‹ De La Balnéation Tide Dans Quelques Maladies Aiguës De L'EnfanceChapitre 4 sur 20 · UN · texte numérisé non relu

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Pindare (‘) parle de la vertu vivifiante des bains tièdes, et Platon (?) les recommande pour les fatigues et la guérison de plusieurs maladies.

Dans plusieurs passages, Hippocrate a parlé des propriétés thérapeutiques des bains tièdes. Ils calment, dit-il, les douleurs de côté, de poitrine et du dos; ils facilitent et mürissent l'expectoration, -« ils rendent la respiration plus libre, dissipent la fatigue, amollissent les articulations et les téguments cutanés, provoquent la diurése, combattent les douleurs de tête et humectent les narines ». Dans son traité sur la diète salubre, le maître de la médecine ajoute « Il faut baigner longuement les jeunes enfants dans l’eau chaude, leur donner à boire du vin tempéré qui ne soit pas bien frais; ne leur faire prendre que des choses qui ne gonfient pas le ventre et ne produisent pas de vents et on les préservera ainsi des convul- SIOnS. »

Mais c’est surtout dans les maladies nerveuses qu'étaient employés les bains tièdes. Sanctorius (%) nous dit ceci : « Les hypocondriaques qui usent de bains tièdes fréquents guérissent ». Celse(®), qui précouisait déjà les bains tièdes dans les fièvres pestilentielles, ordonne, dans l'affection hypocondriaque, de boire beaucoup d'eau froide et de se baigner.

(1) Pindare. Olympique XII.

(2) Platon. De Segibus. Livre VI.

(3) Sanctorius. Aphorisme 102.

(4) Celse. Livre [, chap. L.

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