‹ De la bienfaisance publique; (volume 3)Chapitre 33 sur 90 · LL · texte numérisé non relu

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96 PREHIÀAE PARTIE. LIVRE I. CHAP. lY.

Si l'on s*attache particulièremeot à la Hollande, et si, d'après les documens officiels , on suit pendant une période de 10 ^ns la marche de la population indigente , on voit que de 1822 à 1S31 , eile s'est accrue dans les proportions suivantes :

1822 sur habitans 9,220 \

1825 — — 10,230 1 Indigeiis assistés à 1 820 — — 1 1 ,2 1 8^ domicile , dans les hô-

1827 — — 11,442 / pitaux, hospices, ou

1828 — — 10,608 1 dans les colonies.

Mais cette progression exprime-t-elle une augmentation réelle dans le nombre des individus, ou seulement une extension donnée à Tapplication des secours ?

Suède, Norwège, Danemark.

Les renseignemens recueillis sur le dénombrement des pauvres, en Suède , n'offrent point l'accord désirable. Ceux dont on est redevable à M. de Hartmansdorff, secrétaire d'état pour les affaires ecclésiastiques , contiennent le tableau des individus secourus en 1829. Leur nombre s'élevait à 63,3^8, sur une population de 2,780,132 âmes, c'est-à-dire à environ l//»2. D'un autre côté, suivant la statistique de M. le colonel Forsell , publiée en 1833, le nombre des indigens eftt été en 1826, de 544,064; c'est-à-dire qu'il se fût élevé à 1/5 de la population totale. Une semblable contradiction s'expliquerait peut-être, en supposant que le premier calcul n'aurait tenu compte que des personnes admises aux secours publics, et que le second aurait embrassé toutes celles qui sont assistées d'une manière quelconque. L'un et l'autre diffèrent au reste non moins sensiblement des chiffres obtenue par MM. Balbi et Scbmidlin.

SUiDB, ICpRWÈGE, DANEMARK.. 97

Suivant le colonel Forsell , le nombre des personnes indi* pentes de Stockholm , qui n'était, en 1837, que de 930, mon* tait en 1825 à 15,000. Dans la même capitale, le nombre des décès surpasse annuellement, de 1500 environ, celui des naissances.

Selon le même auteur , la petite ville d'Orebro qui , en 1780, ne conq)tait que de 70 à 80 indigens, en renfermait 400 eo 1832.

Le secoélaire d'état de Suède assure que l'évécbé de Wisby,dans l'île de Gotlland, ne contient, malgré la rigueur du climat,' qu'un indigent sur 104 habitans. tl est intéressant de remarquer que, dans la même lie , sur une population de 40,000 habitans, on n'en trouve que 17 qui ne savent pas lire. (1)

Dans quelques paroisses de-Norwège, le nombre des indigens est si faible , qu'à peine s'en trouve-t-il un dont l'entretien soit mis à la charge de 5 ou 6 fermes. Dans quelques autres, chaque ferme ou terre en a un à soutenir. (2)

En Danemark , le rapport de la classe indigente à la population, totale n'était évalué, en 1803, que de 1 à 32. On estime que le nombre des pauvres est augmenté depuis cette époque, mais en, marchant- d'un pas égal avec les^rogrèsde la population elle-même ; en sorte que la proportion n'aurait pas changé. On croit cependant qu'elle est plus forte dans les villes que dans les campagnes.

Le travailleur, dans ce royaume, conserve son c^ntière indépendance , quoique réduit à des ressources extrêmement bornées, et condamné à de rudes privations : il préfère les souffrir, plutôt que de recourir à l'assistance d'autrui. Aussi la condition des indigens est-^Ue très fâcheuse \ on les représente

(1) Yoir le rapport des Commissaires royaux ci-dessus cité : Foreign communications, p. 368 à 384.

(1) iBid., p. 696. — Les personnes qui ne peuvent se soutenir par leurs proprés ressources, sont ainsi , en Norwège, assistées par Tobligation iinposée aux propriétaires ou aux fermiers de s'en charger à tour de rèle. I. 7

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comme placés daes un état de dégradation et dans une dépen^ dance qui approdaent de la sefritade. Ils appartiennent généralement à la classe des jonmaliers, artisans on labourenrs, qni succombent^ la décrépilnde de Tâge, 6u qui, chargés d'une nombreuse famille , sont atteints par la maladie, ou par quelle autre accident. (1)

Empire Mtanntque.

Angleterre.

;Les renseigneméns ^dressés des diverses contrées de YfM^ Fope continentale aux Commissaires royaux, chargés en Angleterre de Tenquéte^.sur le bîll des pauvres, ont donné pour résultat que FAngleterre est, de tous les paysdeFEurope, celaixpii est placé dans la situation, sinon la pins favora})le, au moins rtme des plus favorables sous le rapport du tau% des salaires, des moy^os de subsistance, et de la durée de 1» vie humaine. Le tant de^^^alàfres y est double att moiâs de> celui qui est acfeordé sur le continent (2).

Cependant , le nombre des indigens admis dans cette partie de l'Empire britannique est considérable , et n'a pas cessé de s'accrotire.

Townsend 'estimait le nombre total des pauvres, en Angle* terre, en i7t^6, à 310,(^89 et ce nombre s'était élevé, suivant lui, jusqu'à 600 mille en 178S , i782i et îl%&. Les enqifètes ordonnées par la Chambre des Communes ont donné , trente an^ plus tard , un nombre plus que double, savoir :

(1) ilnd., p. 278 à 290.

(2) Ibid., préfoec » p. eu. ' *

AnGLITBHmi.

!• Hon des maiflons de tra^il 484,441 4Sd,140 40ai887

Jf> Dans les maisons de travail 97,223 94,085 88,116

3*" Secourus accidenteUenem 440,249 429,772 400,971

Et encore dans ce nombre ne sont compris ni les enfans dont les parens ont été assistés hors de^ maisons de travail, ni les pauvres qui sont secourus par des bienfaits particuliers , sans être portés sur les registres des paroisses.

Maià la proportion varie d'une manière très sensible dans les divers comtés de la Grande-Bretagne. Pendant que y dans celai de Berk , elle s^élève jusqu'à un sur sept habitans ; dans ceux d'Essex et de Wiie, à un sur huit; j^an» c^ux de Buckingham I Mlddlesex , Oxford, Sussex, à un sur neuf; elle n'est, dans celui de Lancastre, que de un sur vingt-sept ; dans le pays de Galles , que de un sur vingt-six ; dans celui de Cum* berland, de un sur vingt-trois $ dans celui de Cornwall, de un sur vingt-et-^un ; la moyenne totale étant de un sur treize à douze. Il y a des comtés où la proportion est inférieure de moitié j tandis qUe dans d'autres elle est double. Le tableau suivant offre les élémens de cette comparaison , tels qif ils OAtété publiés pour 1821. * -

100 PIEMlàKE

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