‹ De l'utilité des dérivations précordiales pour le diagnostic de l'infarctus du myocardeChapitre 21 sur 37 · OBSERVATION IX · texte numérisé non relu

OBSERVATION IX

P.., 65 ans. Jardinier.

Antécédents : Le 10 janvier 1929, il présente une céphalée persistante; le médecin consulté trouve une tension maxima de 27, pratique une saignée et lui fait une série d’injections dans la cuisse, dont le malade ignore la nature.

Début : Le 22 octobre 1937. Après le repas de midi, le malade présente brusquement une douleur violente au creux épigastrique, irradiant vers la région rétrosternale, accompagnée de dyspnée, de palpitations et d’une dizaine de vomissements.

Malgré les injections faites par son médecin et à l’h6pital (où il a été admis d’urgence) pour calmer cette douleur, elle a persisté pendant 3 jours environ, accompagnée d’un état de collapsus cardiovasculaire marqué (T.A.: 8-6), celui-ci cédant à l’adrénaline.

Dès son entrée, 23 octobre jusqu’au 26 octobre, il a présenté une poussée fébrile autour de 38°,

Du 27 au 30 octobre, le malade a présenté une série de 3 syncopes, caractérisées par une perte subite de connaissance; durant quelques “secondes, entre les syncopes, il présentait une bradycardie à 48 et une T.A. de 8-7.

Actuellement le malade va très bien. Ne souffre pas du tout. N’a plus de syncopes, sa tension reste autour de 15-9.

Un mois environ après le début, nous avons enregistré 3 tracés; celui du 20 novembre 1937 montre, fig. 8-A :

D-T : Normale.

D-IT : Décalage de l'intervalle S-T en haut, de 1 mill, suivi d’une onde T négative, pointue et profonde de 4 mill.

D-III : Même aspect qu’en D-II, maïs le décalage est de 2 mill.

D-IV : Décalage du segment S-T en haut de. 3 mill, suivi d’une onde T négative, pointue et profonde de 5 mill. D-V : Même aspect qu’en D-IV, mais moins marqué.

Ce.cas est très intéressant parce qu’il est le seul où nous avons pu observer que les dérivations précordiales présentaient les altérations électrocardiographiques, dans un tracé où les altérations des dérivations

classiques appartenaient au type T IIL.

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