‹ De la bienfaisance publique; (volume 4)Chapitre 32 sur 84 · DÉSIGNATION · texte numérisé non relu

DÉSIGNATION

Pré- I légilimies.

Mimé» j naturels •

Dotit

de la maison d'accoucbement

dea hôpitaux de Paris. • • • %

de la préfecture de police^

p ^ . abandonnés ou égarés. ..

venant) i • ^ , de naissance

de la ville de Paris, sans acte

de uissance» Biais avee

renseignemens,

11^ avec acte de naisaine* •••«•••«•* 29 sans acte de nai^ sance, mais avec ren- 'seignemeos. • • ; . • Enians admis sans aucun renseignement. ... •* «

Total des enfans admis.

TOTAL en'

21 Afft.

fi

Noua «Tona déjà remarqué que llioapiee de Paria reçoit lea eoEina au bureau d'admiaâoa ; quoiqu'il j ait un tour extérieur sur la rue, on y dépoae peu d*en(ana : un par moia, environ.

ft

Ihdépendammient de ces trois catégories , il y a aussi des enfans simplement e'gare's. Leurs parens les ont perdus et aspirent à les retrouver.

Il y a des enfans dérohe's; dérobés, le croirait^on? pour les apporter à Thospice, sans l'aveu de ceux qui seuls ont le droit de disposer d'eux.

Il y a des enfans entreposés. Ce sont ceux dont les parens, n'en peuvent prendre soin, pendant un certain intervalle de

BAFPOmT SKtU MM iVIAVS «MStAS CV tliLÉGIT. Sft9

t6fBt»9 à raison ds quelques circonslances, par exemple, s'ils sont metodet à Tbôpitâl, détenus en prison, etc.

Il y SI enfin des enfant retirée^ c'est-à-dire des eiifans qu^une bienfaisance éclairée s'efforce de retirer à leurs parens , de l'aveu de ceux-cf^ dans l'intérêt des enfans eux-mêmes.

Yoiei encore quatre nouvelles catégories qui ne peuvent être çonfiondues avec celte des enfam trouvési mais qui ^ cepen« danti peuvent avoir quelques titres au bienfait de l'hospitalité.

Les enfans trouvés proprement dits, tels qu'ils sont définis dans le dé^^ret de 181i i se partagent eux-mêmes en deux classes \ ceux qui ont été exposés dans un lieu quelconque} eettx qui ont été iép$séê à l'hospice* Cette distinction est es» stntiellei car, en peut reeonnattre que l'hoqiitalité est due à ceux-là) sans se eroire tenu d'ouvrir la porta à ceux^cL

AMICLË n.

iii^pùH des afant tnwéi et abandonnés avec les mifi^U Uttgitim4»

On confond quelquefois les enfans trouvés avec les enfans illégitimes, parce qu'en effet une partie d'entre eu!^ ont une semblable origine; aussi, en Certaines contrées, 1^ législateur, en réglani le sort des enfiins naturels, a cm suffisamment pourvoir à celui des enfans trouvés. Cependant, cette assimir lation n'est pas exacte. D'un côté, on vpit, par le tableau qui précède^ que, dans là capitale du moins, un douzième des enr fans déposés à l'hospice appartient à la classe des enfans légitimes, d'après l'acte même de naissance qui les accompagne. D'une autre part, plus de la moitié des enfan& illégitimes, danà la capitale, ne sont pas déposés à l'hospice, Comme on peut le voir, en conférant le nombre total des naissances illégitimes qui ont lieu, chaque anniée, à Paris, avec le nombre des enfans naturels, provenant de Paris, qui sont présentés à rbospice*. {!>

Si nous étendons cette observation à l'ensemble de la

(1) Pr^oQ3 pour éxem^e 1885:

n yt eu, eo I8a5« à Paris, 0050 naisMUifieft iUégil»me9> mvq»- ;

2&8 ^ . SECONDE .^ABTIS. UtEB I. tBAP. VII.^

France, nous remarqaons que, sur une moyenne d'environ . 69j000 naissances iH^gitîmes par an, la moyenne des admissions d*enfaus trouvés et aban(^nnés dans les hospices n'est, par an, que d'environ A5,000 : c'est-à-dire que le rapport moyen des naissances illégitimes à la totalité des naissances étant d'environ là 13, celui des admissions d'enfans trouvés au même total n'est que de 22^ environ. Mais ce rapport varie . d'une manière extrêmement marquée d'un département à Tautre.

