‹ DE L'UTILISATION DES PROCÉDÉS DE LABORATOIRE POUR LA RECHERCHE DU GONOCOQUE DANS LE SANG DES BLENNORRAGIQUESChapitre 12 sur 18 · RES · texte numérisé non relu

RES

tent d'identifier absolument le diplocoque contenu dans les valvules au gonocoque de Neisser.

Plusieurs frottis faits en raclant de petites plaques jaunâtres de la crosse’ de l'aorte ont montré, au milieu des leucocytes, des diplocoques ne gardant pas le Gram, identiques au gonocoque; les plaques n'on :

pas éié réensemencées.

Ogservarion XIT (BERG, 1898) Pyélonéphrite et endocardite blennorragiques

H. S... entra, au mois d'août 1898, à l'hôpital du mont Sinaï.

Examen bactériologiqne. — Le 12 août, 10 centimètres cubes de sang furent aspirés de la veine céphalique médiane droite. L’ensemencement fut fait sur agar, sérum-agar et bouillon. Le résultat fut négatif. Les cultures furent observées pendant neuf jours. Il en fut de même pour un ensemencement fait le 23.

Dans les végétations des valvules aortiques, on trouva des diplocoques décolorés par le Gram, même après une très courte application d’alcool. Morphologiquement, ils ressemblaient aux gonocoques. L’autopsie ayant été faite quarante et une heures après la mort, aucune culture ne put

être faite avec le sang du cœur.

OgservarioN XIIT (Panicur, 1898) Arthrite blennorragique

A. F..., trente et un ans, entre à la Clinique le 1°’ mars 1898.

Examen bactériologique. — Le 14, on aspire à la veine médiane céphalique environ 2 centimètres cubes de sang, qu’on répartit dans des tubes et des plaques de gélose-glycérine mélangées de sang humain. Des ensemencements de contrôle sont faits sur des tubes de gélose simple, gélose glycérinée, bouillon et gélatine. Au bout de quarante heures environ, on voit qu'une seule plaque et un seul tube à base de sérum sanguin sont restés stériles, mais que dans les autres apparaissent, plus ou moins bien développées, des colonies déjà visibles en vingt-quatre heures, minuscules, multiples, arrondies, transparentes, avec une partie

di Ne centrale plus opaque, blanchâtre dans les parties supérieures du tube, où la couleur rouge diffuse du sang est moindre ; caractéristique, en somme, du gonocoque. L'examen microscopique des colonies les montre composées de diplocoques d'aspect semblable à des gonocoques et décolorées complètement par le Gram. Les tubes de contrôle sont restés complètement stériles.

Les colonies obtenues sont repiquées dans d’autres tubes de gélosesérum humain et de gélose-ascite. Dans quelques tubes, on peut obtenir une deuxième génération de gonocoques ; dans un seul, on va jusqu’à la troisième. Aucun développement sur les milieux banals de culture.

OgservaTion XIV (Panicri, 1899) Urétrite blennorragique avec arthrite

Le 17 juin, le sang est ensemencé comme dans l'observation précédente. Sur trois tubes de gélose-sérum ensemencés, un présente, après vingt-quatre heures, des colonies très nombreuses de gonocoques ; sur le second, elles n'apparaissent qu'après quarante-huit heures; le troisième reste stérile, de même que tous ceux contenant des milieux banals. Les repiquages permettent d'aller jusqu'à la troisième génération. L'examen microscopique montre que les colonies sont formées de

diplocoques ayant les caractères du gonocoque, complètement décolo-

rables par l'alcool.

Ogservarion XV (BsELoGowy, 1899)

(Résumée dans la Médecine moderne, 1899, n° 16)

Endocardite blennorragique

L'examen bactériologique du sang fait pendant la vie du malade, et surtout les ensemencements sur un milieu composé de deux tiers d’agar pepto-glycérinée et de un tiers de liquide d’hydrocèle stérilisé, ont démontré la présence du gonocoque de Neiïsser en culture pure.

A l’autopsie, les ensemencements de divers milieux de culture par

du sang du ventrieule gauche et le produit de raclage des valvules aor-

Laut.

hf es

tiques ont donné des résultats négatifs. Mais l'examen microscopique des produits de raclage et des coupes de valvules aortiques à révélé la présence des mêmes diplocoques qu’on a trouvés dans le sang pendant

la vie du malade.

