‹ De L'Utilité Et De L'Emploi Des Rayons X En OphtalmologieChapitre 37 sur 58 · OBSERVATION XI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XI

(Bourgeois, Bulletin de la Soc. d'Ophltal., mai 1901.)

Le jeune A...., âgé de 17 ans, a reçu en septembre 1893 toute une charge de menus plombs (n° 10) dans la figure. L'un de ces plombs a blessé l'œil gauche. Entré à la partie inférieure du limbe cornéen, il a traversé le globe de part en part, déterminant à sa sortie des déchirures de la rétine et de la choroïde bien visibles à l’ophtalmoscope. Grâce à la ténuité du projectile, la vision est restée bonne, et, quatre ans après l’accident, l’acuité visuelle était égale à 2/3. En mars 1898, le blessé a manifesté le désir dese faire radiographier. On a choisi comme plomb témoin inférieur, l’un des petits plombs qui se trouvait enkysté dans la paupière inférieure, sur la ligne médiane. On a fixé un plomb n° 6, comme témoin supérieur, et un plomb n°8, à l’extremité externe du sourcil. 3

La pose s’est faite dans les conditions indiquées précédemment. L'épreuve radiographique, bien réussie, montre de nombreux grains dans la face et dans le cuir chevelu. Le petit plomb qui a perforé l’œil se distingue par sa leinte moins accentuée

que celle des plombs situés superficiellement. En mesurant les distances qui le séparent des plombs témoins, on arrive exacte-.

ment à s'assurer qu'il est à deux millimètres environ en arrière du globe oculaire ; Le trajet qu’il a suivi est légèrement oblique d'avant en arrière et de haut en bas.

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Le blessé tenait particulièrement à ce qu'il lui soit démontré que son grain de plomb n'était pas resté dans l'œil.

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