‹ De l'utilisation de la chloropicrine dans les opérations de dératisation et désinsectisationChapitre 6 sur 22 · ACIDE CYANHYDRIQUE · texte numérisé non relu

ACIDE CYANHYDRIQUE

L'emploi de l'acide cyanhydrique fut généralisé plus tard, aux Etats-Unis d’abord, en Italie ensuite, où il est utilisé d’une façon courante, non seulement pour le traitement des navires, mais celui des entrepôts, des docks et des ports.

C'est un dératisant aussi bien qu’un désinsectisant efficace. Facilement et à peu de frais il peut être pro-

duit par réaction de l’acide sulfurique sur le cyanure de sodium.

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Ce gaz est extrêmement diffusible, d’une densité voisine de celle de l'air.

D'après Greel et Simpson, dans la dératisation des navires, 77 % des rats seulement seraient tués par le gaz sulfureux ; il y en aurait 95 % par l'acide cyanhydrique.

Dès leur atteinte par le gaz, les rats sont sidérés et ne cherchent pas à fuir.

Les doses employées sont de 2 gr. 50 par mètre cube avec une durée de contact minima d’une heure pour la dératisation. Avec des doses de 4 gr. 50 à 6 grammes par mètre cube et une durée minima de contact de six heures les parasites et leurs œufs sont détruits.

On produit actuellement ce gaz par réaction de SO‘? sur le Na Cy, dans des appareïls spéciaux placés hors des locaux à traiter ; il peut être également utilisé sous forme de solution stabilisée (procédé Galardi), fixé sur des matières inertes (Zyklon B) ou même conservé à l’état liquide dans des obus.

L'action de l’acide cyanhydrique est nulle sur les tissus, les couleurs, les métaux, les dorures, les denrées alimentaires, sauf les denrées liquides ou semiliquides ; en effet, il se dissout en toutes proportions dans l’eau.

Il a l'inconvénient d’être extrêmement toxique pour l’homme. A des doses déjà dangereuses il n’est pas encore perceptible à l’odorat. Il a pu ainsi causer de nombreux accidents mortels, non seulement chez les désinfecteurs, pendant les opérations de cyanhydrisation, mais encore lors de la réoccupation des locaux où des traces résiduaires du toxique avaient persisté, en particulier à l’intérieur des oreillers et des matelas qui n'avaient été ni suffisamment ventilés, ni battus.

Il a également causé des accidents chez les occupants des locaux voisins de ceux qui étaient traités ; grâce

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