COSDIÏIOHS A REMPLIR PAR LES DÉPÔTS
donner un caractère pins rigoureux. La sévérité de ta discipline est un bienfait pour des êtres dégénérés , privés de toute énergie morale.
Ces distinctions sont certaines ; Ces limites sont positives. Hais il faut que l'administration sacbe reconnaître les unes et appliquer les antres. La tache par elle-même est difficile; elle demande le concours d'une pbijaj^ropje^çjairéeet d'une . juste fermeté; son exécution se lie aux mesures d'ordre public etauxréglemens de police. 1/
Enfin , et cette considération explique aussi pourquoi les dépôts de mendicité ont souvent manqué leur but; cette insli- ' union ne peut se suffire à elle-même. Elle a besoin d'être coordonnée avec un système entier d'institutions dont elle est le complément. Elle suppose qu'il a été suffisamment pourvu aux nécessités des indigens estimables; que le travail a été offert à ceux qui, doués, de bonne volonté , n'ont pas trouvé d'emploi. Si, en effet, le pauvre n'obtient ni un asile où il puisse se réfugier dans l'abandon, ni le pain qui doit le faire subsister, ni l'occupation qu'il sollicite, comment n'assiégera t-il pas les portes du dépôt de mendicité ? Ne préférera- t-il pas subir le régime austère qui est imposé au Fainéant , plutôt que de périr de faim et de froid ? Il se confondra lui-même avec le fainéant, pour obtenir la pitié, sous la forme de correction. On ne pourra le repousser sans barbarie ; ce serait le traiter plus durement dans son malheur, qu'on ne traite des individus méprisables. L'extension des dépôts de mendicité, alors, n'aura plus de limites ; leur caractère sera dénaturé. Cependant, on croira avoir satisfait à tous tes besoins; tes autres branches de secours publics seront plus facilement négligées , et ainsi les dépôts de mendicité s'éloigneront. d'autant plus de leur destination, qu'on attendra d'eux plus qu'ils ne doivent faire.
C'est seulement lorsque les secours à domicile, lorsque les asiles ouverts à la vieillesse et aux infirmités , lorsque les institutions de travail libre pour les indigens, ont reçu tout te développement exigé pour répondre, chacun dans leur sphère,
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aux besoins pour lesquels1 ils sont établis, que les dépôu de mendicité peuvent s'ouvrir avec fruit pour servir de refuge aux malheureux trop souvent dégradés , que les autres ordres d'é1 Ublissemens ne peuvent recueillir. Ceeî nous explique pourquoi l'institution des. dépôts de mendicité est encore aujourd'hui celle qui reste la plus imparfaite, parmi les établissement de bienfaisance de l'Europe. Par sa nature, elle ua vient qu'à la suite des autres : elle doit clore le système. Les bases sur lesquelles ellecloit reposer sont elles-mêmes encore trop incomplètes , pour qu'elle puisse être solidement assise.