‹ De l'utilisation de la chloropicrine dans les opérations de dératisation et désinsectisationChapitre 12 sur 22 · RP · texte numérisé non relu

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[Pour les poux exposés en profondeur, les tubes à hémolyse étaient soit cousus entre deux épaisseurs de drap de capote, soit introduits entre l’étoffe et la doublure d’un caban épais ou le matelas et la fonçure d’un hamac, soit placés au milieu des pièces de linge contenues dans un sac de marin.]

Aux températures de 5° à 8°, à la dose de 10 grammes par mètre cube, il fallait donc, pour obtenir un résultat utile, prolonger l’action de la chloropicrine au moins 6 heures. L’élévation de la dose à 20 grammes par mètre cube ne permettait pas d’abréger la” durée de contact.

A la température de 8°, avec une dose de 10 grammes par mètre cube, 16 heures d'exposition donnaient un résultat certain. |

Nous voyons aussi qu’à des températures plus élevées (33°) la mort des poux survient très rapidement (40 minutes au plus) à la même concentration.

Cette influence de la température peut s’expliquer, d’une part par la moins grande rapidité d’évaporation et de diffusion de la chloropicrine aux basses températures ; d'autre part par la moins grande rapidité des échanges biologiques à ces mêmes températures ; en effet, si les poux étaient préalablement refroidis, ils présentaient, à ces basses températures, une résistance beaucoup plus grande aux vapeurs toxiques.

Il est à noter que l’âge des poux ne semble pas faire varier leur résistance aux vapeurs insecticides ; de plus, lorsqu'ils subissent leur action, ils passent, avant de mourir, par une phase d’agitation, puis de paralysie ; à cette dernière phase, s’ils sont replacés à l’air libre, ils ne peuvent jamais survivre.

b) Action sur les lentes.

Après avoir été soumises à l’action des vapeurs de

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