‹ De La Balnéation Tide Dans Quelques Maladies Aiguës De L'EnfanceChapitre 5 sur 20 · FAN PRIT TR D · texte numérisé non relu

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Galien, Arètée emploient les fomentations et le bain.

Alexandre (1) de Tralles en publie les avantages en termes convaincus.

Dans les temps modernes, Hoffman prône les bains tièdes dans son traité de l’hypocondrie. Baglivi @) estime qu’en dehors du bain tiède, tous les remèdes sont insuffisants dans l’hypocondrie. Néanmoins, cette méthode commençait à tomber en discrédit dans le cours du xvin° siècle, quand un médecin parisien, Pierre Pomme, dans son traité des « affections vaporeuses des deux sexes », insiste longœuement sur les avantages qu'on peut retirer des bains froids et tièdes dans les maladies nerveuses.

Au commencement du siècle, les aliénistes Esquirol, Guislain, Pinel, Brière de Roismont, Türk employaient les bains prolongés de 28 à 30° centigrades dans le traitement des formes aiguës de la folie et plus spécialement de la manie.

Pendant la durée des bains, qui étaient prolongés de dix à douze heures, des irrigations froides étaient dirigées sur la tête, |

Ainsi qu’on le voit dans cet historique rapide, les bains tièdes étaient donc ordonnés de préférence pour combattre certaines maladies nerveuses, surtout celles qui se traduisaient par de l'excitation. Dans les maladies infectieuses, on n’employait les bains tièdes que pour combattre l'agitation du malade, et il faut

(1) Alexandre. Livre [, chap. XVIT.

(2) Baglivi. Pratique médicale. L. XIV, ch, IT.

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venir à Ja période contemporaine pour qu'on ait cherché à tirer de cette méthode thérapeutique un auxiliaire efficace pour attaquer l'infection quelle que soit la forme sous laquelle elle se présente.

Il en est de même de l’eau froide, moins employée que les bains tièdes. Elle fut, nous apprend Cullen, expérimentée en lotion, pour la première fois à Breslau, en 1837, comme traitement des fièvres.

Le médecin anglais estimait que le froid répond à une triple indication de combattre la fièvre, de relever les forces et d'empêcher la putridité des tumeurs. Si anodine que füt cette thérapeutique parle froid qui ne consistait qu’en lotions fréquemment répétées, elle fut cependant rapidement délaissée. Ainsi, dans le premier tiers de ce siècle, Rostan ne conseillait déjà plus le froid que dans les inflammations extérieures où dans les maladies chroniques dont sont porteurs les sujets pâles aux glandes engorgées. Dans les fièvres, le traitement par le froid fut rejeté et Trousseau fut un des premiers, à cette époque, à le remettre en vigueur. Nous ne parlerons que du froid appliqué aux maladies infectieuses, car, dans les maladies nerveuses, il était employé communément. Ainsi Pomme relate l'observation d’une jeune fille hystérique atteinte de suppression totale des urines et des selles. Pendant quatre mois, il la fit plonger dans l’eau froide, à raison de dix heures par jour, et avait soin d'y faire ajouter de la glace; Brandt aurait frémi d’en venir jusque-là. Gutre les bains tèdes, les lotions et les bains froids, on a usé d'autres moyens thérapeutiques : draps mouillés,

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compresses mouillées autour du thorax dans les affections broncho-pulmonaires. Dernièrement encore, Rendu (1) et Legendre (?) vantaient les effets de cette médication. Peut-être cependant les bains tièdes, selon la thérapeutique que nous allons indiquer, sont-ils supérieurs.

(1) Rendu. De l’enveloppement prolongé dans le drap mouillé. Journal médecine ct chir. prat., mars 93.

(2) Legendre. Pronostic et trait. des broncho-pneumonies chez les enfants, Semaine médicale, 4 mars 1896,

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