OBSERVATION XI
G..., 66 ans. Avocat.
Antécédents : rien à signaler.
Début : Mars 1936. En plaidant au barreau, présente brusquement une sensation de barre transversale à la base de l’hémithorax droit accompagnée de dyspnée.
Rentré chez lui, un médecin consulté lui conseille le repos absolu et l'enregistrement d’un électrocardiogramme.
Le même jour, vers 10 heures du soir, la sensation de barre passe du côté gauche, elle s'accompagne de dyspnée et angoisse marquées. Son médecin lui fait une injection au bras (le malade ne peut pas préciser davantage) à la suite de laquelle il dort très bien.
Le lendemain, on enregistre un électrocardiogramme, à la vue du tracé son médecin lui dit que c’est très grave et lui ordonne le repos absolu au lit pendant 6 semaines.
Ce délai se passe sans aucun symptôme. Dans la suite il présente de l’angor d’effort et pour cette raison il vient consulter. RE
À l’examen : Pas de signes périphériques d'insuffisance cardiaque.-Cœur : Bruits sourds, réguliers. Pas de souffle. Pas de frottement. T.A. : 15-10.
Le reste de l’examen général ne montre rien d’anormal.
Ortho : Cœur : normal. Aorte : normale.
res
Nous avons enregistré quatre tracés, le premier 4 mois environ après le début. Ils ont montré toujours le même aspect, nous reproduisons celui du 16 juin 1937, fig. 9-A :
D-I : Normale.
D-II : Onde T aplatie.
D-IITI : Onde T négative, pointue, profonde de 5 mill. et précédée d’un intervalle S-T légèrement curviligne, mais non décalé.
D-IV et D-V : Absolument normales.
Actuellement le malade a repris sa vie normale, très active, semble-t-il, sans éprouver la moindre gêne.
Dans ce cas, les altérations classiques montrent seules les altérations « caractéristiques » du « type T'IIT »; les dérivations précordiales sont normales.