Si nous cherchons, en effet, quels sont lés départemens où la proportion du nombre des enfans trouvés et abandonnés, ad* mis annuellement aux hospices, est la plus forte ou la plus faible, et si nous comparons en même temps, dans ces départemens, le nombre des naissances illégitimes avec le nombre total des naissances , nou^ aurons les résultats suivans, pour les 12 départemens qui se présentent au sommet ou au bas de l'échelle. .

1*^ Départemens où le nombre d'enfans trouvés admis chaque année est le plus considérable :

Rapport du nombre dei

Noms des départemens, ««Jans troutés .tec naiwmcw iJIégiri-

< le nombre des mett av«c le non*

habilans. bre totel des naÎM.

Rhône « ^ . .-. 1 sur 43

Basses-Alpes . . • . .\ • 132

BouchesHla-Ehène. . 133

AUier.. 134

Yauduse -140

Gironde . 166

Var. 168

Cher 176

Aveyron 182

Aude. 188 -

loiret 188

Landes ••••• 194

1 sur 7

Sur ces 12 départemens, & seulement appartiennent à' la

A domicile. ..... 6,416 1 ^ ^g,^

Hors domicile. . . . 4.644 j ' '

La même année ont été déposés à Thospice 483^ eufani oâtUrvU, dont

plût de 400 étaient nés faon de Paris»

fc«=» .-^-i.

]|AF»p&T JBKTEK LES ^TAlrS TAOttÉS Et IllÉGIT. 2&9^

classe de ceux où les naissances illégitimes sont' au-dessus da terme moyen.

2^ Départemens où le nombre.des enfans trouvés est le plus faible :

Bapport du nombre des

Noms des départemens, «"f»'." *'""'," ***'

< mia, avec la po-

pulMtiuD.

Haute-Saône. ...... 1 sur4^779

Yosges

Haut-Rbia . . .

Côtes-duNord

Eure

Yonne

Corrèze. . • . • .

Jura

Deux-Sèvres. .

Muselle

Ardèrhe

Bas-Khin^.* .

DUUiiiicrs^ illégiiiini*>, avec le,Dt»nibrb total des naUa.

1 surl2 ;

Sur ces 12 départemens, 2 appartiennent à la classe de ceux où le nombre des naissances illégitimes est relative* ment plus faible. -

Etablissons maintenant la même comparaison à regard des départemens, où le nombre des naissances illégitimes s*annonce comme étant ou le plus élevé ou le plus faible.

1^ Départemens où le nombre des naissances illégitimes, est le plus fort :

Bapport

Noms des départemens. dénombre de» nais- du nombr* d'enfant •^ 8aDcesillégittme8,au

Khône

Calvados..

Cher

Gironde. •••'

Seine-Inférieure. . . • Bouches-du-Hhône. •

Nord

Pas-de-Calais

Bas-Rbin

Pyrénées-Orientales •

Isère.... ••••

^aale-SaÔIle• .••..

vOn voit, que sur ces 12 départemens , k seulemeat àp-

sances illégittme8,au

trouTës admis, à la

total des uausances. population.

1 sur 1

1 sur 43

SiO iiOOlIlip 941tflB. UTIB I. «A». TH.

paiptiemiept à la olaase de ceux oà IH enfans troavëa aorn lea pluspoinbreux;.car9 la 'moyenne pour ceux--€ieat de 1 aor 854. Il y a 4e plus cela de remarquable ^ qu^on trouve à«la-fois dans ces douze dëpartemens, celai où les abandofas d'entena , sont les plus nombreux (le Bbône)^ et celui où ilssoiit les plus rares (la Haute-Saône),

2^ Départemens ou 4e nombre des naissànoea illégitimes est le plus faible:

Bapport

Jfoms des départmens. *". ?•«•"««• '^ ^jT f'^îî* •*":*•

t gitimet aux nau- «obus, àla paf«l^«

laoees totalat. lion.

flle-et-Yilaine 1 sur ^7

Morl)ihan »... 46

C6te8-du-Noni 42

Raat»-Lmr6t •«•»«• , 42

Tienne •••• 86

Ârdèrhe 93

Nièvre 30

Ttndée.,.,. , • ..• • , 20

Finistère. • 2d

Gtrd^ ••••«. «ft.é* ' 28

T«m-et-Garonne • • » ;t6

Ain..... 25

Xm 483

aao

Ul

aaa

, On voit que sur ces 12 départemens, il en est 2 où le

nombre des enfDins trouvés e$t plus élevé que la moyenne (1).

