‹ De La Balano-Posthite ChancelleuseChapitre 10 sur 20 · OBSERVATION XI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XI

Balano-posthite gangreneuse.

M. Mauriac a publié dans le Progrès médical du 13 août 1875 l’intéressante observation suivante :

Un jeune homme âgé de 18 ans, entre le 9 janvier 1874, au n° 26 de la salle 6, avait eu des rapports avec une femme suspecte, vers les derniers jours du mois de décembre de l'année 1873. Au bout de cinq ou six jours, la muqueuse glando-préputiale devint, paraît-il, le siège d'une inflammation très violente; et comme ce garçon avait un prépuce très long, il survint promptement une balano-posthite avec phimosis, bien que dans l'état normal, l’orifice oubeis fût assez large pour laisser passer le gland.

Lorsque le malade entra dans mon service, il était en proie à une fièvre des plus vives, et souffrait horriblement. I] lui fut im possible de me dire, si son affection avait débuté ou non par des ulcérations. L’invasion avait été si brusque, qn'on ne pouvait savoir dans quel ordre de succession s'étaient ie phénomèmes morbides.

Toujours est-il que la verge était énorme, que la peau dé prépuce et du fourreau, d'une rougeur violacée, diffuse, était tendue, luisante, et que le tissu cellulaire sous-cutané, présentait un engorgement phegmoneux, qui augmentait tous les jours. Vers la fin du premier septénaire de cette balano-posthite, une plaque de sphacèle, large comme une pièce de deux francs, se déclara sur le côté gauche du prépuce, au niveau de la couronne. Elle s'élargit très rapidement, et au bout de quatre ou cinq jours, elle faisait le tour de la verge, de telle façon que toute la partie antérieure du prépuce était détachée et tombait. C'était une véritable circoncision.

Quand la chute des eschares eut mis à découvert les parties sous-jacentes, je constatai que la gangrène avait détruit, outre le prépuce et une partie du fourreau, la moitié postérieure du

gland, et qu'elle avait en partie détaché cet organe des corps

Pr es qui eux-mêmes, semblaient atteints par la gangrène dans leur partie antérieure.

De pareils désordres déterminèrent un état général sérieux, caractérisé par une grande prostration des forces musculaires, du délire uocturne, une fièvre véhémente et continue, qui se

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