‹ De la bienfaisance publique; (volume 2)Chapitre 15 sur 80 · MAXIMUM · texte numérisé non relu

MAXIMUM

58c.-ft

I OO

I OO

•là

Mais dans les départemens, ce prix décroit d'une manière sensible. Il n*est que de :

33 c. à Avignon.

35 àJ>Linioges.

36 à Strasbourg.

/ Arraa.

40 à I Compiègne (Brest (1).

Un vieillard infirme trouve à se placer dans une famille particulière, moyennant une pension de 150 à 250 fr., suivant les localités.

La dépense qu'occasionnent Tentretien ex l'éducation des orphelins et des enfans abandonnés placés par les établissemens publics , peut fournir aussi un terme de comparaison propre à évaluer la charge que leur entretien coûterait à leur famille.

Cette dépense décroît d'année en année, jusqu'à la treizième, ôpoque à laquelle les orphelins et les enfans abandonnés sont facilement placés en apprentissage gratuit. La dépense an-

(1) Voyez le rapport présenté au roi , en 1 837 , sur les hôpitaux et hospicet, i»tf M. le ministre de Tintérieur , p. 18 à 20.

PXEmSU PA.BTIE. UVKG 1. CHAP. II.

Quelle et moyenoe a varié, d'après les deniiei« états publiés, de 50 à 165 fr. par an, pour chaque eufant, suivant les localités. (1)

La fixation du prix de juuniée opérée, d'après nos lois , dans chaque dëpartemeDt, par le conseil général , pour servir de base à l'assiette de la coniribulion personnelle , peut £lre consultée du moins comme indiquant le minimum, et par conséquent la dernière limite que nous cherchons ; elle présente, d'après les derniers relevés, l'écbelle suivante :

PRIX DE LA JOURNÉK DK TfiATAIL,

Fixé par UtoonteiUg/iniraux de département, en confbnnité de l'article \a de h loi du 9i <rvrtf i83a. (a)

(l) Tt^ei le rapporl précitée H. le Di'Uiilredel'iiitiTleuit, p. 44 à 47.

(3) Quelques conseils giucraux oui cru devoir ûdopler un prix uiiifurme pour toutes le> communes de leur déparleneui ; mais h plupart ont gradué ce prix eu raison de l'inipurtance des romrannes et det diveri avanta^ dont «lii^ joiiiiMDt. — Les jn'ix lïs plut éteits s'apJlli(Iue^l niiii ïîIIi'» le» plus cou-

QVBLQVBS ËVALUATlUnS DK LinDlUBICE.

DÉPiHTEMeSS.

Sn. siiw (Un

Mm-. .

liilcrablea; let prix mojeiis aux bourgi el chett-lieux de nantoai de quelque imporlaiR'e, et Isa plus bibles aiii eommiiuea ruralei. — Ces Guitioiu ii'iviat pour objet que la réparliiiou ciilrc let nrrouJisiemenj et lel caminiinei dam lïnlérieiir de chaque déparlenienl, ne suiit fas loujuiirs propoilioiiuellei cJ<' dc|iarlenieut à dL-|urtiaaeut.

(l) Nous somines ri'dciBlile.^ diMC iluiuuivjil à l'Dl)li|;i>uiire de M. Juiinlua ,

ko PREMIERE PARTIE. LIVRE I. GHJLP. II.

L6 prix de la journée des terrassiers , payé par l'admiuîslratJk>Q des ponts* et-chaussées , en France, peut être considérée comme le minimum du salaire que peut gagner un tra vailleur valide dans ce pays; car , c'est le labeur le plus facile et le plus simple. Ce prix varie suivant les saisons , suivant les localités. Il ne tombe jamais au-dessous de 75 c. en hiver, dans les départemens où la main d'œuvre est le moins bien ré-, munérée ; il ne s'élève jamais à plus de 1 franc et 50 centimes en été , dans les départemens où la main-d'œuvre est le mieux rétribuée. Lorsque des femmes et des eufans sont emr ployés à ces travaux, ils ne reçoivent que les deux tiers ou la moitié du même salaire.

La dépense des détenus renfermés dans les prisons ne saurait sans doute être assimilée au type normal qui nous occupe, et qui est tiré de la dépense nécessaire au travailleur indépendant le moins aisé ; mais elle peut offrir le minimum de ce qui est nécessaire à l'adulte valide. Elle est donc audessous de la limite que nous adoptons pour le commencement de l'indigence. £iie exprime un degré de privation assez rigoureux pour devenir une peine , sans cependant altérer les forces qu'exige le travail. Aujourd'hui , celte dépense est évaluée , eu France , à environ 57 centimes par jour (1). •Tel est du moins le prix moyen gjiyé aux entrepreneurs de nos maisons centrales pour la nourriture , l'habillement , le chauffage, le blanchissage, l'éclairage. Cependant, comme on abandonne aux entrepreneurs le tiers du produit journalier du travail de chaque détenu, évahui à 7 centimes , la journée du détenu ropréscute réelleiiiciii une dépense de 6U centimes.

L'illustre baron de Voght, le Nestor des philautropes euromaître des re(|uclcs, directeur, de raduiinislratiou des contribulions directes cDvers qui Jious ainious à exprimer ici uotre gratitude.

(1) Conipte-rendu en 1836, par le ministre de l'intérieur, des dépenses de ^exercice de 1835.

QUELQUES ÉVALUATIOnS DE L IUDIGENCE. Ui

X>éeiis, a résumé dans une formule simple, le résultat des observations qu'il arecueiliîes pendant vingt ans à la fin du siècle dernier en diverses contrées de TEurope, sur les consommations de première nécessité. Il pense que la valeur de U livres de pain de froment ou 6 livres de pain de seigle représente la somme nécessaire à Tentretien journalier d'un pauvre pour tous ses besoins dans les latitudes entre le Ub et le 55' degré. Cette formule a l'avantage d'éliminer les incertitudes qui s'attachent toujours dans les évaluations à prix d'ai^ent. Elle donnerait en ce moment à Paris 60 cent, par jour pour un adulte; elle donnerait en France, terme moyen, 65 centimes par jour dans les villes , et 56 dans les campagnes.

Ces formules s'appliquent aux hommes adultes ; on est àpeu-près d'accord que la dépense de la femme répond aux deux tiers, et celle de chaque enfant (terme moyen) à la moitié; en sorte que, pour avoir la dépense totale d'une famille de cinq personnes , il faudrait multiplier par 3 ll6, ce qui donne 7 livres de pain de froment, ou 10 1|2 livres de pain de seigle.

Les commissaires royaux, chargés en Angleterre de la dernière enquête sur les pauvres, ont recueilli dans les diverses parties du monde quelques documens sur les salaires des travailleurs, dont le rapprochement peut offrir un intérêt d'autant plus sensible qu'il met en regard du taux des salaires la iiah.re et la quantité des consommations alimeataires que le travailleur se procure au prix de ses sueurs. Nous en avons extrait le tableau suivant :

/iS

Page 1