouvernement ; la formation d'une puissance publique caractérise la nouvelle manière d'état, qu'on peut appeler acquise, 249. *— Le gouvernement est la souveraineté en action , 25 1 . — C'est une grande erreur de prétendre que le gouvernement n'est qu^un corps intermédiaire entre le peuple pris collecti rement , en qui seul réside la souveraineté , et les sujets qui font les in liridus dont un peuple se compose, 252. — La souveraineté , liulépendnmment de tout gouvernement, serait un être métaphysique, 252. — La puissance publique a besoin d'instruments pour se manifester 253. — Le peuple est le principe et la fin du gouvernement ; comment celte vérité se modifie , 255. — Dans quel sens con- *çoit-on que la volonté du peuple ne peut se commettre? 255. <— Est - il vrai que le droit exclusif de faire des lois appartienne au peuple ? 255. — Danger de raisonner sur cet être
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collectif qu'on appelle peuple , comme Ton raisonnerait sur un être simple, 2 56. — On ne peut donner des lois à un peuple sans son concours; de quelle manière a lieu ce concours, 257. — La bienfaisance, la sagesse, le courage, le génie, ont été les premiers fondateurs des empires, 258. — Le peuple consacre ses institutions par son adoption au moins tacite , 259. — L'idée d'une nation dont les magistrats ne seraient que les ministres, tandis qu'il exercerait par lui-même la souveraineté, est une théorie sans réalité, 260. — Examen de cette maxime : qu'un peuple peut, quandille veut, changer le gouvernement établi, 261. — Réunion de l'Ecosse et de PÂngleterre, en i6o5, 262. — Jacques II abandonne ses états en 1688,
262. — Des assemblées représentatives autorisèrent ces changements, 262. — Le parlement rangea le plus près qu'il put la ligne de la succession légitime, 262. — Comment discerner, aumilieu des mouvements partiels d'une multitude informe, ce que l'on se plaît à appeler l'expression de la volonté générale ,
263. — Les mots salats da peuple n'expriment point une chose arbitraire , 265. — Aucune constitution n'a marqué le cas où le peuple en corps peut tout renverser, 264. — On ne doit point se prévaloir de l'exemple de la république de Crète, 264. — Danger des révolutions;, 264.