Il résulte de ces rapprocbemeiliSi que le nombre des admis-

siont detifans $i^0uve$, quoique Conservant, dans une partie

des départemens, quelque proportion avec le nombre des en-

' fans illégitimes, s'en écarte d'une manière très sensible dans

' la plupart d*entre eux» Car nous retrouvons à peipe trois dé-

partemens, parmi les 12 premiers qui t>ecupettt à-la-fois

(1) Nous avons emprunté les élémens de ce ptnllèk au VrvftA f ubiié par M. le ^vicomte de Bondy, prâfei de l*Tonne, et reprodoit par le flUnistre de riatàieur, dans son Eapport an roît da 1887i p< 80 et luiv.

le Sdminet des deux échelles, et deux, parmi lès ISquitonl placés à rextrémité inférieure de ces échelles. (1)

Kous disoos: le nombre d'admiaionij et non le nombre ^ênfans réellement ^abandonnées car on ne peut considérer ces deux nombres comme identiques, ni conclure du premier au second*

En cherchant à toutes les sources la lumière qui pourrait nous révéler Tinfluenee qu'exercent les désordres des mœurs sur Texposilion des ehfans, nous avons été conduits à exa* miner quels sont les départemens de France où le nombre des filles célibataires, et par là même exposées à la se** duçtion, est le plus considérable^ relativement au nombre total des femmes, et & le comparer au nombre des enfans dé-* laissés dans les hospices. Il eût fallu, pour approcher davan*^ tage de la vérité, ne tenir compte que des filles nubiles. Mais les dénombremens officiels ne nous en fournissent pas le moyen, et Ton peut présumer, d'ailleurs, que le rapport du nombre des filles nubiles au nombre total des filles ne subit pas de grandesvariations, et qu'ainsi on peut, approximativement du moins, conclure de celui-ci à celui-là.

Nous nous borQoos à indiquer ici les 30 départemens où le nombre d^ filles est le pl^s élevé, et les SO oùU est le

plusfaible*

(1) ifottift'aiMitt fm «ttMjpris le dé^rua»at fl« la Mm dast tm panUè** lef , parbt qiia }a capilalt ait dans uaa aituation toat aaceptioBaella.

Nous n*y avooa pai oompris les départemens de Seine-et-Oise et de Seiaeet-Marne, parce que la plupart de leurs enfans trouvés sont portés à Paris.

l^n réunissant ces trois départemens comm'^ s'ils n^en formaient qu*un éeiil, on trouve que le rapport des enfalks trouvés à ta population n'y est que et I siir aoBt tattdia qoa dam le pnoiier la anoilire des naUsauciB illégiltaaai eil de 1 ap^ a9i dans le deuxième de 1 sur 9|0» daaa le troÎMàosede 1 «or tft* -

SEGOKDE PjUTIE. UVSK I. CR&P. TH.

On voit que, sf 4 des départemens oit la |>roponîon des filles est la plus forte soat au nombre de ceux où les eufans trouvés sont le plus multipliés; que, si 7 des dépanemens ou la proportion des filles est la plus faible sout aussi au uombre de ceux où il y a le moins d'enfans irouvésî cepeodani, cette corrélation est loin d'être générale, et {(ue, au contraire, il en est )& ou l'on rencontre précisément l'inverse.

On retrouve précisément le même résultat,. lorsque l'on compare le nombre des garçons célibataires dans chaque département à celui des enfans admis dans les hospices. '

Deux cirConstaDcesprincipalesaepennettentpas,aureste, de tirer de ces documens statistiques les conséqneDces qu'on auraiti>n en espérer au premier abord.

D'une part, il arrive -souvent que lliospice d'un département reçoit les enfans abandonnés par des fiuiiiUes qui habitent l«i dépanemen» voisini. Aioii l'iKffpice d» Lyoo re-

^it une partie des enfans de TAiiiy de Tlsère^ de la Loire, de Sadne-*et-Loire; de la sorte, le déparlement du Rhône figure sur le tableau pour un nombre d'admissiods trop considérable, tandis que les autres y figurent pour un nombre trop faible.

D*un autre côté , la facilité des admissions est beaucoup plus étendue dans certains hospices, beaucoup plus restreinte / 4ans quelques autres; d'où il résulte que les abus auxquels elle donne lieu ont amené dans les premiers, comme enfans abandonnés, des enfans qui ne devaient pas être classés dans^ cette catégorie. Elle produit ainsi, dans certains départemens, des apparences exagérées, qui devraient seulement accuser la condescendance excessive ou la négligence des administrations locales*

ARTICLE m.

