‹ De La Balano-Posthite ChancelleuseChapitre 3 sur 20 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Depuis Desruelles et Jourdain, on désigne sous le nom de balano-posthite l’inflammation simultanée du prépuce et du gland (Békavos, gland, et récôn, prépuce). La balano-posthite, prise au point de vue général, peut survenir dans les états pathologiques les plus divers.

Sans parler des conditions prédisposantes, telles

que l’étroitesse acquise ou congénitale du prépuce, le manque de soins, de propreté, etc., des occasions nombreuses peuvent lui donner naissance. Le frottement, souvent répété des deux feuillets de la muqueuse, suffit à déterminer leur inflammation par une simple action mécanique. L’herpès, la goutte, la gravelle, le diabète, la variole même sont plus où moins fréquemment signalés. Par lintermédiaire d’une irritation locale, toutes ces maladies générales sont capables d'amener la balano-posthite. Mais, on le comprend aisément, c’est surtout dans Les affections vénériennes :

BALANO-POSTHITE CHANCRELLEUSE

nr e blennorrhagie, syphilis, chancrelle, qu'il faut chercher la cause ordinaire de l’inflammation balano-préputiale. |

Le virus blennorrhagique inoculé, par quelque moyen que ce soit, sur la muqueuse du prépuce et du gland, produit la blennorrhagie de cette région, de même que l'application du virus sur la muqueuse uréthrale produit la blennorrhagie de l’urèthre. Remar— quons cependant que cette dernière est de beaucoup la plus fréquente. Pourquoi? « C’est, dit M. Rollet, dans l’article Balanite du Dictionnaire encyclopédique, que toutes les muqueuses ne sont pas également aptes à subir l’inflammation blennorrhagique, et celles que . protège un épithélium épais et résistant le sont beau coup moins que les autres. » La syphilis, soit par le chancre infectant, soit par les plaques muqueuses du gland et du prépuce, provoque assez souvent la balanoposthite. La plupart des auteurs qui se sont occupés de la syphilis ont signalé cette complication des accidents primiüfs et secondaires. Un élève de M. Mauriac, le Dr Rizat, à fait sur ce sujet une thèse inaugurale très remarquable. Mais des trois espèces vénériennes, celle qui, plus et mieux que les autres, développe lin flammation du prépuce et du gland, c’est le chancre simple, chancre mou, chancreile (Diday).

La balano-posthite chancrelleusefait l’objet de cetravail. C’est une affectiontrès fréquente ; maintes fois nous l’avons observée à l'hôpital du Midi. À Ia consultation publique dudit hôpital, sur une moyenne de 110 malades, on la rencontre au moins quatre fois. (Note I.)

sons js ce suit que es a niques D au |

est aux lecc >çons à s Leu valent maître que nous emière e de notre ‘thèse! ; c’est grâce à sa.

nine que nous avons pu recueillir les observa- - tions qu’elle renferme. Qu'il reçoive donc ici l’expression de notre reconnaissance. Je remercie également mon ami Pignot, interne du service, pour les deux observations et les renseignements bibliographiques qu'il

a bien voulu me donner.

Page 1