‹ De l'utilité des dérivations précordiales pour le diagnostic de l'infarctus du myocardeChapitre 22 sur 37 · OBSERVATION X · texte numérisé non relu

OBSERVATION X

G.., 60 ans. Représentant de commerce.

Antécédents : Soigné depuis un an et demi pour une aortite d’étiologie non précisée. (Pas de R.A.A. Pas de chorée. Pas de syphillis.) Il a reçu un traitement au cyanure de Hg et Quinby, qui a amélioré les troubles fonctionnels (douleurs angoreuses).

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Il vient consulter le 21 mai 1935. Depuis 15 jours, présente une douleur sourde, continue, à la région précordiale. Accompagnée d’éructations. Sans irradiations. Pas d'angoisse. Pas de dyspnée. La douleur est augmentée par l'effort, mal calmée par le repos. Sur ce fond de douleur continuelle surviennent de petites crises d’angor calmées par la trinitrine.

Examen : Les seuls signes anormaux constatés sont une T.A. : 17-10 et quelques râles à la base du poumon droit. Le reste de l’examen général est négatif.

Le 5 janvier 1936, vers 7 heures du soir, a été pris à la suite d’une marche rapide d’une douleur beaucoup plus vive que d'habitude, accompagnée d’angoisse, irradiant vers le bras gauche, elle a persisté pendant 3 à 4 heures, non calmée par la trinitrine. On ne sait pas s’il a présenté de la fièvre, ou chute de la T.A.

En tout cas il reste au lit pendant 2 mois et revient consulter 9 mois après.

Le 27 octobre 1936, à l’examen clinique, on ne constate rien de nouveau.

5 mois après revient (16 mars 1937), présente toujours de l’angor d'effort, calmé par la trinitrine. Cliniquement on ne trouve aucun signe nouveau. Par contre un tracé montre une onde coronarienne du type « T-IIT ».

Nous avons pris plusieurs tracés à ce malade; celui du 5 novembre 1937 est reproduit dans la fig. 8-B.

D-I : Normale.

D-II et surtout en D-III : Onde T négative, pointue, précédée d’un segment S-T curviligne.

Les D-IV et D-V sont normales.

Actuellement le malade présente toujours de l’angor d'effort, l'empêchant de reprendre son activité habituelle,

Dans ce cas, les altérations « caractéristiques » existent uniquement dans les dérivations classiques, les dérivations précordiales étant normales.

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