' Des causes dii délaissement dés enfans tromés et abandonnés*

<c La débauche, a-t-on dit, fait les enfans naturels; la mice sère produit les enfans abandonnés ». Cette proposition n'est pas entièrement exacte. Il y a, sans doute^ un grand nombre d'abandons qui ont leur causé dans la misère; il y en a un * nombre non moins grand qui ont leur cause dans le libertinage ; ces deux causes se combinent souvent ensemble. Souvent aussi d'autres causes se combinent avec ces deux-là, ou même influent sur les abandons d'une manière dominante.

Un administrateur, dont nous avons eu déjà occasion de citer les laborieuses recherches (1), a comparé le nombre des enfans admis dans leis hospices, comme abandonnés, à la richesse ou à la pauvreté relative des départemens où sont

(1) M. le \iccmtede Bondy, dans sonMé moire précité, 2" lableaiU Nous avons déjà dit que ces tableaux et leurs résultats ont élé admis et ré* produits par le ministre derintérieur dans son Rapport de 1887, p. 60 et suiv.

iitnés ees hospices i et ce parallèle conduit à reconnaftfe que la seconde 'de ces deuii circonstances n*e;Kerce aucune influence sur la première.

En suivant ces rapprochemens , le même auteur n'a dëcoiivert aucune relation du nombre d'enfans ainsi admis ^ ni avec l'agglomération de la population , ni avec la force des garnisons qui sont établies dans les villes, ni avec le nombre des erimes commis , tel qu'on peut l'inférer de la statistique oHh Biinelle*

Mais y alors même que ces coniparaisons eussent offeK quelque résulut apparent , ces inductions eussent manqué par leurs bases , puisque , ainsi que nous l'avons remarqué il. y a un instant , deux circonstances s'opposent à ce qu'on puisse conclure, du nombre des admissions, au nombre réel des abandons d'enfans.

La statistique nous fait donc encore défaut en cette occasion, comme dans tant d'autres, parce qu'elle lïe nous offre, dans les éléinens de ses calculs, que des valeurs Incertaines.

Essayons de voir si nous obtiendrons plus de lumières^, en comparant le nombre des enfans trouyés et abandonnés recueillis dans chaque département, avec le nombre total des indigens qui y sont assistés à différens titres. Mettons en regard les dépariemens, suivant le rapport de chacun de ces deux élémens à la population totale. >

tfi* • . f ♦

êkVïïM mt wÊMAmÊMÊn ns iidMM.

'bAPPO&T pu nombre des CNPANS trouvés £Ï ABANOONintS^

AVEC LE NOMBRE DEJè INDIGENS.

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bi^AHVEMim.

Rhône. . . • Baueâ-AIpes Bouches-du-Rhône

AlUer

Tauclusê. ..•••..

Gironde

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AveyroD •

Aude

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I^uides. ^

Haute-Vienne....

Loir-et-Cher. # . . , Haute-Garonne. . .

Bàsset-Pjrénêes

Meurthe.

Marne

Cantal

Aisne. .•...•• Creuse. . . .

Lozère.

Nièvre..... s...

Charente

Hauté-Loire

Lot-et-Garonne. . ♦

Drôme «

Vienne. ,

Gers ,

Nord ,.

ladre »,

l9«pe , . , . .

Pyrénées-Oriental,

Calvados • .

Seine^Inférieure. • Hautes-Pyrénées i *

GhaMnte-Infér, ..

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Pas-de-Calais., ••• Seine-et-Marne. . • Maine-et-Loire. • .

Gard

Loiret. ...•,...• Marne. ...••••.

Hérault

Gironde. ..*•.,, Loire-Inférieure • • Meurt hé. ....«•• Deùx-Sèvres, . .., Seine-et-Oise. • • •

Côte^l'Or

Loir-èt-Chér. . . . , Aisne. ....•.,.• Saôoe-et-Loire. . , HaUte-Vienne. . , .

Bas- Rhin

Var..

Lozère .. ^ ..... .

Drôme. ;

Manche

Doubs

Calvados..

Haute-Garonne. . .

Oise

Finistère. .......

Vienne.

Ille-et-Vilaine....

Eure-et-Loir. . • • • Mayenoe. ......

Hautes-Pyrénées. • Pyrénées-Oriental.

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