‹ De l'utilité des dérivations précordiales pour le diagnostic de l'infarctus du myocardeChapitre 8 sur 37 · MIT · texte numérisé non relu

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dès lors, ces dérivations sont les seules utilisées en électrocardiographie clinique.

Mais les dérivations précordiales ne sont pas tombées dans l’oubli. On les utilise sporadiquement pour la solution des problèmes théoriques. Ainsi :

Lewis (36), en 1909-1910, démontre que les dérivations précordiales peuvent enregistrer, d’une façon plus nette que les dérivations classiques, les ondes auriculaires dans les cas de fibrillation auriculaire. Plus tard, Drury et Iliescu en 1921 (13), Straub en 1922 (64), Cohn et Raïsbeck en 1922 (7), Ackermann

en 1924 (1), les emploient sans en tirer un grand parti.

En 1929, Otto (52) les emploie pour l’étude expérimentale des complexes ventriculaires et émet l’idée que ces dérivations pourraient être utiles pour l’étude des lésions myocardiques.

Wilson, en 1929 (71), étudiant la répartition des courants d'action sur la snrface du corps, établit que les dérivations précordiales, qu’il appelle « directes », les enregistrent d’une façon plus nette, et conseille

leur emploi pour le diagnostic de l’occlusion coronarienne. En septembre 1930, il commence à les utiliser dans les cas d’infarcitus du myocarde (76).

Mais il faut attendre jusqu’à 1932 pour que la méthode sorte du laboratoire. À cette date, Wolferth et Wood (77), se basant sur deux cas cliniques, démontrent l'utilité de ces dérivations précordiales pour le diagnostic de l’infarctus du myocarde.

Depuis, de nombreuses publications ont paru, confirmant et complétant ces données, et, à l’heure actuelle, elles sont employées universellement.

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Sur le conseil de notre maître, le professeur Donzelot, nous les avons employées systématiquement à l'étude de l’infarctus du myocarde, et nous présentons les résultats obtenus dans douze cas, où nous avons enrccistré les trois dérivations classiques en même temps que les dérivatiop- précordiales, afin de comparer la valeur respective des deux méthodes.

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