‹ De L'Utilité De La Pyélographie Dans Le Diagnostic Précoce Des Tumeurs Du ReinChapitre 24 sur 53 · OBSERVATION VII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII

FRANÇors. — Le rôle de la radiographie dans le diagnostic précoce des tumeurs rénales. Archives urologiques de Necker. Juillet 1925.

L. B...,, 61 ans, sans antécédents familiaux ni héréditaires, est pris brusquement en pleine santé, d’une hématurie paraissant totale, Celle-ci dure toujours, puis disparaît. L'examen pratiqué ne donne rien de précis. Urines claires, sans albumine ni pus. Palper rénal négatif,

de NUS

Six semaines après, nouvelle hématurie, celle-ci est totale : pas de caillots, pas de douleurs à la miction. Le palper des deux reins est négatif. La prostate est normale, l’urètre est libre et il n’y a pas de résidu vésical.

La cystoscopie montre une vessie normale et des éjaculations sanglantes par le méat uretéral droit. La radiographie simple des deux reins et des deux régions urétérales ne montre aucune ombre de calcul. La radiographie du rein droit, prise avec des rayons mous, montre un pôle inférieur, nettement augmenté de volume, bosselé et irrégulier.

La pyélographie du rein droit présente une image lacunaire du bassinet et l’amputation du calice inférieur et du calice moyen.

On pose le diagnostic de tumeur du pôle inférieur du roin avec envahissement du bassinet, et une néphrectomie cst pratiquée.

L'examen de la pièce montre qu'il s'agit d’une tumeur du pôle inférieur du rein droit (hypernéphrome). Le bassinet est dilaté et contient un gros caïllot sanguin de forme triangulaire. Le calice supérieur est normal. Le calice moyen et le calice inférieur ont complètement disparu. A leur place se trouve la tumeur.

Le diagnostic basé sur la radiologie se confirme donc en ce qui concerne l'augmentation, les bosselures du pôle inférieur et la suppression des calices inférieur et moyen. Seule l'interprétation donnée à l’image lacunaire du bassinet (envahissement de celui-ci par un bourgeon néoplasique) n’est pas exacte.

Evolution. Cet opéré, cinq ans après l'opération ne présentait aucun signe clinique de récidive.

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