‹ De L'Utilité De La Pyélographie Dans Le Diagnostic Précoce Des Tumeurs Du ReinChapitre 7 sur 53 · CHAPITRE IT · texte numérisé non relu

CHAPITRE IT

Technique

La technique varie suivant que l’on porte la substance opaque directement dans le bassinet ou que l’on opère par injection intraveineuse .

À — La SUBSTANCE OPAQUE EST PORTÉE DIRECTEMENT DANS LE BASSINET

C’est la méthode qui actuellement est employée presque toujours. Disons de suite que c’est LeGuEU et PApIN qui l’ont mise au point

A) Préparation du malade.

T1 est bon qu'il soit préparé à deux points de vue :

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— Il faut pratiquer antérieurement une cystoscopie et un cathétérisme urétéral pour s assurer que da pyélographie sera possible.

— Au point de vue radiographie on prendra toutes les précautions nécessaires pour une graphie des reins. La veille, au soir le malade sera purgé, et quelques pilules d’opium données avant l’examen calmeront le péristaltisme intestinal.

B) Préparation du sujet.

La pyélographie sera pratiquée sur la table méme qui à servi à la cystoscopie .Le sujet se trouve dans la position habituelle, la tête légèrement soulevée par un coussin de façon à réduire l’ensellure lombaire.

c) Cystoscopie et Cathétérisme urétéral.

Nous n’insisterons pas beaucoup sur ces manœuvres qui sont connues de tous. La vessie étant lavée et remplie de 150 cm3 d’eau bouillie on introduit le eystoscope armé de la sonde urétérale.

1) Quelles sondes employer ?

On peut employer les sondes urétérales ordinaires, néanmoins il est préférable de faire usage de sondes opaques, du bismuth, du cinabre (Gœbell), de la limaille de plomb, du minium ; de cette façon on peut se rendre compte des déviations de l’uretère,

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Legueu préconise la sonde opaque de Eynard en tissu de soie recouvert de gomme, à laquelle on a incorporé de la limaille de plomb

On emploie généralement le n° 12.

Récemment M. Morer a préconisé l’emploi de sondes portant à un centimètre de leur extrémité une olive destinée à obturer l’orifice urétéral.

2) Jusqu'où faut-il pousser la sonde ?

Il faut pousser la sonde jusque dans le bassinet autrement son remplissage devient difficile, et il peut se produire un reflux parfois douloureux.

D) Injection du liquide opaque.

1) Quel liquide injecter ?

De nombreuses substances opaques ont été préconisées pour da pyélographie. Tout au début on employait le collargol à 3 % (VæLKxer et Licaren- BERG). |

Rezzy Levis (1914) préconisait l’iodure d'argent. Buexs (1915) le thorium, Cameron (1918) l’iodure de sodium. Papin au Congrès international d’urologie de 1921 recommandait le collargol ou parmi les eristalloïdes le bromure de sodium à 30 %.

Actuellement c’est l’iodure de sodium à 30 % qui est le plus souvent utilisé, il présente en effet de nombreux avantages. Il est très facile à manier parce que très fluide, très opaque, peu caustique et parfaitement stérilisable à l’autoclave.

D Fi 2) Injection proprement dite.

Dans un travail d'ensemble sur la question en 1914, Legueu et Papin préconisaient deux méthodes :

a) Injection par la simple pression atmosphérique

On se servait d’une canule urétérale spéciale ajustée sur la sonde, d’une burette de Morh de 100 eme graduée en demi eme et reliée à la canule par un tube en caoutchouc, d’un pied métallique de deux mètres de haut, le long duquel glissait une pince fixant la burette à la hauteur voulue

b) Injection avec une seringue.

C’est la méthode actuellement employée et d’ailleurs la plus commode. On se sert d’une seringue graduée.

On a reproché à cette dernière méthode de pousser de liquide opaque avec trop de force. En réalité elle n’offre aucun inconvénient quand on pratique le remplissage, comme il faut le faire sous le contrôle de la vue à l’examen pyéloscopique.

Celui-ci permet en effet :

— D'’assister au remplissage des cavités pyéliques et d'éviter ainsi les pyélographies blanches.

— D'éviter la distension exagérée cause des douleurs.

— De centrer l’image pyélique. Quant aux acci-

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