‹ De la bienfaisance publique; (volume 5)Chapitre 23 sur 132 · SECONDS PABTI1. LIVRE II. CHAP. II · texte numérisé non relu

SECONDS PABTI1. LIVRE II. CHAP. II

On est frappé de voir, parce tableau, que les professions qui fournissent le plus grand nombre de membres à ces sociétés (proportion gardée au nombre des individus exerçant une professi indéterminée), sont celles où il règne le plus d'instruction ; les imprimeurs y occupent le premier rang. Les professions qui au contraire leur donnent proportionnellement un plus petit nombre d'associés, sont précisément celles qui figurent eu première ligne sur le tableau des iudigens. Il n'existe point, à Paris, de sociétés pour les tailleurs, ni pour les journaliers. Cette observation concorde avec celles que vont nous suggérer les caisses d'épargnes , dans l'un des chapitres sui vans.

On voit avec intérêt, dans le nombre, 6 sociétés de prévoyance mutuelle fondées par des Israélites. Il en est nne , digne d'un intérêt particulier, qui est de pure bienfaisance. (1)

On remarque aussi qu'il en est deux qui se composent exclusivement de femmes : l'une, sans distinction de professions qui compte h& membres; l'autre, pour les ara graphique!, dont le nombre est inconnu.

Il est pénible, mais utile, de signaler les symptômes qui annoncent l'imperfection dont est empreinte la constitution de ces sociétés ; 32 d'entre elles se sont dissoutes dans ces derniers temps, et 5 dans la seule année 1837. 21 n'ont plus fourni de renseignemens depuis 1829, et ont peut-être subi le même sort.

La plupart de ces sociétés s'éiant- formées spontanément, n'ont pu s'inspirer que par leurs bonnes intentions, et n'ont pu consulter ni le calcul, ni l'expérience. Aucune loi, aucun acte du gouvernement ne sont venus leur assurer une protection, leur donner des règles ou des garanties. L'administration locale s'est seule informée de leur existence, pour les autoriser, pour les seconder trop faiblement sans doute. On ne saurait donc s'étonner que d'abord elles aient procédé sui-

(1) Elle porte le wm des hraéBtu mua du trura'.!.

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