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^ BoUioud-Mermet naquit à Lyon, le 15 février
^ 1709, d'une famille de magistrats, et mourut, en ^ 1793, secrétaire perpétuel de l'Académie de Lyon, Q dont il avait été nommé membre le 12 avril 17)6. 11 a publié :
De la Corruption du gout dans la miiSLqiu Irancaisc, ' Lyon, 1746, in- 16. — De la BibUomanic{2iUonyme)* La Haye, 1761, in-8^ Discours sur l'Ëmulai'm, Paris, 1 763 , in-80. — Essai sur la Lecture (anonyme). Amsterdam et Lyon, 1765, in-8^. — Rénovation des vaux Ûttiraires, discours de cinquantaine imprimé dans le Journal de Lyon du 10 mai 1786.
Les Archives de TAcadémie de Lyon contiennent en outre les manuscrits suivants : Discours sur le Neuf dans Us productions de ginie^ 1 742 ; deux discours des Assemblies publiques de l'Acadimie, 1743; UAthinie de Lyon rétabli ^ ou histoire de r Académie de Lyon; Éloge de M. Dugas de Quinsonnas^ 1768; Éloge d^AndriClapisson, 1770; Delà Musique vocale, vers à Mnicde Beauharnais.
^ Toute la vie de Bollioud-Mermet se résume dans
Y ses fonctions de secrétaire perpétuel de PAcadémie de fl» Lyon, fonctions auxquelles il dut l'honneur de recevoir deux lettres de Voltaire, l'une en 1746, l'autre ^ en 1759. On peut consulter sur lui la Biographie Miy chaud, la Biographie Lyonnaise de MM. Bregbot du
Lut et Péricaud, la France littiraire de Quérard, le
tome 2 du Catalogue de la Bibliothèque de M. Coste, et surtout ie tome i^'^ de V Histoire de r Académie de Lyon de M. Dumas. M. Bouillier, dans un Discours iutltulé LAcadcmiù de Lyon au XVI 11^ scdclCy n'a pas dit ua mot de Bollioud-Mermet, quoiqu'il ait parié des relations de Voltaire avec l'Académie.
Les opuscules de BoHioud^Mermet ont la forme 'de discours académiques et les lieux communs y tiennent trop de place. Deux, cependant, méritent d'être distingués : De la Corruption du goût dans la musique française et De la Bibliomanic On réimprime ce dernier parce que les variétés de bibiiomanes sur lesquelles l'auteur (il l'était lui-même, bien entendu) épanche son indignation semblent avoir été copiées sur tels de nos contemporains que nous pourrions tous nommer. Il en est une cependant que Bollioud a ou* bliée : le bibltomane qui ne veut que des livres impri-» més à très-petit nombre, sur un papier exceptionnel. C'est pour satisfaire à cette manie qu'on a tiré de ce volume dix exemplaires sur papier de chine; pour l'exdter, il n'en sera pas vendu m seul.
Et maintenant, «bibiiomanes très-précieux », lisons le Traité de Boliioud*Mermet| avouons qu'il a rai*son... et continnonsd^être les très-volostmres esclaves,
de notre chère manie.
P. Ch.
Paris, décembre 1 866.
DE LA
BIBLIOMANiE