‹ De la bienfaisance publique; (volume 4)Chapitre 7 sur 84 · SECONDE PARTIE. LIV&S II. CHAP. II · texte numérisé non relu

SECONDE PARTIE. LIV&S II. CHAP. II

grâce d*autant plus vives, qu'il appartient en effet essemiieM lement aux personnes de leur sexe de présider à cette insti4| tution, de Tanimer de son véritable esprit, et d'en régir avec succès les détails (1). Les dames, dans toutes les contrées de l'Europe, ont, avec ,une touchante émulation, saisi cette nouvelle, occasion d*cxercer le ministère de bonté qui leur appartient à tant de titres ; elles s*en sont félicitées comme d'une découverte qui étendait l'empire de leur zèle ; les petits enfans se sont, réjouis à lefur présence, et leur sourire semblait dire : a Nous sommes heureux de vous avoir pour mères adoptives ».

L'Angleterre, la première, comme nous venons de le dire, a vu cette aimable institution obtenir une rapide propagation, grâces à ce fécond esprit d'association qui, chez elle^ y anime d'une vie si merveilleuse toutes les œuvres de bienfaisance. Deux sociétés se formèrent à cet effet à Londres, en 1824; et, dès l'année suivante, plus de 50 villes ou bourgs en Angleterre jouissaient decètte nouvelle création. En 1837, Loi^dres possédait plus de 100 salles d'asile que fréquentaient au moins 20,060 enfans ; l'Angleterre, l'Ecosse et l'Irlande en comptaient plus de 1000. Ces institutions se sont ainsi multipliées de toutes parts dans le Royaume uni ; mais, elles n'y ont point encore pris le caractère d'étabjisseméns légalement organisés ; l'administration publique ne s'est point occupée de les organiser ou de les diriger : on sait, d'ailleurs, qu'il n'y a pas, à proprement parler d'administration publique en Angleterre. Vinfants êchool moAÎAt de Glascow, fondée par la société d'éducation de cette ville, depuis sa création jusqu'en 1832, a formé et

M. Cochin, ancien maire du 12" arrondissement, qui a ïondé à Paris une salle d'asile , dans rélablisseineAt modèle qu'il a formé, pour Téducation populaire, rue Saint-Uippolyte.

'(1) M. rabbé Lambruschîni a justement réclaaié en leur faveur cette touchante prérogative, en faisant sentir toute Tinfluence qui leur appartient' sur la direction des salles d'asile , dans son discours lu à l'académie des Georgophiles de Florence, le S avril 1834.

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instruit elle-même plus de 100 maîtres pour diverses parties de l'Ecosse ; elle en a envoyé en Irlande et jusque dans les Indes occidentales.

Introduite à PariS| en 1826 (1), cette institution s'y forma d'abord aussi par les inspirations d'une Société chariiable, et par le concours de souscriptions spontanées. Elle fi^t aussi presque immédiatement secondée par les concours de Tadmi*nistration des hospices, des bureaux de bienfaisance et de Tadministration municipale. 21 salles d'asile ont ainsi pris successivement naissance, au sein de la capitale. (2)

(1 j L*aateur du présent écrit croît pouvoir rappeiior que, en mai 1824 « il adressa au couseU général des hospices de Paris un mémoire , où il proposait ]a oréation des saUes d'asile, en exposant leurs principaux avantages. Par une délibération du 19 du même mois, le conseil général chargea une commission d'examiner celte proposition et le travail qui en développait les motifis.

(2) Asiles pour les enians en bas âge, existant i Paris, le 31 décembre 1834^ par les soins du comité des dames et de Tadminislration des hospices :

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