Ogservarion X VI (Cnarver et LesieuB, 1900) Endocardite avec fièvre

L'examen du pus urétral décèle la présence du gonocoque.

Pendant la vie, 5 centimètres cubes de sang sont prélevés à une veine du bras. Différents milieux solides et liquides faits avec ce sang sont placés à l’étuve à 37°, les uns à l’air libre, les autres dans le vide ; seules les cultures sur gélatine ont été maintenues à la température de 20°. Les résultats n’ont pas été influencés par la présence ou l'absence de l'air.

Sur gélatine, sur gélose, sur sérum sanguin gélifié, dans le lait et le bouillon de bœuÎf peptonisé, apparition en vingt-quatre heures de cultures ne contenant pas de gonocoques, mais des coeci prenant le Gram.

OgservarTion XVII (Procxaska, 1901) Arthrite blennorragique

Le 30 janvier, prise de sang à la veine basilique gauche après constriction préalable du bras. Le sang est aspiré avec une seringue en verre stérilisée et aussilôt porté sur gélose-ascite et bouillon-ascite. Sur bouillon-ascite, on ensemence des quantités de deux ou trois gouttes, 1 centimètre cube et 8 centimètres cubes, et on emploie des quantités de bouillon-ascite parallèlement croissantes. On porte le tout à l’étuve aussi rapidement que possible.

Au bout de trois jours, on voit sur l'échantillon de bouillon-ascite qui a reçu là plus grande quantité de sang une pellicule libre, légèrement moirée, qui, microscopiquement, se compose de cocci, les uns en diplocoques, les autres isolés. IIS se décolorent par le Gram. On les repique sur gélose-ascite; ils poussent en colonies et se comportent

comme des gonocoques. Sur les milieux banals, rien ne pousse.

SN et

Prochaska fait aussi chez un autre malade, la même année, une prise de sang à la veine basilique droite dans le pli du coude et ensemencement sur gélose-ascite et bouillon-ascite comme dans le cas précédent.

En trois jours, sur le bouillon-ascite, se développe une mince pelli-

cule ; les cocci repiqués se comportent entièrement commme des gonocoques.

Ogservarion X VIII (Un&er, 1901) Coxalgie gonococcique

L’ensemencement du sang est pratiqué un jour où la fièvre est assez élevée. On aspire 10 centimètres cubes de sang à la veine médiane basilique droite avec une seringue ; 4, 2 et 5 centimètres cubes sont répartis dans des tubes contenant chacun 20 centimètres cubes de bouillon-ascite à demi. Les deux tubes ensemencés avec les petites quantités de sang restent stériles ; dans le troisième, il se forme au bout de quarante-huit heures une pellicule bleuâtre, le bouillon reste clair, à part un caillot qui s’est déposé. La pellicule contient de nombreux diplocoques décolorés par le Gram. Tous les repiquages sur gélose ordinaire restent sans succès ; par contre, sur des tubes et des plaques d’agar-ascite glycériné, il se développe de minuscules colonies en goutte de rosée, et sur de la gélose au sang humain des colonies ayant les caractères des colonies de gonocoques. Il n’est pas pratiqué d’inoculation.

Ogservarion XIV (BarBrani, 1901) Gonococcémie

Le septième jour après l'apparition des phénomènes généraux, on aspire à la veine médiane basilique droite, après soigneuse asepsie de la peau, environ 20 centimètres cubes de sang ; on en fait 10 ensemencements en faisant couler avec une pipette de verre stérilisée deux ou trois gouttes de sang dans des tubes de cultures préparés suivant la méthode de Finger, Ghon et Schlagenhauler, avec un mélange d’une partie d'urine humaine stérilisée à 70° et d’une partie de gélose à 2 pour 100.

EN La culture était portée à l’étuve à 36° ; au bout de quatorze heures, on constate un développement discret de colonies rondes caractéristiques, transparentes comme des gouttes de rosée, d'abord isolées puis confluentes. L'examen direct du sang frais ou coloré reste absolument

négatif au point de vue de la recherche des gonocoques.

