‹ De l'utilisation de l'acide ascorbique et du chlorure d'ammonium dans le traitement des fracturesChapitre 11 sur 22 · FAT · texte numérisé non relu

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Rendu à ce point de son évolution, le tissu conjonctif est apte, grâce à sa richesse en osséine, à se charger en sels minéraux, phosphates tricalciques, bicarbonate de calcium qui seront groupés en une association de nature non pas chimique mais physique, du type apatite, et qui vont/donner à cette organisation conjonctive molle, la solidité caractéristique de l'os définitif. Il convient donc de voir d’où proviennent ces sels minéraux qui apparaissent quantitativement et qualitativement si importants, lorsque l’on sait que les phosphates tricalciques constituent en gros soixante pour cent de la matière minérale de l'os, les carbonates dix pour cent, le reste étant formé de sels divers, phosphates magnésiens, chlorures et fluorures alcalins et alca-

lino-terreux.

Les carbonates ont un métabolisme simple, étant pris sur place aux dépens du CO? circulant. Celui des phosphates et du calcium est compliqué et intéressant à suivre. En effet, à l’origine alimentaire de l'ostéogénèse banale de croissance, s'ajoute dans le cas des fractures une autre origine des phosphates, du calcium et qui est, cette fois-ci, osseuse. Il y a libération très précocement de ces sels à partir de cette immense réserve phesphocalcique que constitue le squelette entier, surtout dans ses parties justa-fracturaires. Plus spécialement, les travaux de Roche et de Mourgue ont montré que dans les fractures diaphysaires, l’ensemble de l'os brisé participe à cette « mutation » calcique, ainsi que la pièce homologue intacte.

Par quel mécanisme se fait cette libération ? Pro-.

cède-t-elle soit par simple ostéolyse, soit par ostéoclasié avec participation active des ostécclastes ? Il semble que le premier de ces processus soit celui que l’on rencontre habituellement dans les fractures et qu'il soit un phénomène d'ordre physico-chimique pur sans intervention cellulaire directe. Il serait sous la dépendance de la parathormone, de l’hyperhémie locale, de l’aci-

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