‹ De L'Utilité Et De L'Emploi Des Rayons X En OphtalmologieChapitre 54 sur 58 · OBSERVATION XXVI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXVI

{9 cas, observé par les docteurs Béclère, Valude et Braunberger.)

M. P..., à Mantes-la-Ville, fut victime d’un accident de chasse le 22 décembre 1902 et vint consulter le docteur Valude.

Il a reçu une décharge de grains de plomb à bout portant dans la face, et depuis son acuité est considérablement diminuée.

Nous pratiquons l'examen -radioscopique chez le docteur Béclère.

A l'écran nous constatons la présence de 5 grains de plomb dont 2 superficiels et 3 dans l'orbite.

Au niveau de lazone claire correspondant à l'orbite, on constate sur l’écran 3 ombres arrondies.

Si l’on invite le malade à regarder alternativemet en haut et en bas, on s'aperçoit que deux de ces ombres restent immobiles et que la troisième s'abaisse dans le regard en haut et s'élève dans le regard en bas.

(1). Observat. inédite.

Conclusion. — 2 grains de plomb superficiels, 3 grains de plomb profonds intra-orbitaires.

4 grain de plomb intra-oculaire situé à la partie POSTERS supérieure du globe. <

L'examen radiographique vint confirmer ces données.

Pas d'intervention. F3

Il s'agissait de grains de plomb n°6.

OBSERVATION XXVII (1) A (106 cas, observé par le professeur de Lapersonne ie à et le docteur Béclère.) ;

L'enfant X ……, nous fut adressé au laboratoire du docteur Béclère à l'hôpital Saint-Antoine par M. Onfray, externe du service Ophtalmologique de l'Hôtel-Dieu..

Les parents étaient venus consulter M. le professeur de Lapersonne, pour leur enfant victime d’un accident à l'œil gauche. Une capsule en éclatant avait déterminé une cataracte traumatique. Il s’agissait de savoir si derrière cette cataracte traumatique n’existait pas un corps étranger, débris de capsule ou autre.

L'examen radioscopique, pratiqué facilement en raison de la faible épaisseur des os du crâne chez l'enfant, nous révéla des cavités orbitaires très éclairables, des zônes claires très nettes, et pas la trace du moindre corps étranger.

L'examen radiographique vint confirmer entièrement ce diagnostic.

OBSERVATION XX VIII (2) (41e cas, observé par les doeteurs Béclère, Valude et

Braunberger.)

Le nommé D... Charles, menuisier, reçut un coup de feu presque à bout portant, le 45 juin 1903. Il vint consulter le

(1) Observat. inédite.

(2) Id.

rats

docteur Valudeé à la clinique des Quinze Vingts, le 43 aoûl. À ce moment son œil était tendu et inéclairable.

L’acuité de l'œil droit était très faible, Le blessé comptait les doigts à O m. 50. x ;

A l'œil gauche l'acuité était égale à 1.

On diagnostiqua une lésion du nerf optique par coup de feu et on fit un pansementantiseptique. Le blessé devait revenir les Jours suivants. Il n’en fit rien. Il reparut en janvier 1903, se plaignant de la faiblesse de son œil droit, et réclamant énergiquementune intervention, quile débarrasserait, pensait-il, des violents maux de tête qu’il éprouvait depuis quelques temps.

A l’ophtalmoscope on constate des lésions d’atrophie papillaire.

L'acuité O. D. — 1/4.

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