Onservarion XX (DiGGezman, 1901) Arthrite blennorragique

Sur 3 sujets différents on a fait 3 prélèvements de sang.

4° Prise de sang à la veine cubitale. Deuxième prise de 11 centimètres cubes de sang à la veine médiane basilique droite ; deux gouttes sont ensemencées sur bouillon-ascite, 4 centimètre cube sur bouillon-ascite ; 10 centimètres cubes sur bouillon-ascite. Deux jours après, le bouillonascite qui a reçu 10 centimètres cubes de sang montre seul du gonocoque. Les autres milieux restent stériles.

2° Prise de 10 centimètres cubes de sang à la veine médiane basilique ; deux gouttes sont ensemencées en bouillon-asciteetenviron 10 centimètres cubes en bouillon-ascite également. Quatre jours après, les gonocoques sont décelables dans le bouillon-ascite. |

3° 11 centimètres cubes sont prélevés à la veine médiane basilique gauche ; deux gouttes sont ensemencées en bouillon-ascite, 10 centimètres cubes en bouillon-ascite. Le jour suivant, on ne trouve de gonocoque que dans le tube ensemencé avec les 10 centimètres cubes; les autres restent stériles.

OBservaTION XXI (SizvesrRiNt, 1901) Arthrite et endocardite blennorragiques

Du sang est pris au coude avec une seringue stérilisée et ensemencé sur des tubes de bouillon, de gélose, de gélatine, de pomme de terre et sur des tubes de gélose mélangés à du sérum de pleurésie et du sérum humain.

Les tubes de gélose, de bouillon, de pomme de terre sont mis à l’étuve à 37°; ceux de gélatine à une température de 20°. Des tubes

NE Vo

témoins de gélose-sérum non ensemencés sont mis à l’étuve pour vérifier leur stérilité.

Sur les tubes de gélose-sérum apparaissent quelques colonies isolées, pareilles à celles obtenues avec le liquide articulaire. EIes contiennent un diplocoque identique au gonocoque et ne prenant pas le Gram, il présente diverses formes d'involution, de dimensions et de colorabilité variables. L’inoculation endo-cranienne au cobaye et au lapin reste sans effet.

Osservarion XXIT (Harris et Jonusrox, 1901) Endocardite blennorragique

Examens bactériologiques pendant la vie. — On ensemence le sang 5 lois. Les 24 et 27 septembre, 12 centimètres cubes de sang sont prélevés à une veine du coude et répartis en quatre flacons d'Erlemeyer, chacun contenant 150 centimètres cubes de bouillon additionné de 20 à 30 centimètres cubes de liquide d'hydrocèle. Les 4 et 12 octobre, 12 centimètres cubes sont à nouveau aspirés, mélangés à 25 centimètres cubes de gélose fondue et immédiatement solidifiée ; chaque fois les milieux demeurent stériles. Le 48 octobre, juste vingt-quatre heures avant la mort, la veine médiane basilique est ouverte après cocaïnisalion et on recueille 12 centimètres cubes de sang. Cette quantité est aussi également que possible divisée en trois tubes, contenant chacun 10 centimètres cubes de gélose fondue, qu’on coule dans des boîtes de Pétri, et entre deux tubes de gélose-hydrocèle incliné, dans lesquels il y a un excès de liquide d’hydrocèle. Une seconde quantité de 12 centimètres cubes de sang est répartie en flacons contenant 150 centimètres cubes de bouillon et un contenant 150 centimètres cubes de lait. On emploie les deux méthodes aérobie et anatrobie de culture.

Cultures aérobies : On trouve sur les plaques de gélose et sang, au bout de vingt-quatre heures, des colonies superficielles nombreuses, petites, blanc bleuâtres ; autant de colonies profondes punctiformes ; au bout de quarante-huit heures, des colonies superficielles, 1/2 millimètre de diamètre, pâles, gris bleuâtres ; au bout de soixante-douze heures, pas de changement. Dans les tubes de gélose-hydrocèle et sang, 20 colonies blanches, brillantes, rondes à la séparation du sang et de la surface de

He

gélose. Dans les ballons de 150 centimètres cubes de bouillon et 4 centimètres cubes de sang, rien n’est observé ainsi que dans le flacon de lait et sang.

