EÉSUITB DU CHA.PIT&E
Tart auquel il se destinera, ni les contraindre tous à ne se destiner qu'à un seul et même art. Le travail, pendant cet intervalle, devra donc avoir le caractère d'une sorte de préparation générale et commune à plusieurs professions, ce qui s'applique naturellement à des opérations simples, telles que celles dont de petits enfans sont capables. .
Cependant, quelque générale que soit cette préparation, elle aura toujours un rapport plus étroit avecHel ou tel ordre de professions. Celle qui convient pour un ouvrier, n'est pas la même que celle qui est demandée pour un cultivateur. Il y a, dsTns la plupart des contrées, des genres d'industrie domi^ nans, auxquels le plus grand nombre des ouvriers sont appelés, et auxquels on peut les disposer long-temps d'avance. Il y a donc une certaine spécialité à cotiserver aussi dans l'éducation du travail, d'après la destination probable des élèves.
De ces divers principes' on peut tirer la conséquence que l'éducation du travail, pour les enfans pauvres, li'est point soumise à une règle universelle et absolue; qu'elle doit être en rapport avec l'âge des enfans, avec leur sexe, avec les circonstances locales; que les écoles d'industrie sont éminemment appropriées aux enfans qui suivent, pendant le jour, l'école ordinaire; les apprentissages, à ceux qui ont cessé de les fréquenter; que les enfans des villes seront, dans les écoles d'industrie, plus utilement occupés par les travaux qui prépa-* ' rent aux principaux métiers exercés dans les villes; ceux des campagnes, dans les travaux du jardinage, de la culture des arbres, et les exploitations rurales ; tandis que les filles ne peuvent être mieux réunies que dans les ouvroirs, où on leur enseigne les ouvrages à l'aiguille et les travaux domestiques.
Les écoles d'industrie, partout où elles sont érigées, doivent être coordonnées avec les écoles d'instruction proprement dites, et avec l'ensemble de l'éducation des enfans pauvres; elles doivent être liées, en même temps, aux établissëmens de bienfaisance.
582 SEQOKBE PAATIB* LIVRB I. CHAP. XII.
Les asUes ruraux, par cela même qu'Us réunissent les élèves sous le même toit, dans une vie commune, pendant tout le cours de Tenfance et de Tadolescence, ne peuvent être destinés qu'aux enfkns qui seraient privés de familles, ou que, par divers motifs, Userait nécessaire de séparer de leurs fomUles; alors, s'ils peuvent être attachés, pendant tout le cours de leur éducation, à une exploitation rurale perfectionnée; si, en même temps, ils sont soumis à un régime moral et intellectuel semblable à celui dont nous avons rappelé Içs mo(fèles, la supériorité d'une semblable éducation sur celle qu'ils auraient reçMp placés au basard chez les paysans les plus ignorans et le* plus pauvres, est nou-^eulement incontestable , mais éminente. De tels établissement, iorsqu'on réussira à satisfaire aux nombreuses et difficUes conditions qu'ils exigent, seront un service considérable rendu à l'humanité , aux mmirs populaires, aux progrès de l'agricultore.
FIN nu SECOND VOLUME.