‹ De la bienfaisance publique; (volume 4)Chapitre 12 sur 84 · POPULATION · texte numérisé non relu

POPULATION

Nous citons à desseii^ cet exemple , d^one part, pour montrer que l'institu-

0RIGI5E 0BS 8AtLE9 D'aSILÉ. 3i

Cest donc en tout près de 30,000 enfans qui, grâôes à la création nouvelle, commencent en France à sucer le lait d'une bonne< éducation, dès Tage le pins tendre.

23 départemens cependant n'avaient point encore participé aux fruits de cette création^ à l'époque ci-dessus désignée.

On a vu quelquefois sur divers points de la France, de sim«* pies particuliers élever par leurs seuls moyens, un asile qui ne laissait rien à désirer, et le doter de manière à lui assurer un avenir durable. (1) . ' -

La Belgique s'est bientôt appropriée la même institution, sous le nom d! écoles gardiennes. Une société pour le soutien . / .

et la propagation de ces écoles , formée à Bruxelles, appela ' ^ / , des souscriptions périodiques, des subventions particulières ^^ desr.dons en nature pour cette bonne œuvre, publia im régle*^ /\ ment /pouf l'organisation, le régime, la disçijpline de l'école par elle fondée dans la capitale.

L'Allemagne, si riche en établissemens philantropiques trop peu connus, peut revendiquer l'un des premiers rangs , dans cette création. Dès 1813, la princesse de Lippe-^Detmold fonda à Berlin, un asile pour les enfans en bas-âge. <c Je vou- ' ce draîs, disait-elle , gagner la confiance des mères pauvres ; <it que de malheureuses femmes fussent débarrassées de soins (c et de peines accablantes, et pussent être utiles à leurs face milles par leur travail. :» Plus tard un comité composé en partie de dames bienfaisantes, se forma dans la capitale de la Prusse, pour multiplier les établissemens formés sur ce modèle, et les propager dans le royaume ^ en 1836, cinq asiles formés par ses sojns y prospéraient; d'autres prenaient

tion peut être utile encore dans de simples communes rurales ; d'un autre . coté^ pour indiquer le rapport que le nombre des en&ns qui en profitent peut avoir airec là population.

(1) Nous avons eu occasion de visiter entre autres, à Tours, eu 18369 une saUe d*asile contenant 160 enfims, fondée par un modeste bienfaiteur qui dé^ ' robe son nom à la reconnaissance publique. L'établissement est, sous tous les rapports, un vrai modèle.

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naissance à Loaisenstadt, à Francfort- suM'Oder ; des rapports et comptes-rendtts, des instructions, des modèles de statuts, pi^bliés par ses soins, éclairaient l'opinion, encourageaient les fondations, guidaient l'exécution (1). Il se forma, en même temps, des sujets capables pour diriger ces écoles. L'impératrice mère, Carolina Âugnsta, dota à son tour, dès 1830, la capitale de l'Autriche , de salles d'asile qui s'ouvrirent d'abord au nombre de 5, et s'augmentent de jour en jour (2). Weymar fut redevable du même bienfait à l'impulsion donnée par une princesse, qui dévoue sa vie aux œuvres d'une bienfaisance éclairée ; la Saxe entière, la Bavière, le Wurtemberg, Bade, tous les états de l'Allemagne, ont en peu de temps fait jouir la première enfance d'une infloence aussi U salutaire. Nulle part on n'était mieux disposé à en apprécier l'utilité, parce que nulle part l'éducation élémentaire n!2jt^ l'objet de soins plus éclairés. (3)

Le gouvernement de Danemark avait, le premier peutêtre en Europe, pressenti l'utilité que pouvait promettre « Téa tablissement de salles particulières, pour les enfans qui « sont au-dessous de 5 ans, et dont les parens sont occupés « hors de là maison, pendant toute la journée, j» Il avait conçu, annoncé, dès la fin du siècle dernier, le projet d'en établir (ft), comme un élément nécessaire d'un bon système

(1) M. Tdeler Strnekfuss, Tun des membres du comité, a publié ces rapports. On en trouve un extrait damVJmi de l* enfance, septembre et novembre. 1837, pag. 146 et 181.

L'un de ces asiles est placé sous la protection de la princesse de Liegnitz.

(2) Voyez dans XAihi de V enfance, novembre 1837, page 189, une Jettre de Tienne, sous la date du 16 juillet 1836. A cette époque, les dons des souscripteurs avaient doté ces établissemens de plus de 26 mille florins.

(3) Nous avons eu occasion de visiter un certain nombre de ces asile», notamment à Weymar, Stuttgart, Nuremberg, Francfort, Manheim, etc.; ils offrent le coup-d'ceil le plus gracieux et les résultats les plus salisfaisans.

(4; Règlement du 1«' juillet 1799 , sur les seçoun publics ^ Çofenbague, jffWfraplje 7Ç,

OAIOmi DIS 8AI4.I6 B*ASIUI. S$

d$r secours pàUies. En 1814, il en fit encore mention, sous le nom HEeoleê gardiennet^ comme appartenant aussi à un bon système d'éducation publique (i). Toutefois , en Danemark aussi, il était réservé aux mères de fomille de réaliser cette bonne pensée. La société des dames bienfaisantes, qui existe à Copenhague depuis 1790, fonda la première salle d'asile; la seconde eut pour fondatrice la princesse de Danemark, Caroline-Amélie (2). Un comité fot institué; les exemples donnés* furent suivis à Copenhague et dans les autres villes. Les directions, d'après lesquelles l'organisation fut exécutée, fiirenten partie empruntées à la France.

Genève et Lausanne ont donné l'impulsion à la Suisse. Ici encore, des mères de famille, réunies en comité, avaient essentiellement concouru à là fondation; leur surveillance assidue a imprimé à la direction le caractèreTpirén assure le succès. Les gouvernemens cantonnaux , les administrations municipales applaudissant aux généreuses associations qui ont àl'envi créé et entretenu les^cole* des petits en fans y ont voulu contribuer aux dépenses. Ces associations, en publiant annuellement les comptes-rendus de leurs' travaux, ont fourni de précieux documens pour l'histoire de la bienfaisance, et d'utiles instructions pour la pratique. (3)

L'institution, en passant les Alpes, à continué d'exercer les mêmes influences ; elle a obtenu aussi des promoteurs qui l'ont puissamment accréditée et rapidement propagée. Le zèle de la charité religieuse a inspiré les respectables ecclésiastiques qui en ont provoqué et recommandé l'adoption , les gé-

Li'fl.'

(1) Ké^ement du 20 jmMet 1814, sur Vinstnictmn publique de la ville de Copenhague , paragraphes 42 et 64.

(2) En 1828 et 1820.

(3) Nous dierons particuKèreBient, dans le nombre, h Notice sur Fécoîe des petit» enfans établie à Genève, publiée en 1820, par M. Monod, Régent , ^renfienne de fort bonnes vues sur l'éducation morale dans ces établisseoMns.

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