Des repiquages prélevés au hasard de tous les milieux montrent chaque fois un diplocoque en forme de biscuit jamais bien définie, souvent lancéolé et fréquemment irrégulier de dimensions et de forme. Par les couleurs d’aniline ordinaires, les microbes se colorent d’une façon inégale, ies uns apparaissant seulement comme des ombres, les autres colorés d’une façon brillante, jeunes et vieilles colonies sont également décolorées par le Gram. Une viscosité marquée est caractéristique de toutes ces colonies, les plus petites adhèrent finement à l’aiguille de platine, les plus grandes sont étirées en filaments de 3 à 4 millimètres de longueur. Détachées de la gélose-hydrocèle, elles flottent intactes sur la surface du liquide d'hydrocèle résiduel.

Les micro-organismes ne poussent pas par repiquage sur gélose-hydro- -cèle (probablement par mort prématurée des colonies primitives) mais sur 14 tubes de gélose ordinaire ensemencés, 2 donnèrent des colonies. Sur un mélange de sang humain et de gélose, elles poussent en abondance, quelques-unes atteignent 2 millimètres de diamètre, et toutes montrent la même couleur bleuâtre, pâle de toutes les cultures originelles du sang gélosé. L’ensemencement reste négatif sur pomme de terre, gélatine, gélose ou sucre, sérum de Lœæîîfler, bouillon et lait. On ne peut pas aller au delà de la deuxième génération et la vitalité des cultures s’épuise en quelques jours. Il ne fut pas pratiqué d’inoculation.

Examen bactériologique post-mortem. — On ensemence sur gélosehydrocèle le sang du cœur. On trouve le gonocoque et le colibacille. Des préparations des végétations mitrales montrent de nombreux microcoques en paires ou en amas; la forme en grain de café typique ne se voit bien que dans les formes intra-cellulaires. Ils se décolorent par le Gram. L'inoculation intra-péritonéale à un cobaye d’un centimètre cube de culture sur bouillon hydrocèle du diplocoque retiré du sang amène la mort en quarante-huit heures, avec de très légères lésions de

péritonite, comme dans les expériences de Wertheim.

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OBsErvarION XXIIT (BRESsEL, 1903)

On prend 8 centimètres cubes à la veine médiane qui sont coulés en plaques après mélange avec de la gélose. Trois jours après, une seconde prise de quantité égale.

Les cultures ont donné les résultats suivants: la première prise a donné au commencement du troisième jour, 41 colonies grises, dont les dimensions ont à peine augmenté les jours suivants. Microscopiquement, elles ressemblent tout à fait à des colonies de gonocoques. Le résultat confirme tout à fait le diagnostic; l'aspect des cultures est tout à fait caractéristique. Leur repiquage sur sang gélosé réussit, mais pas sur agar simple. La deuxième prise de sang n’a pas donné une seule colonie. Une lapine, qui a reçu en injection intra-veineuse la culture pure au moyen d’un fil de platine, met bas sept jours après, six petits et maigrit beaucoup dans la suite.

OsservarIoN XXIV (KrausEe, 1903) 1°" cas : Endocardite blennorragique

On prélève 20 centimètres cubes de sang par ponction veineuse, on l’incorpore à de la gélose glycérinée qu'on coule dans huit boites de Pétri. Après quarante-quatre heures, il a poussé six petites colonies, foncées, à peine grosses comme des têtes d’épingle : au microscope, on y découvre de petits cocci ovalaire décolorables par le Grain ; ils ressemblent morphologiquement à des gonocoques. |

Par repiquage on constate que ces microbes ne poussent que sur des milieux contenant de l'hémoglobine et sur gélose-ascite, mal sur sérum de Lœæîfler, et pas du tout sur gélose glycérinée ordinaire; après six repiquages successifs (tous les un ou deux jours) ils ne poussent plus.

Une souris inoculée sous la peau et dans le péritoine reste vivante.

Une deuxième fois on prélève 20 centimètres cubes de sang qu’on avait mélangé à de la gélose fondue à 42°, puis coulé dans huit boîtes de Pétri; au bout de quarante-quatre heures, 40 colonies de gono-

coques.

