‹ De la bibliographie générale au dix-neuvième siècleChapitre 4 sur 4 · U ' DE LA BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE ETC · texte numérisé non relu

U ' DE LA BIBLIOGRAPHIE GÉNÉRALE ETC

2" Le dernier des Bénédictins (le Figaro! 9 mai i858);

30 L'apôtre de la bibliographie (Courrier de Paris, 4 octobre 1858);

4" Le premier bibliographe de notre époque (le Siècle, l**" décembre 1858) ;

5<» L'illustre Quérard (Chambre des représentants de la Belgique, séance du 17 mars 1860 *j;

6" LÎierculc de la bibliographie française (Bullel. du bouquinislef d'Auguste Aubry, numéro du 1«' août 1862 p. 424) ;

7<» L'illustre bibliographe (Bull.dubiblioph. belge, novembre 1862, page 385);

8<> Etc., etc.

Et pour que vous ne m'attribuiez pas encore, Monsieur, ces diverses opinions, je vous cite les endroits où vous pourrez en vérifier l'exactitude. De toutes les épithètes qui m'ont été accordées par la bienveillance, les seules auxquelles je tienne, comme étant les plus justes, ce sont celles de Bibliographe national, et de Martyr de la bibliographie.

Comme vous le voyez, monsieur le bouquinographe, votre fiel éventé ne peut causer aucune perturbation dans ma vie de travailleur. J'ai vu souvent accolé à la citation de votre Manuel les épithètes de curieux, savant, superbe, d'admirable sans exciter en moi la moindre jalousie ; je regrette qu'on ait pas été jusqu'à le dire merveilleux, vous n'eussiez pas cru cette adulation outrée. Ces diverses opinions sur nos ouvrages prouvent que chacun d'eux, faute de mieux, nous a gagné quelques partisans, selon les difierents besoins qu'ils ont ressentis.

Gloire à vous, honnête vieillard déjà voisin de la paix éternelle, gloire à vous qui avez essayé, au moment de quitter la terre, de tuer, par le ridicule, un homme que recommandaient quarante années de persévérants et de consciencieux travaux, poursuivis dans un autre but, mais avec le même fanatisme que les vôtres; dans bien d'autres conditions, car vous étiez riche, et j'étais sans fortune. J'ai joué résolument et perdu mon avenir en m'occupant sans relâche d'ouvrages qui ne conduisent à rien. J'aurais dû avoir au moins vos sympathies, mais dans votre immense orgueil, vous ne m'avez témoigné qu'une mesquine haine. Gloire à votre vanité !

1 Dans une' plaisante circonstance, et qui mérite d'être racontée. On s'était récrié à la Chambre des représentants de la Belgique sur la somme énorme que coûtait à l'Etat la continuation des BoUandistes, et M. L. Hymans, représentant, avait proposé d'en suspendre Timpression.M. B. Dumortier, son collègue, mais clérical trës-prononcé, ayant eu à défendre contre M. L, Hymans, les Acta Sanctorumf vint à parler d'un savant anglais, d'un protestant que la science avait porté à la Chambre des communes et dont l'enthousiasme à l'endroit de l'œuvre des BoUandisies devait donner à la Chambre la mesure de l'ignorance de M. L. Hymans. Le nom du savant M. Rambler avait été cité au sein de la Chambre par M. B. Dumortier. Or, le savant M. Rambler n'a jamais existé. M. B. Dumortier avait pris le nom d'un port pour un nom d'homme. Il avait voulu parler de Samuel Johnson, auteur de the Bambler (le Rôdeur). Dans la séance du 17 mars 18C0, parmi quelques autres erreurs reprochées à M. B. Dumortier, M. L. Hymans revint sur celle-ci, et conclut ainsi à son sujet : a Certes, aprës l'exemple que j'ai cité tout à l'heure, après le fait de M. Rambler qui passera à la postérité, qui sera recueilli sans doute par l'auteur des Supercheries litté^ raires, par l'illustre Quérard (épilhèle échappée indubitablement dans la chaleur de l'improvisation) 9. Dans le débat du 17 mars, M. B. Dumortier, en répondant à M. L. Hymans, aggrava son erreur en disant : «c Ce que je sais fort bien, c'est que l'auteur du Rambler est un membre du Parlement anglais, qu'il est protestant et qu'il a rendu justice et éclatante justice à ces Bollan" distes que Thonorable qui se dit historien, qui se dit écrivain, est venu ici traîner dans la boue ». Malheureusement Samuel Johnson, présenté par M. B. Dumortier comme vivant encore eu 1860, est mort en 1784, sans avoir été jamais membre du Parlement anglais, et s'il a parlé de Tancien ouvrage des BoUandistes, il n'a pu parler de la continuation faite en Belgique, puisque son Bambler parut en 1750 et années suivantes.

Paris. — Typographie Hennuter, rue du Boulevard, 7.

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