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La France considérée dans son ensemble.
£n France , Tévaluation du nombre des pauvres présentait |
autrefois tant d'incertitudes, que, tandis que quelques éâri- j
vains portaient ce nombre jusqu'au 1/5* de la population io* j
taie, d'autres ne la calculaient qu'au 1/iOO' et même au ^
M. Necker l'estimait à environ 170,000, répartis à-peu^rès |
comme il i^uit : s
lo Dans les hApitatix 100.000
2o Dans les dépôts de mendicité. 10,000 i
3® Àssblçi par des charités particulières. 60,000
Mais il n'avait pu réunir sur ce dernier élément que de^ données assez va^es. Ce n'eût guère été qu'un indigent sur J 15 habitans , ou 68 sur mille. ' . i
Le comité de mendicité de l'assemblée constituante se livra sur ce siget à des recherches aussi persévérantes qu'élfindues; et ces recherches forment l'un des principaux mérites des beaux rapports qui sont devenus pour notre cher duc De La Rochefoucault-Liancourt un si juste titre de gloire. I
Il partit de cette base , considérée par lui comme une remarque constante, que le nombre des indigens à domicile est à'peu-près égal à celui qui peuple les hôpitaux et les hospices. Il estime ensuite que chacun de ces deux élémens représentait à-peu~près un vingtième de la population générale. Il les distribua en trois classes : (2)
trois rapports subséquens présentés à la législature, en 1835, 1830, 1837» (;t les tal)leaux y annexés.
(1) Y. le rapport du comité de mendicité de rassemblée constituante, pag. 5 . (2) Ibid,, p. 6 à 8.
FBANCE. 109
lo Infirmes et viâllards 804,775
. 2° Pauvres valides 516;362
3**^ Knfans de pauvres , d'un âgç inférieur à 14 ans . 1,886,035
4* Malades , 42,519
Mais les renseignemens recueillis pdr le comité dans les différentes provinces firent singulièrement varier ces differens termes. Dans quelques provinces , telles que TAnjou , la Flandre , la Bretagne, les Cévennes, la Basse-Normandie, ils faisaient supposer que le nombre des Indigens pouvait composer 1/5 ou 1/6 de la population ; tandis que dans d'autres, comme le Berry , le Limousin , la Lorraine, le Poitou, il n'en aurait donné que le 1/12 le 1/13 le 1/14 ou même le
Le nombre des pauvres valides qui , dans quelques départemens , par exemple : Maîne-et-Loire, Doubs , Var , Nord y Ille -et -Vilaine , Seine-et-Marne et Tancien Poitou, était an nombre total dans le rapport de 1 à 4 , n*éiait plus gue de 1 à 30 , dans la Côte-A*Or -, de 1 à 25 , dans la Manche ; de 1 à 20, dans la Cliarente-Inférieure. Le nombre des malades, qui montait jusqu'à t sur 18 et sur 19 , dans les départemens de la Mayenne , du Jura, de la Dordogne , n'était plus que de 1 sur 256, dans la Meuse; de 1 sur 134, dans la Lozère ; de 1 sur 145 , dans Seine-et-Marne; de i sur 98 , dans riUe-et-Vilaine ; de i sur 101 ou 102, dans la Sarthe, le Nord, la BIoseQév Enfin le nombre desmendiaiis qui montait jusqtt*à i snr^, dans la Marne; à 1 sur 7 , dans les Deux-Sèvres et la Lozère; à 1 sur 8 ou 9 , dans le Jura ; à 1 sur 11 ou 12, dans les Basses-Alpes, la Charente, la Nièvre, laCôte-d'Or, la Corrèze , les Vosges, Seine-et-Oise , la Vendée et la Vienne, s*abais«ait jusqu'à 1 sur 42 , dans la Creuse; à 1 sur 35 , dans la Meuse ^ à 1 sur 30 ou 31, dans la Haute-Vienne ; à 1 sur 23 , Î4 ou 25 dans la Manche , les Hautes- Alpes , TYonne et la Charente-Inférieure , comme on peut le voir dans le tableau suivant.
PREKtàRB P&HTIB. UVKE I. CBAP. IV.