À l’ensemencement sur gélose glycérinée, bouillon etsang gélosé des

végétations aortiques, il ne pousse rien.

2 cas : Arthrite blennorragique avec fièvre

On prend 20 centimètres cubes de sang à une veine du bras et on l'ensemence comme dans le cas précédent. Rien ne pousse (après séjour à l'étuve à 37° pendant huit jours) Un nouvel ensemencement de 20 centimètres cubes de sang donne, sur les boîtes de Pétri, huit colonies petites, foncées, qui au microscope montrent des gonocoques décolorés par le Gram. Par repiquage, elles ne repoussent pas sur gélose, gélose-glycérine et bouillon, mais facilement sur gélose et gélose-ascite

recouvertes de sang.

OgservaTion XXV (Wipaz el FAURE-BEAULIEU, 1904) Endocardite blennorragique

Recherche du gonocoque dans le sang pendant la vie. — Au cours de la maladie, quatre prises de sang furent pratiquées aux veines du pli du coude, afin d'y rechercher par ensemencement le gonocoque. La première fois, le 12 mai, on prit 20 centimètres cubes de sang, vingt minutes environ avant l'apparition d’un grand accès fébrile, et le sang fut mélangé à 500 centimètres cubes de bouillon-ascite (2/3 de bouillon ordinaire, 1/3 de liquide ascitique); le tout fut mis à l’étuve à 37° dans un ballon. Vingt-quatre heures après, l'examen sur lamelle du bouillon ne décelait aucun organisme. On fit alors un réensemencement en surface sur des tubes (le gélose-ascite de Wertheim inclinée; vingt-quatre heures après s'était développée une traïnée de fines colonies grisâtres, presque conîÎluentes, peu ou pas saillantes, de la grosseur d'une tête d'épingle environ. L'examen microscopique de ces colonies y décela la présence de dicoplocoques en grains de café, isolés ou en petits amas, plans ou concaves sur leur face de contact, convexes sur l’autre face, bref, présentant bien tous les caractères morphologiques du gonocoque ; ces diplocoques se décoloraient nettement par le Gram. Pas d’autres micro-organismes. La vitalité de ces colonies fut de courte durée, elle s’épuisa en quarante-huit heures.

Les rois autres essais d’ensemencements pratiqués le 13 mai (directement sur gélose-ascite en boîtes de Pétri), les 46 et 24 mai (sur bouillon-ascite comme la première fois) ne fournirent que des colonies impures, dues à des germes d'ordre banal.

Examen microscopique et bactériologique après la mort. -- On voit sur les coupes de végétation de la mitrale de nombreux diplocoques, en grains de calé, ne prenant par le Gram, présentant tous les caractères du gonocoque. Les ensemencements pratiqués sur bouillon-ascite et sur

gélose-ascite n'ont pas donné de culture de gonocoques.

Ogservarion XX VI (Acuarp, 490%) Arthrite blennorragique avec fièvre

Du sang puisé dans la veine et ensemencé dans un ballon de bouillon donna une culture d’un microcoque en grain de café, ne prenant pas le Gram. Il fut impossible d'obtenir de nouvelles cultures sur la gélose au sang. Mais la difficulté même de la culture, les caractères morphologiques du microbe, l'existence chez le malade d’une blennorragie avec accidents généraux font penser qu'il s'agissait très vraisem-

blablement de gonocoque.

OgservarTion XX VII (ProcxaskA, 1901-1905)

Premier cas : Arthrile blennorragique. — Le sang est aspiré, par une seringue en verre stérilisée, à une veine du pli du coude, après constriction du bras, la peau étant préalablement aseptisée rigoureusement. La quantité de sang prélevée est d'au moins 10 centimètres cubes.

Le sang est en majeure partie versé dans un ballon de bouillon-ascite contenant environ 200 grammes de liquide, le rapport entre le liquide ascitique et le bouillon étant d’un tiers. De plus petites quantités de sang, de une ou plusieurs gouttes à 1 centimètre cube, sont ensemencées dans d’autres tubes de bouillon-ascite ou sur des plaques de géloseascite. Le plus rapidement possible, après la répartition, on met les milieux à l’étuve.

