ACTION DE LA CHLOROPICRINE SUR LES SUBSTANCES ALIMENTAIRES
La chloropicrine se fixe assez facilement sur les corps gras d’origine animale ou végétale ; ses vapeurs à forte concentration imprègnent les huiles, le lait, le beurre en leur communiquant une odeur et une saveur désagréables ; le vin, les eaux-de-vie, le rhum conservent un certain temps l'odeur de la chloropicrine, mais celle-ci est assez fugace et la saveur ne semble pas subir une altération sensible.
Si l’action de la chloropicrine sur les céréales détruit en grande partie (30 %) le pouvoir germinatif de celles-ci, l’ingestion d’aliments préparés avec des farines provenant de ces céréales s’est montrée inoffen-
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sive. Rothéa n’a décelé, par la méthode de Nicloux, aucune trace de chloropicrine dans les farines ou les céréales qui avaient été soumises à l’action de ses vapeurs, aux concentration de 15 à 20 grammes par mètre cube.
AUTRES ACTIONS SUR LES LOCAUX ET LES SUBSTANCES QUI PEUVENT Y ETRE ENTREPOSEES
La peinture fraîche, l’essence de térébenthine conservent l'odeur de la chloropicrine pendant un certain temps. En revanche, les huiles et les graisses minérales ,vaselines et graisses consistantes industrielles, ne sont pas touchées par les vapeurs de chloropicrine, même à haute concentration ; il en est de même pour les savons de potasse et de soude.
Enfin ses vapeurs n'’altèrent ni les tissus, ni les couleurs, ni les dorures. Les fibres textiles les plus fragiles peuvent être soumises à son action ; l’étouffage des cocons de vers à soie par la chloropicrine laisse aux fibres de soie des qualités équivalentes à celles des fibres de cocons frais.
Son action sur les métaux est maxima à la lumière, la chaleur et l’humidité (Randier) ; cependant elle n’est pas perceptible dans les conditions habituelles d'emploi des vapeurs de chloropicrine.
CANCÈS