SECONDE PARTIE. LIYBE I. CHAP. XII
est placé en apprentissage chez un maître : on trouverait rarement des ipattres qui pussent ou voulussent consentir à laisser sortir deux fois par jour leurs apprentis de Tatelier, pendant plusieurs heures ; l'enfant pourrait abuser de ces allées et venues ; il perdrait beaucoup de temps en chemin ; il ferait peu de progrès dans son art. L'école du soir, l'école du dimanche, voilà les seules que' peut fréquenter l'enfant placé en apprentissage .
Une partie de ces difficultés se reproduisent, d'autres se présentent souvent, si, pendant que l'enfant suit l'école ordinaire du jour, il retourne passer dans sa famille les heures que l'école lui lafssent libres, pour y recevoir une véritable et sérieuse éducation du travail : la famille n'aura peut-être pas de travail utile à lui donner, ou ne pourra le diriger convenablement dans cet exercice.
L'éducation du travail faite en commun., dans un atelier annexé à l'école, convient donc éminemment pour un grand nombre d'enfans pauvres, aussi k)ng-temps qu'ils fréquentent l'école. Là, on évite toute perte de temps; la surveillance continue, la discipline se maintient; l'émulation est entretenue; l'éducation est dirigée dans le même esprit.
Le même genre de travail ne saurait convenir aux enfans des deux sexes; les jeûnes garçons ont plus besoin de mouvement; les forces musculaires demandent davantage à être développées chez eux. Il convient même d'éviter, pour Tun et. l'antre sexe, les occupations trop exclusivement sédentaires, de préférer les genres de travaux qui exercent simultanément les divers organes.
Pendant que lesenfans suivent l'école du jour, le travail manuel ne peut guère servir, peureux, de noviciat immédiat à une profession déterminée; ils n^ sont encore ni assez forts, ni assez habiles, pour commencer un apprentissage proprement dit; ils auraient trop peu de temps à lui donner, piour faire des progrès marqués dans un art difficile. On ne pourrait d'ailleurs désignera chacun un maître spécial pour apprendre