On voit, en quelques jours, se former sur la surface du milieu liquide

une pellicule légèrement nacrée qui s'étend dans la suite en surface. A l'examen microscopique, on voit qu'elle est formée de gonocoques, c'est-à-dire de diplocoques et de quelques cocci isolés ne prenant pas le Gram. Quelques flocons blanchâtres se montrent aussi dans le liquide, ainsi que dans les tubes de bouillon-ascite ensemencés par repiquage.

Les micro-organismes trouvés ainsi sont repiqués sur gélose-ascite et gélose-sérum humain.

Sur gélose glycérinée, au début rien ne pousse; mais quelques colonies se forment après repiquage répété sur un milieu à la sérosité ascitique.

Deurième cas: Arthrite blennorragique. — Prise de sang à la veine médiane basilique (même technique que le cas précédent). Trois jours après, dans le bouillon-ascite, quelques flocons et à la surface quelques pellicules moirées. Sur frottis, diplocoques et quelques cocci isolés. Décoloration par le Gram.

Troisième cas: Arthrite blennorragique. — Prise de sang. Trois jours après, gonocoques dans les cultures de bouillon-ascite.

Quatrième cas: Endocardite blennorragique. — Prise de sang. Quatre jours après, gonocoques dans les cultures. Les végétations endocarditiques sont ensemencées sur milieux au liquide d’ascite et donnent du gonocoque. On trouve des gonocoques à l'examen microscopique des végétalions.

Cinquième cas: Méningite blennorragique. — Prise de sang à la basilique médiane. Sur bouillon-ascite se forment les pellicules minces caractéristiques et au microscope on reconnait le caractère du gonocoque. Par repiquage sur gélose-ascite, le micro-organisme obtenu se comporte comme le gonocoque; il ne pousse pas sur gélose glycérinée. Les petites colonies ne peuvent être considérées que comme des colonies de gonocoques et on ne peut les confondre avec le méningocoque.

Sixième cas : Pleurésie blennorragique. — Du sang est aspiré à la veine médiane basilique gauche et dans les cultures on obtient du gono-

coque à. l'état de pureté.

Ogservarion XX VIIT (Wynw, 1904)

Premier cas: Gonococcémie. — On aspire du sang dans une seringue aseplique au niveau de la veine médiane basilique gauche et on l’ensemence sur des tubes de gélose inclinée, et aussi sur un tube de gélose fondu à 40°, qu'on laisse refroidir dans une boîte de Pétri. Des colonies apparaissent sur les cultures en vingt-quatre heures; au bout de quarante-huit heures, elles ont l'aspect de petits disques ronds, semi-transparents, avec un bord un peu ondulé. Au microscope, ils apparaissent constitués par des diplocoques en culture pure, présentant l'aspect et donnant toutes les réactions du gonocoque.

Des frottis avec la valvule mitrale montrent des gonocoques, mais les cultures restent stériles.

Deuxième cas: Prostatite blennorragique. — L'analyse du sang ne donne rien pendant la vie et celui prélevé une heure après la mort cul-

tive sur gélose et donne du gonocoque. :

OBsERvATION XXIX (THaver, 1904)

Premier cas: Endocardite aortique aiguë. — On fait des cultures avec le sang: 20 centimètres cubes de sang sont distribués sur deux plaques de gélose-hydrocèle, deux plaques de gélose simple; un flacon de bouillon, un flacon de lait. Deux jours après, les cultures n’ont pas poussé. Cinq jours après,on ensemence de nouveau le sang: 20 centimètres cubes de sang sont pris à la veine médiane basilique et répartis entre six plaques de gélose ; un flacon de lait et un flacon de bouillon.

- Sur les plaques contenant des quantités égales de gélose et de sang se sont développées, en vingt-quatre heures à 37°, des colonies transparentes, grisâtres, toutes rondes et non ovales. Sur sang gélosé ensemencé en surface, il y a un développement discret de fines colonies grisâtres transparentes. Sur gélose-hydrocèle ont poussé des colonies discrètes, grisâtres, transparentes. Toutes ces colonies contiennent un diplocoque en biscuit, immobile, facilement colorable et ne prenant pas le Gram. Après quarante-huit heures, rien n’a poussé de nouveau sur

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