‹ De la bienfaisance publique; (volume 4)Chapitre 31 sur 84 · CHAPITRE VIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIL

Bu délaiftemeiil dei enlkiis et dm icf Miiisai.

ARTICLE r^ Classification des enfans dékdssés.

Nous espérons avoir exposé avec une scrupuleuse impar-* tialité les argumentations contraires produites, soit par les adversaires des hospices d'ehfans trouvés, soit par leurs défenseurs. Cette polémique montre combien sont graves à-lafois et difficiles, les questions que ce genre d'établissement donne à résoudre. PoUr arriver à celte solution , attachonsnous à bien poser avant tout ces questions elles-mêmes.

Qu'est-ce qu'un enfant inmoé?

La question u'est peut-être pas aussi simple qu'elle le parait au premier abord.

Une définition a été donnée par le décret impérial du 19 janvier 1811, et elle ne manque ni de précision, ni d'exactitude : <ic Les enfans trouvés sont ceux qui , néS' de père$ et

(1) Ce seul fait suffit pout détroiro dans leur base toutes les objections qu'élèvent, en ce moment, contre Testai qui vient d*ètre tenté^ quelque^ per- 'sonnesmal instruites sans doute des droonstanoes.

cuLssmcATion BBS skfIus délaissée, iUi

<t mère$ inconntUj ont été trouvés exposés dans un lieu queVa conque y ou portés dans 'les hospices destinés à les rece* « voir. »

Ils se distinguent des enfans abandonnés, qui fune'sdepirei ce ei de mères cùnntis, et d'abord élevés par eux ou par <c d'autres personnes à leur décharge, en sont délaissés, mne ce qu'on tache ce que les pères et mères sont devenus , ou « sans qu'on puisse recourir à eux. >> (1)

Mais un enfant est déposé : il est né de père et de mère connus, ou au moins d'une mère connue ; on connaît aussi la résidence du père et de la mère ; on peut recourir à eux. Dans quelle catégorie placer cet enfant? £st*ce un enfant trouvé? un enfant abandonné? Le devoir de le recueillir est- il imposé à la charité publique ? Dans ce cas, à quel titre l'hospitalité lui serait-elle due? Et cependant, le plus grand nombre des enfans qui, jusqu'à ce jour, ont été recueillis dans les hospices de France, appartiennent à cette dernière classe. A Paris, eà particulier, ils en composent, terme moyen, à-peu*près la 2&* partie. Bornons-nous à citer l'exemple des 21 dernières années:

(1) Démt du 19 jinidcr 1811, aru 2 et S.

Mstwwn wA9mm. uiw i* fMt* tu»

Protenante aee enfam reçus à Fhospice de Partes de 1816

à 1887 (21 ans).

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