‹ De l'Utilité dans le Travail de Recherche de Chimothérapie des Concepts de Synergie et d'AntagonismeChapitre 16 sur 20 · AN Y · texte numérisé non relu

AN Y

tats pouvant être interprétés en termes de synergie ou d’antagonisme, que lorsque les divers constituants du mélange présentaient des C. P. M. RELATIVES voisines.

La nécessité de l'emploi du terme de c. p. m. relative provient du fait qu'on ne peut comparer directement la pénicilline à un sulfamide ou, d’une façon plus générale, une substance dont l’activité s’exprime en unités biologiques avec un corps dont on connaît toutes les caractéristiques physico-chimiques et que l’on peut obtenir à l’état pur.

La c. p. m. relative d’un corps est le rapport de sa C. p. m. avec celle de son homologue le plus actif à l'égard du germe envisagé.

Ainsi c.p.m. Septoplix c.p.m. Septoplix 1260 =" = —-— 1966 relative (Stap. Aur.) c.p.m. Sulfadiazine 1 c.p.m. relative (St. Aur.) c.p.m. pen. Pfitzer ;

pénicilline Ptitzer 1944 c.p.m. pen. théorique

Nous avions donc associé, à l'instar des Américains, pour le traitement local des infections à staphylocoques, la pénicilline aux diazines.

La détermination, selon la technique décrite plus loin, de la c. p. m. relative du corps I vis-à-vis de Staph. aur. nous à donné les valeurs de 12,8, 19, 21, valeurs en

moyenne 60 fois plus faibles à celles obtenues pour le septoplix.

On peut donc associer le Corps I à la pénicilline pour le traitement des infections à Staph. aur., sous réserve que ce mélange ne soit pas contre-indiqué par les résultats de l'étude selon Garrod, de son activité bactéricide.

Nous n’avons pas poursuivi l'étude expérimentale de cette association, car la pénicilline inhibe la croissance de Staph. Aur. à une dilution de 10-65, FOË faible pour être comparée à celle du corps I.

LA EAGR EE

La supériorité des crèmes contenant des diazines ou un mélange Corps I, Septoplix, en association avec de la pénicilline vis-à-vis de celles ne renfermant que de la pénicilline, s'explique facilement du fait de l’action fugace de ‘cet antibiotique.

L'association de Septoplix au corps I tient compte de la présence éventuelle de germes banaux dont la virulence s’exalte en l’absence de staphylocoques.

Les effets de l'association Pénicilline Corps I sur la croissance de Streptococcus hemol B var. A

a) Détermination de la c.p.m. de la penicilline du com- merce vis-à-vis du test employé.

La pénicilline américaine Pfitzer, dont la date limite d'utilisation est d’ailleurs dépassée, est dissoute aseptiquement dans 20 cc d’eau bidistillée exactement mesurés.

La solution-mère ainsi constituée conserve intacte son taux antibiotique (mesuré à la 10e heure) pendant 36 heures à condition d’être maintenue à + 2°.

Toutes les dilutions ultérieures seront préparées par prélèvement exact de 1 cc de cette solution et dilution à 500 cc.

Une microburette stérile sera garnie par aspiration d’une solution à 1/10 de cette dilution, titrant environ 1 UO par cm3.

La méthode de détermination de la C.p.m. permet également, par comparaison, avec une pénicilline dite

purissime, de connaître le titre exact de la pénicilline employée. |

PRO 7e EAU

La technique de titrage employée est à quelques variantes près la méthode de Wilson (34).

An introduit à l’aide de la microburette des quantités croissantes (0,1 à 0,6) de la solution de pénicilline à 1 UO par cm3, dans des tubes de 1X8 cm renfermant 1 cm3 de bouillon glucosé à 2 %.

Ces tubes sont ensemencés de 0,2 cm3 d’une suspension de Strep. Hemol. B du groupe À d’une concentration de 500 à 700.106 par cm3, préalablement lavés.

L’indicateur est constitué par 0,7 cm3 d’une suspension d’hématies de mouton.

On complète, s’il y a lieu à 2,5 cm3.

On porte à l’étuve à 37° pendant 4 heures après agitation.

On détermine après centrifugation la concentration limite où il n’y a pas d’hémolyse.

Les travaux de Garrod ayant conclu à une action

bactéricide et bactériostatique de la pénicilline, on pourra faire varier ses concentrations selon une échelle semi-logarithmique,- qui tient compte de ces deux activités.

Les résultats obtenus sont consignés dans le Tableau I. La c.p.m. de la pénicilline se situe aux environs de 0,4 UO.

b) Détermination de la c.p.m. du corps I, exprimée en mgr par 100 g.

Même technique.

Les résultats obtenus sont consignés dans le tableau II. La c.p.m. du corps I se situe aux environs de 2,4 mgr par 100 gr. de milieu nutritif.

c) Détermination de la c.p.m. de mélanges de pénicilline corps I équilibrés par rapport à leurs c.p.m. respectives.

Les résultats obtenus sont consignés dans le tableau III.

TABLEAUX I et II

Détermination par. la méthode de WILSON, des concentrations profectrices minima, respectives de la pénicilline ef du corps 1, à l'égard de la croissance d'une souche fype de Strept. Hemol. B gr. À.

No de Tableau I. — Teneur en pénicilline du milieu de culture la série exprimée en LU O.

0,17 0,20 ‘ 0,28 0,34 0,42 0,51 0,62 1 HE + + + 0 ON OA 0 2 +++ Herr: Le EE 0 0 0 0 3 DE M De HT A ge 0 0 0 CAO À HER HAE HR + + 0 0 0

| Tr ; | Tableau I]: — Concentration en benzylamine-4, sulfamide, du milieu de culture, exprimée en mer‘,

0,15 0,380 - 0,60 1,2 244 48% 9,6 on SDL De ME eo Le ES IT VE nb UE ir A M cn at RUE dr om DCE dE

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La croissance sur bouillon glucosé à 2% d'une souche de Strept. Hemol!. B var. À est inhibée par des conc. de pénicilline = à 0,42 UO!/2,5 cm° et par des conc. de corps 1 > à 2,4 mgr°}o.

(Le nombre de croix indique le degré de l’hémolyse)

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